Rien n'est plus comme avant. Le monde tel qu'on le connaît semble avoir basculé : plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, les deux sœurs demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.
Les dessins de la forêt sont précis et beaux mais je trouve que l'histoire est survolée. J'ai eu du mal à saisir ici la complexité des personnages. On ne ressent pas du tout les même émotions que lors de la lecture du roman.
Ja uwielbiam, dlatego też ogromnie ucieszyłam się z prezentu od wydawnictwa Timof, w którym znalazłam komiks postapo!
Zostajemy wrzuceni w akcję gdzie dwie dziewczyny – siostry – muszą radzić sobie z konsekwencjami nieznanego nam kataklizmu, który zdziesiątkował świat. Czułam się trochę tak , jakbym miała przed sobą „Drogę” McCarthy’ego, ale w wersji graficznej. Różnica jednak jest taka, że komiks spodobał mi się o wiele bardziej niż „Droga”, choć też miał swoje wady i dziwactwa.
Nie rozumiem poniekąd niektórych wyjaśnień fabuły i pojedynczych scen, które bywały dziwne lub niesmaczne. Przez spoilery nie mogę powiedzieć wam nic bardziej szczegółowego, ale jeśli sami sięgniecie po ten komiks na pewno wyłapiecie o co mi chodzi.
Przedstawione są tu trudne relacje, kłótnie, strach, bezradność i samotność. Strasznie obserwuje się taką rzeczywistość, która kiedyś była dla dziewczyn tak bardzo podobna do naszej obecnej a zmieniła się w niekończący się obóz przetrwania.
Komiks zasługuje w moich oczach na ocenę 6/10, był ciekawy i intrygujący, ale zabrakło mu czegoś (może stron?) aby być ulubieńcem. Wiem, że jest on na podstawie powieści, Jean Hegland „Into the woods” – za którą na pewno chętnie się zabiorę jeśli tylko wpadnie mi w ręce.
Une remarquable adaptation du non moins magnifique roman de Jean Hegland. Il est souvent difficile de voir en images un roman que l'on a adoré, mais ici, passé la surprise de découvrir le trait, les pages s'enchaînent avec frénésie, comme la chute de la civilisation et la prise de conscience des deux sœurs. J'ai presque trouvé certains passages encore plus poignants. Le détail de la maison, de la végétation de la forêt, et les attitudes corporelles très différentes d'Eva et Nell sont très appréciables. Seul petit bémol, j'aurais aimé un peu de couleurs.
Il s'agit d'une oeuvre tout à fait oubliable. Passez votre chemin.
**SPOILERS**
J'ignore si la bande-dessinée est fidèlement adaptée du roman originel, cependant je sais que je veux pas le lire. La première moitié de la bande-dessinée est très intriguante, on se demande où l'auteur nous emmène... Puis la beauté poétique du début est remplacée par une ambiance très étrange qui m'a terriblement mise mal à l'aise. Les messages véhiculés sont simplement choquants ; "en cas d'apocalypse, c'est chacun.e pour soit et surtout pas de solidarité ! Et au fait, l'inceste, c'est trop chouette ! Et le viol, c'est pas si grave que ça !" Yaaaayyy, on aime les femmes écrites par des hommes... Mention spéciale à la critique de la surconsommation et du capitalisme, là au moins, ça tient la route.
Au-delà des thématiques abordées de manières très douteuses , le scénario ne semble pas vraiment abouti ; on referme la bande-dessinée en se demandant ce qu'elle racontait vraiment. Il y avait du potentiel narratif, c'est sûr, mais le travail ne semble tout simplement pas terminé.
Bref, deux étoiles pour le travail d'illustration qui est remarquable. C'est tout ce que je retiendrais de cette bande-dessinée.
J'avais adoré le roman et la BD en est une adaptation plutôt réussie mais je n'ai pas du tout accroché au style graphique par contre, surtout concernant les personnages, ce qui m'a un peu sorti de l'histoire par moment pour être honnête.
Co trzeba umieścić w postapo, żeby było rasowo? Dowolna zagłada – wiadomo; poczucie osamotnienia – wiadomo; źli, którzy przybędą z zewnątrz – wiadomo; mit istniejącej gdzieś Ziemi Obiecanej – wiadomo; wyidealizowana we wspomnieniach przeszłość, gdy dominowała normalność - wiadomo...
Lomig, adaptując „W lesie”, wszystkie te wątki skrzętnie odhacza i przechodzi z jednego (nawet najbardziej traumatycznego) zdarzenia, do kolejnego, jakby to była lista zakupów (gdy kupiłeś już marchewkę to o niej zapominasz, możesz skupić się na szukaniu papierowych ręczników). W efekcie nawet, gdy autor podejmuje ciekawy i kontrowersyjny wątek siostrzanej miłości, w swoim stylu urywa go na tyle szybko, że nawet się czytelnik nie obejrzy, a już jest na stoisku ze zdrową żywnością.
No i właśnie dlatego lektura tego komiksu jest tak jałowym przeżyciem
Une énième lecture dans laquelle je me suis engagée sans m'attendre à grand chose, sans savoir de quoi il s'agissait : une collègue me l'a prêté, j'ai vu des arbres et ça m'a suffit. L'histoire de la survie de ses deux soeurs dans un monde au seuil de la fin des Hommes s'est avérée être tout un voyage émotionnel. J'ai trouvé que la contextualisation était lacunaire, je ne suis pas sûre d'avoir compris la situation ni même sa chronologie. Les relations fraternelles (en l'occurrence sororale) m'intéressent toujours, et j'ai bien aimé la dynamique entre ces deux soeurs aux personnalités différentes mais liées par le besoin de rester ensemble. L'histoire prend un tour plus sombre avec une scène de viol (TW elle n'est pas représentée, mais on voit l'agression qui l'annonce et ses conséquences) et je ne m'attendais pas à tout ce que ça entraînerait. L'harmonie finale dans la forêt conclue le roman graphique avec une douce odeur de pin et la promesse de réconfort. J'ai particulièrement aimé les dessins de la nature, plus précisément des arbres et de la pluie dans la forêt. Il s'agit de l'adaptation d'un roman auquel je laisserai peut-être sa chance pour passer davantage de temps aux côtés de Nell et Eva dans leur forêt.
Dans la forêt de jean hegland adapté en BD par Lomig chez Sarbacane : “Dans la forêt de jean hegland, c’est un roman profondément humain. La société n’est plus et la nature reprend ses droits. Au milieu de cela, Eva et Nell, deux sœurs, doivent faire face à la solitude et à un retour forcée à un style de vie sans le confort qu’on connaît tous. Sans essence, sans électricité et sans supermarchés, elles n’ont qu’elles deux pour survivre. Lomig adapte avec brio ce roman dans des tons sépias qui ne sont pas sans rappeler cette atmosphere d’effondrement de la société telle qu’on la connaît. L’adaptation est très juste à mes yeux dans les illustrations de la nature. Celle ci s’érige majestueuse et inébranlable face à la condition éphémère de l’homme. C’est également d’un trait naturel que Lomig représente Eva et Nell. On peut lire dans ces personnages la souffrance, les petits bonheurs, la peur aussi ... En définitive, Dans la forêt est une BD intéressante parce qu’elle transmet par le dessin ce que Hegland a voulu dire par les mots. Une belle réussite à mon avis !”
J’ai adoré le livre et j’ignorais qu’il y avait eu une adaptation graphique. J’aime beaucoup le dessin. Je l’ai lu d’une traite. Mon bémol (très personnel) vient du fait qu’il se lit vite et qu’on ne retrouve pas tout à fait les mêmes sensations que dans le roman. Mais j’étais ravie de retrouver Nell et Eva.
Mam mieszane uczucia. Sama historia radzenia sobie w obliczu katastrofy ciekawa i pouczająca, ale niektóre wątki dziwne i trochę niewiarygodne, a jedna scena niepotrzebna i po prostu niesmaczna. Kreska szczegółowa, niesamowicie wygląda w szkicach natury, natomiast przy twarzach ludzi jest już niezbyt udana. Hmm, ciekawe jaka jest książka - pierwowzór komiksu. Mam wrażenie, że można było wydobyć więcej z tej historii.
J’avais beaucoup aimé le roman du même titre. Avant la lecture de la suite (Le temps d’après), j’ai décidé de replonger dans l’histoire de Eva et Nell grâce à cette adaptation en bande dessinée. Quelle bonne idée! Et quelle réussite: les illustrations sont magnifiques.
Bien qu’elle soit condensée en 154 pages (et donc survolée), l’histoire demeure assez fidèle au roman. Un bel ajout à ma bibliothèque.
beau et puissant sur la déconstruction de la civilisation américaine et du capitalisme. le passage incestueux n'était pas nécessaire mais j'ai beaucoup aimé.
Je n'ai pas lu le roman, bien qu'il m'intéressait. Lorsque j'ai découvert cette BD, j'ai choisi le chemin de la facilité pour découvrir cette histoire plus rapidement. Si j'ai trouvé les dessins simples mais bien maîtrisés, je dois malheureusement avouer que les personnages ne m'ont pas touchée outre mesure et j'ai trouvé une scène particulièrement abjecte, ce qui a, hélas, plus que largement gâché ma lecture. Et j'ai bien peur qu'à terme, je ne garde en mémoire que cette scène qui m'a choquée alors que sans ça, j'aurai apprécié ma lecture… C'est vraiment dommage, mais du coup, je suis ravie de ne pas m'être plongée dans le roman et je sais maintenant que je ne le lirai pas !
J'ai été heureuse de retrouver le cadre de mon imagination quand je lis ce roman merveilleux. Les lieux en particulier, la maison e le contexte... J'ai été bien moins touchée par les visages, surtout des soeurs. L'adaptation est tout de même réussie, bien plus que le film par exemple. Je reste une admiratrice du roman avant tout mais c'est agréable de se replonger dans cette atmosphère en dessin !
L'album suit très bien le roman et les dessins sont magnifiques, donnant une dimension supplémentaire au récit. En plus, les bémols qui m'avaient gênée dans le roman ne m'ont pas paru aussi ennuyeux ici !
Les dessins sont jolis mais l'histoire est plutot gnan-gnan avec une utopie vaguement paienne post-moderniste (la nature reprend ses droits, la technologie n'est plus importante, retour a l'inceste, les hommes sont inutiles ou fourbes, etc.).
L’ouvrage est magnifique, de très belle qualité, de même que les illustrations. Malgré tout, l’histoire est survolée et on n’arrive pas à s’attacher aux personnages et à comprendre la profondeur du récit de Jean Hegland.
L'adaptation ne rend pas tout à fait hommage au roman. La dimension poétique et psychologique est survolée, mais c'est toujours le problème lorsque le texte se réduit autant. Toutefois, les dessins sont très beaux et reflètent bien l'univers particulier de l'œuvre.
Lomig nous propose ici une adaptation graphique du célèbre roman de Jean Hegland, où il est question de deux jeunes sœurs orphelines recluses dans leur maison forestière après l'effondrement de la civilisation américaine.
Je n'ai pas lu le roman d'origine (même s'il me fait de l’œil depuis des années et que j'ai beaucoup aimé "Apaiser nos tempêtes") et j'étais ravie de découvrir l'histoire par le prisme du dessin. En ouvrant l'album, j'ai un peu craint que le partie pris bicolore (sépia clair ? et blanc cassé ?) me lasse. Il n'en est rien ! Au contraire, le style proprement esquissé et la finesse délicate des traits siéent parfaitement à l'histoire tragique de Nelle et Eva et au récit de leurs survies en milieu hostile. Je trouve même que la plume de Lomig permet une distance bienvenue avec les épisodes les plus bouleversants... Car il s'agit avant tout d'un drame, dystopique et visionnaire, certes, mais surtout dramatique.
je suis sûr que le livre est cool, l’histoire se porte bien au format roman ; mais j’ai vraiment trouvé les dessins ennuyeux, la scène d’inceste m’a donné envie de mourir (pourquoi ??????) et globalement j’ai eu l’impression que la BD approchait l’histoire avec un angle différent que le livre, + comme du smut ou de la mauvaise dark fantasy
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J'ai lu le roman que j'ai beaucoup aimé et cela m'intéresserait de voir cette version dessinée. C'était chouette de se replonger dans la vie de Nell et Eva. Bien entendu c'est énormément plus court que la version écrite, mais le scénario a bien été choisi.