Dans ce roman, nous suivons Faustine, une femme de 29 ans qui, sans avoir aucun souvenir apparent, se retrouve séquestrée dans une petite cellule par un homme qu'elle ne connait pas. Cet homme, tout d'abord sans nom, semble être complètement obsédé par elle : elle le rends fou. Mais Faustine trouvera-t-elle la force de s'en sortir et d'échapper à son kidnappeur ?
Je ne vais pas vous mentir : je suis mitigée vis à vis de ce livre. Tout d'abord, il n'y a aucune préface qui nous prépare à ce qui nous attends. J'aurais beaucoup aimé avoir un TW au début afin que nous soyons réellement au courant, donc je vais vous le dire tout de suite : TW viol, sang, agression sexuelle, kidnapping.
Au niveau de mon avis, je dois dire que j'ai bien aimé ce livre, mais sans plus ! J'ai trouvé le début vraiment (vraiment) long, c'était un cycle sans fin, au point qu'il n'y avait presque plus d'intérêt au bout d'un moment : toujours les mêmes discussions entre Faustine et son agresseur, toujours les même comportements et les mêmes menaces. Une fois à la partie 2, cela commence à s'arranger puisqu'il y a un brusque changement dans l'histoire : tant dans la narration que dans l'action. On a accès au point de vue de l'agresseur (dont je tairais le nom pour éviter un quelconque spoil), ce qui nous permet de comprendre un peu mieux ses ambitions. C'est réellement là que l'on a toutes les réponses à nos questions. On comprend beaucoup de choses, beaucoup de non-dits. Et on apprend également le passé de nos deux protagonistes : un passé monstrueux pour l'une, et un passé de solitude pour l'autre. Toutes ces révélations viennent petit à petit déconstruire toutes les idées que l'on peut se faire du roman au premier abord. En effet, la fin de la lecture nous force à presque ré-inspecter les débuts afin de voir à quel point on pouvait se tromper sur beaucoup de spéculations. C'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé et que je ne rencontre pas énormément à travers mes autres lectures, du moins, pas à ce point.
Au niveau des personnages, je ne me suis pas sentie très proche de Faustine. J'ai trouvé qu'elle avait des réactions complètement incohérentes vis à vis de sa situation : je pense réellement pas jouer une partie d'échec en parlant de ma vie sentimentale avec mon kidnappeur. J'ai eu beaucoup (beaucoup) de mal à comprendre ses comportements et ses pensées envers son agresseur. Et je trouve ça dommage puisque je m'attendais à être compatissante et attendrie pour elle. Au niveau d'anonymous (l'agresseur), j'ai eu tellement de mal à le suivre ? Il agissait, tout en s'en voulant pour tout et n'importe quoi. Il viole en pleurant. Il agit comme quelqu'un qui a le total contrôle sur sa victime, et puis perd ses moyens la seconde suivante. Dans la partie 1 où nous avons très très peu d'accès à ses pensées j'ai vraiment pas suivi. La partie 2 m'a permise de mieux le comprendre, lui qui semblait avoir une mentalité si complexe. Dans tous les cas, je me suis peu attachée aux personnages, bien qu'ils m'aient touchés, chacun à travers leur histoire et leur enfance/adolescence.
Enfin bref, ce livre parle d'amour, d'obsession, de maladie mentale, de viol, de douleur et de souffrance, tout ça dans un équilibre assez juste, toujours avec de bons mots. Malgré tout, je regrette quand même les quelques longueurs du début de roman. J'ai ressenti peu d'émotion forte, au contraire d'un bon nombre de lecteurs, même si je ne peux nier qu'il y a une réelle justesse dans l'histoire et dans les mots que nous propose Angel Arekin.
Note : 3/5