Un livre qui vous rend nostalgique d’une époque, d’un lieu et d’une bande que vous n’avez pas connu et d’une histoire qui n’est pas la vôtre.
Mon enfance a été bercé par les sons du Super Mama Djombo dans la voiture de mon papa, un Bissau-Guinéen expatrié depuis plusieurs dizaines d’années, donc de rencontrer ces personnages et de partager une journée avec Couto, j’ai trouvé ça franchement touchant. Revisiter des moments forts de sa relation avec Dulce, mais aussi des moments clés du groupe dont le spectacle à Dakar, j’ai eu l’impression d’y avoir été aussi.
De voir du kriol pour la première fois dans un livre (je vis au Canada) et de croiser des chansons et expressions que j’ai connu à l’oral toute ma vie à l’écrit c’était tellement familier, comme retrouver quelque chose que j’avais oublié que j’avais perdu.
Les amitiés qui perdurent, les destins qui se traversent, les déchirements de Malan, les contradictions de Gomes, le passé colonial si près, la chaleur et l’oisiveté de Bissau, le temps qui passe, le corps qui vieillit, l’amour qui reste, l’impact d’un groupe de musique sur un peuple, tant de thèmes qui rendent cette lecture douce, intime, presque personnelle.
Je recommande chaudement!