Le récit de la vie du philosophe et chef de guerre athénien Xénophon. Quand la guerre civile éclate entre le roi perse Artaxerxès à son frère Cyrus, ce dernier fait venir 10.000 mercenaires de Grèce dans l'espoir de renverser la situation. Disciple de Socrate et admirateur des lois de Sparte, Xénophon prend part à l'expédition.
Pour moi un des meilleurs livres que j'ai lu ces derniers mois avec le meurtre du commandeur et une vie comme les autres! Fresque historique, personnages haut en couleur, vue parfois globale et parfois au niveau de l'homme. Un livre qui vous emporte et vous donne envie d'aller voir tous ces site évoqués. Un voyage aussi. Bref, un livre qui je recommande vivement.
C’est le cœur emplit d’émotions que je viens te remercier d’avoir partagé ta lecture des « 9 noms du soleil ».
En plus de 800 pages, toutes plus trépidantes les unes que les autres, je viens de vivre l’un de mes plus beaux voyages romanesques.
Au delà de la découverte de l’antiquité grecque et perse, j’ai visité Athènes et Persepolis, je me suis battu à Sparte, à Tarses et près de Babylone. J’ai dormi dans les ruines de Ninive et suis descendu en « enfer » chez les Kardouks et à Éa.
J’ai grandi avec le sans doute immense Xenophon, ai causé avec Socrate, ai aperçu Platon, Ataxerxès et Cyrus. J’ai haï et admiré Alcibiade et Parysatis
Je me suis battu aux côtés de Proxène, de Néon, et de Cléarque en y laissant lances, cnemides, aspis et autres xiphos.
Mais j’ai surtout découvert ou redécouvert que l’esprit sans le corps et le corps sans l’esprit ne sont rien.
Globalement j’ai beaucoup apprécié ce livre, mais il y a un gros truc qui a la longue m’a vraiment agacée.
Mais le positif d’abord : c’est bien écrit, on se sent en Grèce, puis en Perse, et j’ai appris beaucoup de choses que je le connaissais pas du tout sur cette période. Le personnage de Xenophon, je ne le connaissais même pas, la Perse, j’en avais un très vague souvenir qui me restait de mes cours de latin, on avait brièvement abordé le sujet. En plus, il y a plein d’explications en annexe, avec le détail de ce qui a été adapté pour le roman par rapport à ce qu’on sait de la réalité, c’était très intéressant et très utile.
La jeunesse de Xenophon était très sympas à suivre. Les personnages de Gryllos, Hermis, Proas, Nicolas et Socrate étaient vraiment sympathiques, attachants ou au moins intéressants à suivre. La partie sur Sparte, la guerre avec Athènes, et la campagne de Cyrus le Jeune aussi.
Là où j’ai commencé à sentir un essoufflement, c’est au moment de la Retraite des Dix Mille. De la survie, ok, les guerriers sont piégés en terre ennemie. De la torture, ok, c’est l’antiquité, c’était pas tendre à l’époque (enfin encore moins qu’aujourd’hui, et d’ailleurs on avait beaucoup d’imagination, ou alors c’est l’auteur qui en a beaucoup, parce que les tortures sont toutes plus inventives les unes que les autres). Des batailles, ok, elles sont bien décrites, mais à force ça se répète beaucoup. Bataille après bataille, j’avais du mal à tenir le compte des hommes, et le retour en Grèce n’en finissait plus. Le passage sur Ea en particulier ne m’a pas semblé utile (à noter que je n’ai jamais lu l’Anabase, donc je ne sais pas si ce passage est aussi long dans l’œuvre de Xenophon).
Mais alors, la misogynie et la définition bien à eux des grecs de l’ « honneur »… je m’y étais préparée, je pensais être prête, mais franchement est-il indispensable de comparer les femmes à des chevaux toutes les 20 pages ? Les blagues de mec, les agressions, était il nécessaire d’en parler autant ?
Et alors le comportement des grecs… ah ça ils réclament de l’aide, mais quand on voit ce qu’on obtient en retour, à savoir trahison, pillage, agressions et mort, ben franchement je trouve que les mecs méritent leur sort. Ils se proclament aussi hommes de bien, loyaux etc, mais dès qu’on leur agite une femme ou un peu d’or sous le nez, on peut être certain que la loyauté, elle part en vacances très très loin. Des sauvages, des traîtres, des pillards, voilà ce que j’ai retenu des grecs (et Alcibiade n’est même pas en tête sur ma liste des têtes à faire tomber). Donc autant dire que l’aura de gloire à laquelle il est fait référence au début du livre en a pris un sacré coup.
Comme je l’ai dit, je savais que tout ça serait présent. C’est la répétition qui, à force, est arrivée au bout de ma patience.
Oasis d’honnêteté et de droiture au milieu de toutes ces ordures, Xenophon est LE mec bien de ce livre, avec Callistrate et Thersite. En même temps c’est le protagoniste… on notera qu’à part sa mère et sa femme, quasi tous les personnages féminins sont des catins, comme ils disent… et surtout comme ils le décident.
Le dernier chapitre fait le lien final avec la prophétie des neuf noms de Soleil, c’était sympa. En revanche, j’étais assez déçue que le livre s’arrête au retour en Grèce. Tant qu’à suivre Xenophon depuis l’enfance, j’aurais aimé avoir quelques chapitres de plus sur le reste de sa vie (l’écriture de ses œuvres, sa vie à Sparte, la campagne d’Agésilas…).
Donc, mis à part les ordures qu’on a envie de voir mourir dans les deux camps grec/perse et les trop nombreuses comparaisons femme/cheval, c’était une bonne lecture.