FOLLE La folie se présente comme un syndrome fourre-tout qui enferme les femmes dans une illégitimité chronique. En qualifiant les femmes de folles à tort et à travers, on leur retire le droit d’être blessées, en colère ou injustement traitées. Mais la folie n’est pas qu’une tare, elle est aussi moteur de création, génératrice d’idées et d’innovations.
FRUE La femme frue, c’est la féministe enragée, la féminazie, réduite à sa seule colère. Frustrées sont ces courageuses qui continuent à lutter contre le backlash et le masculinisme rampant. En refusant de se plier au statu quo, elles se trouvent à être répudiées et dévalorisées publiquement : on les traite de mal baisées, de misandres et de… folles.
FORTE La douceur et de la fragilité sont des attributs liés à la « vraie » féminité. En contrepartie, la force, physique et mentale, serait l’apanage du masculin. Les Fortes, qui n’ont rien des poupées de porcelaine ou des nymphettes soumises, dérangent. La Forte est un modèle de puissance, de résilience et d’audace.
Alors, et si au lieu de discréditer la folie, la frustration et la force, on s’en réclamait fièrement?
J'ai tellement apprécié ce recueil de nouvelles qui regroupe les écrits de femmes talentueuses! Entre l'autofiction, le récit et l'essai, ce recueil aborde plusieurs aspects de l'oppression que vivent les femmes. C'est fou, c'est frustrant et c'est rassembleur. 💪🏻
Bien que les têtes de ce projet reconnaissent le manque de diversité, j'aimerais pour un deuxième tome (SVP 🙏🏻) prolonger la conversation et creuser le féminisme intersectionnel, p. ex. avec des autrices racisées.
Un beau recueil qui regroupe des textes coup de poing de merveilleuses autrices francophones!
Magnifique recueil de textes par de talentueuses autrices, ayant pour sujet la femme qui est à la fois considérée folle, frue et forte. Le talent des autrices a créé un recueil dont les textes sont poignants, crus mais vrais. Petite mention à ces textes qui m’ont plus rejoint : Le Bon Gars de Marie Demers, qui m’a fait mal de l’intérieur; Alliage de Fanie Demeule, dont la proximité avec la réalité m’a tellement fâché; et La Prophétie Paternelle de Maude Lafleur, qui m’a sincèrement touché. Le texte Je ne les ai pas inventées de Catherine Mavrikakis, bourré de références à d’importantes femmes, m’a poussé à faire des recherches sur celles qui m’étaient inconnues.
Dans l'ensemble, un très bon livre de nouvelles féministes. Certains textes sont un peu crues et un peu plus dure à lire mais reste néanmoins sur des sujets extrêmement pertinents, d'autres sont purement et simplement sensationnels. J'ai beaucoup aimé la variété des thèmes abordés. Mes textes préférés : "Romanesque" de Martine Delvaux, "Entre votre servitude et la mienne" de Marie-Eve Sévigny et "Langue sale" de Marie Demers. De la vraie et belle écriture qui donne de la fierté à être une femme !
Folles -J’essaye fort, Marjolaine Beauchamp Poésie accessible et raide Franglais de l’Outaouais Images fortes
-D’une valse, Katherine Raymond Viol graphique et dans une ambiance très descriptive. Atmosphère lente et oppressante
-Ça va aller, Marie-Sissi Labrèche Une femme qui fait une attaque de panique. Ça se lit super rapidement. On embarque dans les pensées obsessionnelles de la femme et on l’a suit pas à pas.
-Le bon gars, Marie Demers Ça commence tranquillement avec des vibes de son roman Les dérives amoureux et ça fesse solide à la fin.
Frues -Entre votre servitude et la mienne, Marie-Eve Sévigny Fort impact mélangeant la réalité des liaisons dangereuses, des courageuses et du mouvement me too.
-Alliage. Fanie Demeule Tous les écrits de Fanie Demeule sont bouleversants. Cette nouvelle commence dans un domaine complètement différent de tout ce que j’ai lu de sa part. Un de ses sujets de prédilection arrive et le tout explose solidement. Une nouvelle coup de poing.
-Romanesque, Martine Delvaux Texte sans espace pour respirer sur Christine Blasey Ford victime de Kavanaugh.
Fortes -La prophétie paternelle, Maude Lafleur La jeune fille qui subit la violence physique et psychologique de son père puis le silence de sa mère.
-heavy soul, marjolaine Beauchamp Poésie Intoxication au GHB.
-Je ne Les ai pas inventées, Catherine Mavrikakis Je comprends le concept, mais c’est beaucoup trop long.
-Langue sale, Marie Demers Grosse nouvelle poignante pour finir le collectif.
Réunir de grandes autrices (Catherine Mavrikakis, Marie-Sissi Labrèche, Martine Delvaux et Fannie Demeule, etc) dans ce recueil de nouvelles féministes, ça donne un résultat tellement ressenti. Parfois vraiment choquant, parfois d'une douceur et d'une résilience désarmante. C'est beau. Ça donne envie de s'unir, de se tenir par la main, et de crier fort notre rage accumulée.
Un amalgame de textes qui viennent nous brasser en dedans. Des textes qui pour nous rendre frues, fortes et un peu folles justement. Certains tiennent de la fiction d’autres partagent faits et opinions. J’ai été chavirée par plusieurs histoires et j’ai eu envie de casser beaucoup d’objets. Un livre nécessaire !
Pas déçu de ce recueil féministe divisé en trois sections : Folles, frues, fortes. Logique! C’était davantage des nouvelles que des essais, contrairement à mes attentes, mais c’est bien correct. J’ai trouvé que certains textes auraient dû / pu être dans une autre section, mais au final, je trouve que ça ne fait que refléter le fait que la femme peut être considérée à la fois folle, frue et forte. Que ces trois concepts peuvent très bien s’emboiter les uns les autres. Que ces trois concepts ne vont pas l’un sans l’autre.
J’ai particulièrement apprécié les textes de Marie Demers, Marjolaine Beauchamp, Fanie Demeule et Maude Lafleur.
Continuez à vous choquer, mesdames. Ça ne fait pas du bien, mais c’est absolument nécessaire.
Neuf autrices se sont rassemblées dans ce collectif.
Elles y exposent onze récits ayant pour trame de fond des sujets d’actualités controversés en lien avec la femme et ses enjeux dans la société, justement, à cause, de sa condition que l’on nomme “féminine”: santé mentale, consentement, culture du viol, abus physiques et psychologiques, stéréotypes, relation de pouvoir, performance, notoriété, standard corporel, et plus encore.
Les lecteurs.trices qui s’émerveillent devant des procédés littéraires accrocheurs, et qui raffolent des tons crus sans tabous, seront comblé.e.s, car, dans chacune de ces histoires, les autrices combinent le tout avec adresse.
Si les éditions TETE PREMIERE, et sa collection TETE DURE, souhaitent déranger, c’est mission accomplie!
Je fus, dérangée.
Dérangée, entre autres, parce que je suis mal à l’aise avec la tendance qu’on voit, trop souvent, à généraliser.
Généraliser les femmes.
Généraliser les hommes.
Sauf que j’ai vite compris que, dans ce livre, il ne s’agit pas de généralisation, mais plutôt de dénonciation.
Comme le titre l’indique, le livre met de l’avant non seulement la folie et la force, mais aussi la frustration dont il arrive qu’on étiquette les femmes qui bousculent.
Le qualificatif “frue” vivra maintenant ses heures de gloire en ma compagnie. Je revendique la légitimité d’être frue à celles dont on dit qu’elles sont frues, et je m’entiche de ce mot dont je comprends mieux le sens grâce la définition du verbe frustrer citée à la p.74: « priver quelqu’un de ce qui lui est dû, de ce qui lui doit revenir, de ce qu’il espère ».
Dorénavant, lorsque j’entendrai dire qu’unetelle est frue, ça me fera un velours, et j’espère bien que ça lui en fera un à elle aussi.
Je n’accorderai plus la connotation péjorative que la majorité accorde à l’expression « être frue».
Je pousse l’audace en m’engageant à ne plus avoir honte d’être frue. À ne plus avoir peur d’être traitée de frue et même de ne plus être frue qu’on me traite de frue.
Puisqu’être frue est le deuxième pas après la prise de conscience, et le premier avant la revendication.
La revendication sème le changement.
Par conséquent, les frues sont nécessaires aux changements.
Alors, c’est en me croisant les doigts que la rêveuse en moi s’élève et espère que plein d’autres yeux s’ouvrent en phénomène de masse pour que la brillance de ces prunelles fasse de notre société une société plus éclairée.
Un collectif féministe dans lequel les insultes se transforment en affirmation de soi : nous ne sommes pas folles, nous sommes indomptées; nous avons de très bonnes raisons d'être frues; et être forte n'a jamais été un défaut!
Les nouvelles de fiction se mélangent à des textes plus personnels ou essayistiques. Le recueil est varié, sans toutefois devenir trop inégal. Les autrices n'ont pas peur des mots – c'est le cas de le dire! –, et abordent de front les sujets difficiles.
C'est un livre pertinent, qui touche à des thèmes actuels. Il y a beaucoup de colère dans ces textes, mais c'est une colère nécessaire. Une lecture très empowering!
J’aime lire des recueils de nouvelles, j’aime la pluralité des voix et le format court me convient. Je trouve souvent que ce genre d’ouvrage est inégal et celui-ci ne fait pas exception. C’est bien beau d’avoir reconnu d’emblée dans un nota bene que les autrices qui y figurent sont toutes des femmes blanches, c’est quand même gênant comme constat et j’ai failli refermer le livre en lisant ce mea culpa rushant. Je suis contente de l’avoir lu ne serait-ce que pour l’excellent texte de Marie-Sissi Labrèche, la colère de Martine Delvaux, les mots de Maude Lafleur qui me rappelaient douloureusement ma propre enfance et les suggestions de lecture de Catherine Mavrikakis. Mais je ne crois pas que je vais en recommander la lecture.
J'ai aimé la majorité des textes, mais il y en a 2 ou 3 que j'ai moins accroché que les autres.
J'ai vraiment aimé "La prophétie paternelle" de Maude Lafleur, je pouvais vraiment relate au fait d'avoir une mère/des parents poules (des fois, un peu trop🫤) et le fait de vouloir prendre ses distances de la maison familiale.
Fun fact: j'avais lu le texte de Fanie Demeule dans son nouveau recueil de nouvelles (Je suis celle qui veut sauver sa peau), mais je l'ai quand même relu, simplement parce que j'aime trop Fanie👀
Bien contente d’être sortie de ma zone de confort et d’avoir terminé ce recueil poignant qui traite de santé mentale, de culture du viol, d’injustices, et de femmes fortes qui ont marqué l’histoire. J’ai découvert des femmes que je connaissais seulement de nom et j’ai enfin pu apprivoiser leur plume. Je pense à Marie-Sissi Labrèche (je sais, il était temps), Marie-Ève Sévigny, Katherine Raymond et Fanie Demeule. Ma lecture a aussi alimenté mon admiration pour Marie Demers. Des textes à lire doucement pour se laisser le temps de réfléchir, même si c’est souvent impossible d’arrêter notre lecture, tant les réalités décrites sont révoltantes.
Recueil de textes de différentes autrices que j’ai bien aimé découvrir. J’ai aimé certains textes plus que d’autres, mais j’ai adoré le concept de Folles, Frues, Fortes. Abordant le féminisme parfois d’une manière cuoquante, crue et touchante, j’en avais des frissons!
Un excellent recueil où les nouvelles se suivent, mais ne se ressemblent pas. Où les femmes s’expriment à leur manière sur leur réalité et celles dans lesquelles elles sont trop souvent confinées.
"Il sera toujours plus facile de discréditer une femme que de punir son violeur. Vous avez la force du nombre, et lui, celle du système." Marie-Ève Sévigny
Un coup d'épée dans l'eau pour moi. Mes attentes n'ont pas été comblées. Je m'attendais à un livre remplie de positif, qui valorisait les femmes pour ce qu'elles sont. J'ai lu un recueil négatif, qui valorisait les femmes au détriment des hommes, comme si on ne peut être une femme qu'en se comparant à un homme, qu'en condamnant la violence et les inégalités. Je suis tout à fait d'accord avec l'importance des sujets véhiculées dans le livre mais je n'avais pas besoin de toutes ces nouvelles pour me le rappeler. Possiblement que j'avais mal compris la 4e couverture ou que je n'y avais pas porté assez attention. Quelques nouvelles m'ont touchée par la beauté de l'écriture et le sujet abordé. Mention spéciale à "Alliage" qui fut sans contredit ma préférée du recueil.
J’ai lu avec délectation chacune des nouvelles dans ce magnifique livre (illustration de Maude Bergeron @lesfoliespassageres). Les auteures dépeignent chacune leur vision d’un des thèmes et le résultat est puissant. Au lancement de ce recueil de nouvelle, la salle était gonflée à bloc, l’atmosphère était palpable de femmes debout, le poing en l’air. Ce livre a le pouvoir de nous réunir et de nous enflammer.
- J'ai ADORÉ le texte "Le bon gars" de Marie Demers : un homme décrit un viol qu'il a commis avec un détachement effrayant - Certains textes étaient longs, répétitifs ou trop lourds. Je n'ai même pas fini "Je ne les ai pas inventées". - J'ai aimé que ma lecture me pousse à faire des recherches. J'ai fait beaucoup d'annotations. - Certaines phrases sont des bangers féministes qui me donnent de solides arguments pour m'ostiner avec des hommes.
J’adore le concept de petites histoires qui se lisent très bien. J’ai adoré le texte de Katherine Raymond et de Marie-Eve Sevigny. Le style différent des autrices permet de mieux connaître le style de chacune. Certaines plus poesique que d’autres, certaines qui sont dans la fiction, mais ô combien réel. Il y en a pour tous les goûts.
"Tcheckez ben ça j'vas faire un texte sur la malhonnêteté des hommes Pis à partir de là comme d'habitude y va y avoir du chiâlage du bruit the chiâlage On n'entra pas vraiment c'que j'ai à fire Pis on va conclure d'avance que... J't'une crisse de folle So be it Ben oui chus folle asti"
DNF à 50% J'ai pas pu terminer ce livre parce que je ne pense pas être dans un état mental pour handle ce genre de contenu... J'aurais aimé un trigger warning parce qu'on décrit des scènes d'agression dans le détail et je suis pas down pour ça. J'ai tout de même apprécié le ton poétique et dénonciateur de certains passages, mais je lie pas pour avoir mal eu cœur après 😵💫
Ça fait du bien, des belles femmes fortes pleines d'intensité. J'ai aimé la majorité des textes, particulièrement ceux de Katherine Raymont, Fanie Demeule et Marjolaine Beauchamps. Je vous admire toutes!