Eradiquer les crises et les colères, retrouver la sérénité familiale, tout en optimisant le fonctionnement du cerveau de nos enfants… Qui n’en rêve pas ? C’est ce que l’éducation positive, autrement appelée « parentalité positive », « autorité bienveillante » ou encore « éducation non-violente » vend aux parents. Mais cette alternative éducative, aujourd’hui en passe de devenir la norme, est-elle exempte de tout reproche ? Est-ce la méthode idéale ? A-t-elle bien été comprise ?
Dans ce livre, Béatrice Kammerer entend faire exploser les idées reçues : non, on n’élève pas son enfant en suivant un tutoriel, même s’il est estampillé « positif » ! L’éducation positive n’est pas aussi « scientifiquement prouvée » que le prétendent les gourous de la parentalité. Elle stigmatise trop souvent les parents les plus vulnérables et peut alourdir la charge mentale des mères.
Dans cet ouvrage, découvrez des ressources pour une parentalité réellement positive, sereine et confiante.
Vous voulez le meilleur pour vos enfants…et pour vous-même ? Ce livre est fait pour vous !
J'ai eu beaucoup de mal avec la logique de cette auteure. D'abord elle attaque les militants de l'éducation positive en avançant qu'ils n'ont pas d'arguments clairs en préférant des recettes toutes faites pour les parents, sans préciser clairement leurs sources, les caractérisant de dogmatiques (58). Par ailleurs, ceux qui s'appuient sur des études ne choisissent que celles qui vont dans leur sens (63). Elle relève qu'il y en a bien une (Gueguen) qui a précisé ses sources scientifiques mais du coup il y en avait trop donc c'est trop compliqué pour les parents de s'y retrouver (61). Mais quand d'autres tranchent justement pour être plus clair auprès des parents... eh bien c'est les prendre pour des imbéciles (131) ! Il faut peut-être savoir ce qu'on veut ?! Quand à l'auteure, l'argument pour choisir l'éducation positive ... Et bien vu que ça s'appuie sur des valeurs, en fait on n'a pas besoin d'arguments scientifiques (90) ! Mais les valeurs des uns ne sont pas les valeurs des autres. Les valeurs c'est quand même subjectif et très sujet à une culture, à des individus, à une époque, la preuve est qu'il y a 50 ans les valeurs relatives à la famille étaient bien différentes et l'éducation positive telle que présentée aujourd'hui ne serait pas du tout allée dans le sens de celles-ci. Je ne suis personnellement pas d'accord avec le fait que parce que la science n'est pas exacte elle n'a pas son mot à dire, et que parce qu'un idéal est basé sur des valeurs il n'a pas besoin d'argumentation plus poussé que "ça va de soi !" La dernière partie sur la déculpabilisation et la relativisation était intéressante.