Cet été-là, Isabelle de Courtivron s’aperçoit qu’elle a perdu en souplesse et s’essouffle plus vite. Son corps s’est usé. Elle a du mal à adopter Instagram ou Facebook. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu’elle. Ce qui lui arrive ? L’âge. Elle est devenue vieille. Indépendante, voyageuse, féministe, Isabelle de Courtivron était professeure de lettres aux États-Unis. Soudain, plusieurs années après la retraite, elle se rend compte qu’elle est devenue inaudible ; invisible. Sans fard, elle raconte avec humour ce basculement qu’elle n’a pas anticipé. Elle revisite son passé, ses amitiés et ses amours. Une lecture émouvante sur l’âge qui vient.
Tournant le dos à la vie conventionnelle qui l’attendait, Isabelle de Courtivron a vécu aux États-Unis. Elle a enseigné à l’université de Brown et au MIT. Spécialiste de bilinguisme et des écrits féministes, elle a publié sur des romancières comme Violette Leduc ou Clara Malraux. L’été où je suis devenue vieille est son premier récit.
C'est l'autobiographie d'Isabelle de Courtivron, septuagénaire qui analyse les changements de sa vie depuis qu'elle a senti, un été, que le regard des gens dans la rue ou dans sa famille changeait sur elle, la rangeait dans la catégorie des "vieilles". Elle analyse rétrospectivement ses relations avec son père, sa mère, ses nièces, et décrit l'évolution de la société qu'elle n'a pas toujours réussi à suivre, au cours des décennies qu'elle a traversées. L'auteure exprime son désarroi face à cette "marche inexorable du temps". Enseignante à l'université et lectrice avide, elle cherche dans ses lectures tout récit de l'expérience qu'elle-même est en train de vivre, pour mieux comprendre comment d'autres ont vécu ce qu'elle appelle "ce basculement inattendu et violent". L'écriture délicate, pessimiste et sans ambages d'Isabelle de Courtivron m'a touchée. Certaines pages, très sombres, émeuvent et donnent le vertige, nous renvoyant fatalement la question : et moi, vais-je supporter de vieillir ?
Ce livre m'a fait pleurer plusieurs fois, à croire qu'il est arrivé à un moment nécessaire de ma vie. Peut-être parce qu'à 44 ans j'ai un corps de 50 ou 60 ans, peut-être parce que j'ai déjà vécu suffisamment de vies pour pouvoir me retourner sur le passé et y trouver matière à réflexion et à nostalgie. Peut-être parce que je viens de perdre mon père. Mais là où je lisais d'abord d'un œil distrait et vaguement amusé, je me suis retrouvée plusieurs fois avec le cœur serré et à me dire "c'est tellement vrai". Ajoutons qu'on parle si peu de la vieillesse, surtout quand c'est celle des femmes, que ce livre me semble indispensable à lire arrivé.e à un certain âge.
Une autobiographie pleine de sincérité, d’aveux sans concession et d’intelligence. Merci pour ce partage, ce témoignage, cela fait du bien de lire des réflexions sur la vie bourrées de culture et de références féministes pertinentes.
Cadeau de mon frère (ou de sa femme ?), je tâche de bien le prendre mais un doute subsiste. J’ai souri jaune aux constats de l’auteure, surtout à ceux que je fais déjà. Mais je suis un peu jeune pour m’identifier complètement à sa perspective 😜
Je m’attendais pas à ça, pas vraiment un roman, plutôt un récit de vie. Intéressant certes, mais de un, ça m’a attristé qu’une femme avec une telle vie ait soutenu Macron (et oui) et de deux, ça fait très vie d’intellectuelle bourgeoise. J’ai aimé la partie sur le féminisme.
Le livre commence et c'est un essai sur la vieillesse, ce qui me plaisait bien, mais on est resté en surface. Ensuite, ça devient une autobiographie, mais là aussi on est dans un survol expéditif.
I thought it was going to be a little more light-hearted but immediately spiraled down into the chronicles of a first world lady that had all the opportunities in the world, traveled around the globe and had everything in her lifetime. By the end I couldn't care less that she was sad for being old.
Also there was a huge amount of feminism propaganda in the middle of this. It didn't bother me but I wasn't expecting it to take so much space
C'est la professeure de Courtivron, dans toute sa gloire et son pouvoir: analytique, feministe.
Si vous la connaissez déjà, il n'y aura pas un surpris. Il faut que j'avoue que je l'ai trouvé la fin un peu difficile et bouleversante, probablement à cause de la vie actuelle, au milieu de la pandémie. En tout cas, ça vaut la peine de le lire.