Les Foley, ce sont cinq portraits de femmes que Laura semble raccrocher aux murs vides de sa maison. Des portraits qui sentent la tourbe, l'orme qui brûle et le caramel. Des moments d'histoires qui se révèlent par temps gris avec un thé ou un whiskey. Ce sont des femmes qui bercent, qui lisent, qui trappent, qui cuisinent et qui aiment. Mal, souvent, mais qui aiment. Des femmes qui cherchent finalement peut-être simplement toutes la même chose: survivre. Ne pas s'effacer.
Originaire de l’Outaouais, Annie-Claude Thériault habite Montréal et enseigne au Collège Montmorency. Tour à tour libraire, étudiante, voyageuse et sportive du dimanche, elle se passionne pour la littérature et la philosophie politique. Elle a déjà remporté plusieurs concours de nouvelles.
Que c'est beau, Les Foley. Pas banal, non plus, d'avoir su tisser un fil d'Ariane entre les histoires contrastées de cinq générations successives à partir d'une plante carnivore et d'un coléoptère, sans en faire quelque chose de farfelu. Dès les premières pages, Annie-Claude Thériault joue habilement d'une langue qui possède de quoi réjouir et met à profit un esprit fin qui s'illustre par la suite à chaque tournant. C'est un succès, ce livre. Une jolie trouvaille.
D’abord, c’est une écriture puissante. Il y a des phrases, des paragraphes même, qui m’ont arraché un sourire juste par leur justesse, leur construction si fine. Mais, en regardant plus large, l’histoire en elle-même m’a vraiment plu — j’adore la façon dont les voix des femmes se déplacent, se fragmentent, puis se rejoignent, comme un courant qui retrouve son lit. Et surtout, ce dernier chapitre… La voix sobre de la narratrice la plus récente m’a ému.
Ce que je retiens le plus, c’est l’usage de deux images : la sarracénie pourpre et le coléoptère. Ces deux-là traversent tous les récits, tous les siècles, liant entre elles les obsessions, les banalités, les chagrins de ces femmes. L’histoire glisse de l’Irlande au Nouveau-Brunswick, puis en Pennsylvanie, avant de revenir au Nouveau-Brunswick ; les narratrices changent, mais ces deux présences-là tissent entre elles un fil commun, avec une belle finesse.
On suit cinq femmes qui se suivent sur cinq générations. Chaque histoire est liée à la suivante et on le découvre doucement au fil des pages. Des femmes fortes, des paysages subjuguants, des moments durs, mais aussi parfois tendres. C’est tout ça Les Foley. Un arbre généalogique raconté tout doucement sur le fil du temps.
Un roman féminin. Une plume presque poétique. Ça sent même bon le caramel et la tourbe. Chaque histoire est comme un mini roman. Je me sentais impatiente de découvrir le lien de la nouvelle narratrice avec la précédente. Ça m’a légèrement agacée après la deuxième histoire, mais tout prend son sens et se place à la fin. Un 4 étoiles bien mérité.
La famille Foley nous fait passer de l’île de Cobh en Irlande à celle de Miscou au Nouveau-Brunswick guidés par des doryphores, ces communes bébittes à patates. Très agréable lecture, remplie d’émotions.
Excellent roman! Empreint d'un double ton de légèreté et de lourdeur, à la fois. Roman d'histoires familiale qui intriguent et frappent.
J'ai particulièrement aimé la partie IV. L'effondrement ainsi que la dernière partie se déroulant en 2019. L'écriture est captivante, sans trop en mettre.
Une bonne lecture que je recommande, sans hésitation.
Comme c'était beau! Cinq histoires de femmes qui traversent les générations, qui s'entrecoupent par des détails, des rappels doux et imagés. Ce n'est pas un livre joyeux, mais j'ai eu un grand élan d'amour pour la bienveillance entre femmes, qui est présentée de façon tellement juste et touchante. Ça m'a donné envie de faire un câlin à toutes les femmes qui m'entourent.
J’ai cru au départ qu’il s’agissait de 5 histoires détachées avant de m’apercevoir qu’il s’agissait de l’histoire de 5 générations au travers différentes époques. J’ai trouvé que l’histoire était originale et j’ai beaucoup aimé voir le construction de l’arbre généalogique des Foley et les différents clins d’œil aux générations précédentes! C’est un roman qui n’est pas comme les autres et qui mérite d’être ajouté à votre PAL!
Immersion sensorielle dans la culture irlandaise, ce roman aux accents du Parfum de Süskind débute lentement mais séduit éventuellement par ses personnages attachants. Malgré certains passages plus sombres, sans jamais être crus ou glauques, les dernières pages nous laissent sur une note réconfortante, donnant presque l'impression d'un "feel good book". À lire jusqu'à la fin, donc!
"Les Foley" est un bon livre; bien écrit, touchant, souvent captivant, avec des personnages qui, même s'ils résistent parfois au début, finissent par nous toucher. Ce livre explore, sous le mode fictionnel, le thème très contemporain du besoin de filiation dans un monde en perte de repères - mais ici de "fillation", ce qui lui confère aussi une certaine originalité. J'ai toutefois été déçue par la finale rose bonbon, ultra convenue, qui ramène cette oeuvre - qui aurait pu en être une grande - du côté d'une littérature consentante où les liens entre les divers portraits deviennent finalement artificiels - comme le fait que chacune de ces femmes s'exprime de la même manière. Je reste néanmoins très admirative de la plume de l'auteure, belle et riche, et du travail de maître d'oeuvre derrière l'histoire.
J'ai préféré son roman précédent (Les filles de l'Allemand), mais cette fresque familiale d'Annie-Claude Thériault est aussi bien écrite et intéressante à suivre, quoique parfois redondante (quoiqu'on pourrait aussi dire que ça démontre qu'il y a toujours de la transmission intergénérationnelle). J'ai visité les Maritimes l'été dernier, c'était un plaisir de retrouver ces paysages et d'avoir l'impression de mieux m'imprégner de cette culture et de cette ambiance. C'est aussi rafraichissant de traverser ce récit à travers les yeux des femmes de ces différentes époques.
Un livre divisé en 5 parties. 5 femmes. La 4e de couverture m'a attiré, avec 5 histoires qui s'emboîtent. Finalement ça été très long avant que j'embarque. C'est très descriptif et le style d'écriture change à chaque personnage. Je ne me suis attachée à aucune des 5 femmes. J'ai pensé arrêter ma lecture plusieurs fois, mais j'ai persévéré et la fin en valait la peine, pour au moins comprendre le lien entre ces femmes. J'ai aimé qu'on nous emmène dans l'histoire de migrants irlandais au 19e siècle.
Belle histoire sur un territoire dont on entend peu parler au Québec : le Nouveau-Brunswick. Depuis l'arrivée de certains immigrants, jusqu'à la cinquième génération, on y voit des portraits de femmes fortes, chacune à sa manière. Le fil qui les relie était bien posé et j'ai aimé les différentes époques et mœurs.
Quel beau livre! Belles histoires de femmes. Nos aïeules, elles nous ont laissé quoi? Une peur d’un insecte en particulier? Une envie de nous enraciner? Le goût du sucré? Les liens entre les femmes du roman me reviennent sans cesse en tête. C’est le genre de roman que je suis triste de terminer, de quitter.
J’ai beaucoup aimé cette lecture de femmes. Une écriture douce, presque naïve par moment. Une fresque de femmes faibles, fortes, douces, aimantes, protectrices. C’était bon, c’était tendre et doux malgré la rudesse de la vie ou des hommes parfois. A lire !
Quelle belle surprise que ce livre! Je n'avais absolument aucune attente. Je l'ai choisi parce que c'est le premier livre d'une autrice d'outaouais que j'ai trouvé et qu'il ne me manquait que cette région pour compléter mon défi Lire le Québec! Une belle histoire familiale racontée en 5 temps au fil des 2 derniers siècles. Des femmes qui hésitent, qui peinent, qui aiment, qui se rebellent et prouvent leur résilience. L'écriture est de toute beauté également. J'hésite à mettre un 5 étoiles mais ce roman mérite amplement le 4.5 étoiles!
5 portraits de femmes indépendantes mais reliées par un lien filial. Un voyage à travers les époques de l’Irlande au nouveau-Brunswick. J’ai bien apprécié le style, et le développement des personnages - en lisant on vit à leur rythme. Merci.
Je n’ai pas aimé passer d’un personnage à un autre et d’une époque à une autre de chapitre en chapitre. J’ai eu de la difficulté à suivre le fils conducteur de l’histoire de ces femmes et n’ai pas réussi à prendre part au récit.
J'ai tellement aimé ce livre! Un livre multi-époques et multidimensionnel avec des personnages intrigants, des femmes fortes dont on ne peut qu'admirer le courage. .