j'eus à nouveau l'intime conviction que tu résumais les enjeux qui m'habitaient pour t'Adresser directement à moi. Des années plus tard, en cherchant cette rubrique dans les archives du Net, je fus cependant renvoyée à l'émission dont tout le monde avait réellement parlé, celle que l'histoire avait choisie pour me rappeler qu'après t'avoir vue crucifiée, je t'avais (par instinct ou par lâcheté) reniée. Pour me faire pardonner, je finirais par prêcher ta parole jusqu’à en être habitée, hantée, poursuivie.
Comment ne pas être aspiré par se roman. J’étais prisonnière de cette course effrénée et impossible de me détacher de cette écriture. J’ai adoré mon voyage et perdue la notion du temps pour me laissé posséder par mes héroïnes.
Un livre confus, maladroit et particulièrement mal écrit. Le tiers du récit se résume en citations plus ou moins bien placées de divers livres de Nelly Arcand qui, supposées apporter un niveau de lecture supplémentaire au roman, finissent plutôt par mettre en abîmes les défauts littéraire de Karine Rosso.
Ce livre offre des belles réflexions sur le féminisme et le rapport à la féminité. L'écriture est très accrochante et il est intéressant de voir le personnage évoluer à travers ça, le tout entrecoupé de réflexions sur l’oeuvre de Nelly Arcan, qui me donne envie d’y replonger
« Tu étais mon ennemie, Nelly, mais je ne t'en voulais plus. L'envie de poursuivre ma destruction était tombée, [...] »
Nelly Arcan, pulsion de mort, étourdissements, exister nul part et trop fort à la fois. Très bon livre qui tire parfois un peu fort sur les cordes sensibles, comme tout bon livre se doit de le faire.
4/5 parce que ça feelait personnel, Nelly m'a brassé pas mal aussi et j'ai aimé voir ça au travers l'écriture d'une ex prof que j'ai bien aimée. Recommandé pour un public plutôt restreint, genre uqamiennes qui ont lu Nelly Arcan pis qui feelent pas full bien d'être en vie.
Bien que la base m’ait plu, je n’ai pas accroché plus qu’il faut. Plusieurs des nombreuses références m’étaient inconnues, de même que l’omniprésence de mots espagnols. C’est une œuvre que je crois peu accessible, mais qui entre les bonnes mains trouvera certainement écho.
L'auteure a le sens du suspense et nous tient en haleine du début à la fin de manière très habile, puisque, au final, les événements sont moins signifiants que la narratrice veut bien nous le faire croire. C'est dans la façon dont ils sont investis de sens et d'émotions que tout se joue.
2 étoiles et demie. La deuxième moitié du livre m'a davantage plu, je la sentais plus "ancrée", même si, paradoxalement, on suit la narratrice dans sa descente vers la folie. On comprend la recherche du père à la toute fin, ce Lui auquel elle fait référence tout au long du récit, on saisit mieux l'obsession, la peur de la narratrice de se perdre elle-même. Par contre, il y avait des détails inutiles, des tics d'écriture agaçants (beaucoup de parenthèses!), un peu trop de longues citations, bref, j'aurais souhaité un travail d'édition plus serré.
Parcours rétrospectif d’une immigrante latina à Montréal, alors qu’elle étudie la littérature, découvre Nelly Arcan et son œuvre, tente de trouver sa place dans le monde. J’ai l’impression que c’est un texte que je gagnerais à relire. Il me semble que je n’ai pas tout saisi, que des couches de sens m’échappent. Qui est ce Lui auquel la narratrice fait allusion? Pourquoi Nelly est-elle son ennemie
2.5 étoiles je dirais. Quelque chose m’a agacé dans l’écriture qui se déploie en alternance avec des “citations” extraits des livres de Nelly Arcand… Aussi, l’intrigue qui est tissée tout le long aboutit à une chute qui m’a laissé sur mon appétit. De bonnes idées, je sentais que j’aurais clairement pu être le “public cible” pour ce livre… peut-être avais-je trop d’attentes!
"D'une voix cristalline, la prof expliqua la possibilité de collectiviser le "je", de lire dans les récits intimes une étude sociologique. Elle nous invita à nous questionner sur les liens entre le besoin de témoigner et l'écriture des femmes, sur la portée politique des "formes hybrides." "
Probablement le livre "brandé" le plus étrangement que j'ai lu depuis un bout, mais c'est bon pareil. J'aurais aimé que le lien avec Nelly Arcan soit encore plus développé, quitte à couper certains passages.
J’ai aimé renouer avec l’œuvre de Nelly Arcan à travers ce récit. C’était parfois un peu difficile à suivre, par contre et les liens avec Nelly étaient un peu minces. Ça m’a donné tout de même le goût de relire Nelly Arcan, de la réentendre.
probablement puisque avant de le commencer je n'avais jamais vraiment été interpellé par les roman de Nelly Arcan, je crois qu'il serais donc nécessaire afin de mieux réévaluer ce livre que je lise d'avantage sur l'auteure. Mais somme toute se livre est très bien écris et comme tout les roman de la maison hamac que j'ai lue jusqu'à maintenant je suis toucher.