Bamba, c'est le nom de cette jeune fille, mère à 17 ans, qu'on apprend à découvrir. Au début, on ne l'aime pas. Elle m'énervait. Étant moi-même mère de deux très jeunes enfants, elle me fâchait. Ses décisions n'avaient pas de sens, elle était pleine de contradictions et insouciante. Je restais accrochée au roman surtout pour la plume d'Anne Loyer et de sa poésie. Puis, on apprend à apprécier la répartie de Bamba avec ses répliques assassines. Les chapitres à propos de son passé nous la font découvrir sous un nouveau jour. Il y a aussi une belle évolution psychologique du personnage ici. Pour les lecteurs du Québec, c'est un roman très "français", et il y avait beaucoup de mots que je ne connaissais pas! (panade, rubicond, cambouis, miasmes... tout ça dans le même chapitre).
Citation:
- Et le père, maintenant, il est où?
- Et moi, mon père? Il était où?
La gifle. La main qui part toute seule. Le geste qui emporte l’épaule, le bras, la paume et le bruit qui claque comme une balle. Ça lui traverse plus que la joue, plus que la poitrine, ça lui coupe le souffle, et ça les rejette en arrière, ensemble, vers un passé plus vrai que nature. (p. 115)