Après avoir fait le choix de sauver la vie d'un vampire, Nathanaël est contraint de fuir son village. Réfugié au plus profond de la forêt où ces créatures gardent les ombres, il est adopté par l'une d'entre elles qu'il nomme Kael, scellant ainsi son destin. Malgré sa nouvelle condition d'animal domestique et le silence permanent de son maître, Nathanaël observe la communauté qu'il intègre et dont il ignore tout. Pour la première fois, il apprend à contempler ces espaces immenses qui isolent les hommes et abritent les vampires et les Bêtes, ces créatures issues d'un autre temps. Lui, l'humain fragile et sensible, symbolise tout ce que ces immortels ne regardent plus. Mais parce qu'il choisit de s'attacher pleinement à son maître, leur vie en est bouleversée. De ces chaînes naît un espoir. La liberté. Pour tous les deux.
C’est un peu difficile de décider combien d’étoiles ce livre mérite parce que ne l’ai pas aimé, mais je reconnais qu’il était joli dans une façon simple.
Ce livre m’a beaucoup ennuyé. Il n’y avait pas une histoire attirante, les perspectives du Vampire ne m’intéressaient pas et la manque de dialogues faisait la lecture très lourde. En plus, la synopsis promettait une histoire d’attachement entre un homme et un vampire (Nathanael et Kael), mais cela n’a commencé jusqu’à la seconde moitié et pour moi n’a pas été très développé. Kael s’est attaché des le début et c’est tout.
Par contre, l’écriture m’a semblé très belle. Elle n’était pas compliquée, pourtant la façon de décrire était jolie. J’apprécie le monde que l’autrice a construit. Je crois qu’il est original. Cependant, l’originalité du monde ne compense pas la manque d’une histoire à laquelle s’intéresser.
Si vous aimez les livres presque sans dialogues et sans histoire précise, alors vous pouvez le lire parce que l’écriture est belle sans être trop prétentieuse. Néanmoins, si vous avez besoin d’un fil argumentateur, alors je cois que ce n’est pas le bon livre à lire.
De ce qu'il me reste en bouche de ma lecture, c'est la beauté de l'histoire et une très jolie plume.
Céline Chevet reprend la tradition vampirique, celle de Bramstocker, à merveille en établissant une atmosphère à la fois sombre et merveilleuse. A travers son roman, nous assistons à une éloge de la nature et des forces qui la compose, à une louage de ses beautés quelles soient sombres ou lumineuses.
Ce qui m'a particulièrement touché, c'est le sentiment d'espoir qui se glisse en nous au fil des pages, alors même que la fin nous est révélée dès les premières pages. En dépit de tout, nous continuons d'espérer, et nous trouvons de l'amour en tous et en toute chose. Rien que pour cela, lisez ce roman.
Cependant, si j'ai apprécié l'alternance de point de vue, de temporalité, mais aussi de narration entre le côté "journal intime" et récit, je trouve que la tension narrative n'est pas bien exploité. C'est à dire que j'ai eu un peu de mal à saisir le vrai enjeu du livre, en somme toute très simple, et cela m'a déstabiliser un peu.
Mais je me suis laissée porté par la plume et l'ambiance, ce qui fait que j'ai passé un excellent moment lors la ma lecture.
J'ai eu énormément du mal à lire le livre. La narration est sous format de journal intime, ce qui me couper et m'empecher de me plonger de dans. Ce qui est dommange car l'histoire est très belle, mais je m'ennuie en la lisant. J'aurais aimé être plongé directement dans le vif du sujet, cependant cette alleé retour entre le passé et le présent avec d'autre personnages casse tout le dynamisme. Par contre, j'ai trouvé original cette façon de présenter les vampire proche de nature, qu'il soit en symbiose. Le contraire des humains, où ils sont présenté comme se croyant superieur et détruisant la nature ainsi que les bêtes. Malgré les inconvénients et les avantages, j'ai trouvé aussi très beau la façon qu'avait à communiqué les vampire, surtout au sein de leur communauté. Quand à l'intrigue, j'ai mis plus de 100 pages pour la trouver et comprendre. Ce qui est dommage, car le l'histoire fait 300 pages environ. http://lecholitteraire.e-monsite.com/...
Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2020... Les Chaînes du Silence est un roman de fantasy surprenant et original. Ne vous attendez pas à un énième texte sur les vampires qui respecte les codes institués auparavant dans cette littérature. Céline Chevet préfère réinventer cette race et propose ainsi un texte intimiste accompagné d’une belle métaphore écologique… mais pas que ! Loin de là. Les Chaînes du Silence, c’est ce genre de texte avec lequel on ne doit pas se fier aux apparences. Il y a toujours un second sens derrière le premier qu’on s’amuse à traquer au fil des pages, ce qui le rend d’une incroyable richesse. Puissant, intelligent, le roman se veut à la hauteur du talent de son autrice -qu’on savait déjà gigantesque. Incontestablement, Céline Chevet fait désormais partie des grandes à suivre. Je recommande très chaudement cette nouveauté !
J'ai beaucoup aimé le style d'écriture de l'auteure, comme dans La fille qui tressait les nuages. Malheureusement, l'histoire ne m'a pas emballé. J'ai déjà du mal à la base avec les vampires. Ici, j'ai trouvé le récit un peu lent et plat. Ce n'est pas un roman fait pour moi mais je suis certaine qui plaira aux lectures aimant ce style de récit poétique avec des vampires
Un livre que j’étais TRÈS impatiente de découvrir ! Après avoir sauvé la vie d’une vampire et de son enfant, Nathanaël est forcé de fuir son village, et de se réfugier au fin fond de la forêt, dans un village où vivent des vampires. Là-bas, il va être mis au service de l’enfant vampire qu’il a sauvé, en tant que « animal domestique ».
Nous allons également suivre le voyage d’un vampire et d’une petite fille, qui sont à la recherche de Kael, le vampire, en sa basant sur les souvenirs que Nathanaël a consigné dans son journal. Pourquoi cherchent-ils ce vampire ? Et qu’est-il advenu de l’être humain ?
Deux narrations, deux parcours différents…
Avec Les chaînes du silence, Céline Chevet m’embarque une nouvelle fois dans son univers, et c’est de nouveau un pari réussi ! J’ai découvert cette auteure grâce à son roman précédent chez le Chat Noir : La fille qui tressait les nuages, grosse GROSSE claque !! Entre ma lecture de La fille qui tressait les nuages et de Les chaînes du silence, j’avais également acheté Le Ventre (chez Juno Publishing) et Les fantômes de Cassiopée (aussi chez Juno Publishing) MAIS je n’ai toujours pas pris le temps de m’y plonger ! Ce n’est que partie remise.
Pour en revenir à Les chaînes du silence, j’étais donc impatiente de m’y plonger, attirée par le résumé, la couverture, et tout le reste ! Nous suivons donc en parallèle deux histoires, chacune avec une paire formée d’un vampire et d’un être humain. Les deux relations sont sombres, torturées, et très intrigantes. Les personnages se dévoilent au fur et à mesure, on s’attache à eux, malgré le caractère très mystérieux des vampires. En outre, l’univers dans lequel évolue ces personnages est plus qu’intrigant et fascinant, il est peuplé d’humains et de vampires, mais aussi de Bêtes – des créatures animales immenses au statut quasi mystique. Et là, je dois avouer que j’étais dans une petite ambiance Princesse Mononoké, ce qui est loin de me déplaire ! Pour ce qui est de l’époque, on se situe dans une sorte de Moyen-Âge : il y a peu de grandes villes, nous voyons essentiellement des villages, et les outils utilisés sont par exemple des forges, des presses mécaniques, il y a des tavernes et une certaine mentalité parfois un peu « arriérée » ; on ne peut pas dire que les mœurs soient douces pour les personnes qui divergent de la norme. Mais bon, il n’y a pas grande différence avec l’époque actuelle, vous me direz ! Et je m’excuse auprès du Moyen-Âge, qui a vu certaines avancées spectaculaires au niveau des inventions ou des constructions. Je dirais donc que les gens sont – comme ils l’ont toujours été – pas très ouverts, et que l’effet de meute les poussent donc à se conduire comme des êtres (un peu) retardés sur certains sujets. A contrario, la société des vampires est de loin beaucoup plus évoluée, même si ils ont également des préjugés. La relation qui se développe entre Nathanaël et Kael déroge à un bon nombre de leurs traditions et de leurs manières de vivre, y compris dans le fait que Nathanaël est donné un nom au vampire. Les vampires restent très mystérieux tout au long du récit, mais ils se dévoilent malgré tout petit à petit, que ce soit au niveau de leurs habilités, de leur mode de vie ou de leur relation avec les humains. Le fait de suivre Nathanaël et la fillette permet de se rendre compte de cette relation ambiguë avec les vampires, même si ces deux personnages sont très différents.
La relation de ces deux vampires avec la fillette et Nathanaël a été la rupture avec un bon nombre de traditions et des liens qui existaient précédemment, mais c’est aussi l’occasion de voir qu’une nouvelle voie peut s’ouvrir, même si c’est très timidement. C’est une nouvelle vie qui commence, ardue et difficile, mais l’acceptation et la tolérance est souvent ardue à atteindre…
Comme pour La fille qui tressait les nuages, j’ai été engloutie très rapidement par Les chaînes du silence, et j’en aurais voulu (beaucoup) plus ! Que ce soit l’histoire, les personnages, l’écriture ou cette revisitation du mythe du vampire, tout est parfait.
Je ne m'attendais à rien avec ce dernier roman. Je ne m'attendais surtout pas à aimer ce dernier roman. ¤ Je vous épargnerai le résumé car pour moi, il n'annonce pas ce qu'il va se passer dans le roman. Au contraire, il peut mettre certains lecteurs dans l'erreur en débutant le récit. Ce livre parle de vampires. Ce n'est pas ma tasse de thé et ce ne sont pas forcément des créatures pour lesquelles j'ai un intérêt. Pourtant, lorsque l'auteure a publié son roman, je ne pouvais pas ne pas l'acheter. Il m'attirait trop et j'y ai succombé. ¤ La plume de l'auteure est exquise. Pour moi, elle restera un éternel coup de cœur et fait partie de ces auteurs dont j'achète les romans sans même me poser de questions. Le récit est lent et pique la curiosité. Ce n'est pas un livre d'action ou d'aventure. C'est un voyage, un double-voyage, une double-histoire. L'auteure casse les codes concernant les vampires et leur histoire. Et c'est ça qui m'a entraînée et fait aimer ce roman, cette histoire de vampires. C'est beau et presqu'onirique. La fin me ravit et j'ai été plus que satisfaite de tout le déroulement des évènements. ¤ L'histoire de Nathanaël et Kael est touchante. La rencontre entre ces 2 espèces, qui ne sont pas faites pour s'entendre. L'évolution de leur relation les a rendus marginaux, mais était-ce une mauvaise chose ? J'ai été bouleversée par la fin de leur relation et l'affection qu'ils se portaient. Notamment, j'ai été touchée par l'affection et l'espoir de créer cette même relation avec le personnage principal que la petite fille nourrissait. Eux aussi, leur relation était mignonne dans un sens et unique. ¤ Après avoir été déstabilisée par le style de l'histoire, j'ai tout dévoré. Ai-je besoin de nommer que ça a été un coup de cœur ?
Même si je n’ai pas été très attirée par ce roman à l’origine, je n’ai pas pour autant été déçue par ma lecture.
L’univers se base sur une idée déjà très présente dans la littérature, notamment avec le thème des vampires mais en apportant de nouveaux détails et de nouvelles anecdotes originales. Concernant la mise en exergue de cet univers, passant donc par des descriptions quoi sont malheureusement beaucoup trop peu présentes. Cette absence fait donc défaut à ‘l’histoire, puisque le lecteur est parfois complètement perdu.
L’intrigue est selon moi, très brouillon voire presque inexistante, ce qui renforce le coté perdu du lecteur. De plus, les actions sont vraiment très limitées et n’apportent donc que peu de contraste, qui aurait pu améliorer l’attrait de ce roman.
Le point fort de ce roman, ce sont ses personnages. Ils ont un caractère assez profond qui rendent ces personnages très réalistes et très bien écrits. Concernant les relations, je les ai trouvées assez complexes et relativement mystérieuses. De plus, elles évoluent assez bien et apportent une belle dimension d’attachement au roman.
Enfin, la plume de l’auteure nous apporte une atmosphère assez légère, peu présente. En revanche, elle n’importe pas tellement au vu du nombre limité d’actions qui sont à mettre en valeur. Ce qui est plus dommageable, c’sut qu’elle n’apporte pas du tout de nouveau contraste au roman. Les messages apportés restent très subliminaux mais sont particulièrement bien avancés par les personnages.
Bref, un roman qui est très orienté sur les personnages avec une histoire peu présente
une plume sensible, touchante. Un univers envoûtant et mystérieux. Deux duos de personnages atypiques qui vont tisser des liens innatendus au fil des pages. Et une nature omniprésente pour notre plus grand plaisir, à la fois terrifiante mais aussi un refuge pour nos personnages .. Comme vous avez pu le voir j'ai fortement apprécié cette lecture que j'ai lu d'une traite ! Et les différents personnages et leurs relations m'ont profondément touché car en effet on est ici dans une histoire de vampires mais loin d'être comme les autres. Ici les vampires sont des êtres très évolués et l'être humain leur est inférieur de bien des façons. On suit donc un 1e duo vampire/humain au début maître/esclave puis petit à petit notre duo s'apprivoise, s'apprécie et une relation particulière naît de tout ça quand bien même elle est jugée contre nature par les autres. J'ai trouvé cette relation très touchante. En parallèle avec notre 2e duo l'auteure a su retranscrire à la perfection les notions de tolérance mais aussi de différence et d'amitié. Un beau message donc. Ma note : 🌟🌟🌟🌟/5
Quelle jolie lecture. Ce livre n'est clairement pas un livre d'action. Tout repose sur la beauté de l'écriture et des sentiments transmis. J'ai trouvé cette lecture très poétique, même si l'histoire se disperse un peu par moment. Une belle amitié nous est retranscrite ici, entre deux espèces - humain et vampire - qui ne sont pas censé se rapprocher. Comment un esclave pourrait-il devenir l'ami de son maître ?
J'avais beaucoup aimé le premier roman de l'auteure, mais malheureusement je suis passée à côté de celui-ci. L'écriture est toujours aussi belle et poétique, en revanche je n'ai pas du tout accroché avec l'intrigue et l'univers... Je me suis légèrement attachée aux personnages à la toute fin du roman, mais j'ai du m'accrocher pour arriver jusque là. Je pense que je n'en retiendrai pas grand chose, et j'espère être davantage séduite par son prochain roman !
Un coup de cœur pour ce roman vampirique étonnant : une double narration prenante, deux duos de personnages atypiques et touchants, une nature omniprésente, apaisante et effrayante à la fois, tout comme les créatures qui l’habitent, un univers fascinant à découvrir de toute urgence !
Une très belle plume et un roman empreint de mélancolie et de poésie. Les Chaînes du Silence, réécrit le mythe du vampire d'une façon nouvelle et très réussie, loin des clichés habituels. Un voyage souvent cruel mais parsemé de moments de lumière.
J'ai eu un peu de mal avec le style littéraire de l'auteur. La revisite du monde des vampires peut être bien mais je ne sais pas il manque quelque chose pour tellement tenir un bon roman.
Après la découverte de La fille qui tressait les nuages, je n’ai pas pu résister au second roman de Céline Chevet publié aux Éditions du chat noir, malgré le thème principal ou, plutôt devrais-je dire, la créature dont il traite. Je n’ai jamais été très versée dans les vampires d’une manière générale. La mythologie qui les entourent, le visuel et surtout l’approche de plus en plus sexualisée de ces humanoïdes suceurs de sang, n’ont pas réussi m’amadouer avec le temps. Pourtant, la couverture à l’ambiance mystérieuse et le résumé des Chaînes du silence ont titillé ma curiosité.
Nathanaël va mourir d’une grave maladie. Il y a six ans, sa vie a basculé lors d’une nuit ou des vampires échappaient à la colère de ses semblables. Sa rencontre avec Kael bouleverse ses certitudes et sa vision du monde. Il raconte son histoire, leur histoire dans un journal intime qui tombe entre les mains d’un Vampire qui est à la recherche de Kael, car celui-ci détient un savoir qui lui permettrait de retrouver sa sœur en dépit des lois.
On suit deux histoires en parallèle. Celle issue du journal de Nathanaël et du Vampire. Dans un premier temps, on ne voit pas tout de suite le lien entre les deux récits, jusqu’au moment où l’autrice les entrelace avec patiente et maîtrise. Peu à peu, on comprend les enjeux de la quête du Vampire qui prend sous son aile une fillette comme nourriture de réserve au cas où la fatigue s’emparerait de lui. Un acte qui changera sa vision sur la vie, les relations entre les espèces et le monde.
Les chaînes du silence possède un rythme majoritairement lent et la plupart du temps contemplatif. Il repose principalement sur les propos du narrateur. Les dialogues sont peu présents et pour cause, puisqu’il reflète l’univers créé par Céline Chevet dont les choix stylistiques sont cohérents en plus d’exhaler une certaine poésie quand elle décrit l’art vampirique. On ressent l’élaboration réfléchie et profonde qu’elle a opérée avant la rédaction, engendrant une originalité qui est loin de me déplaire.
J’ai vécu ma lecture comme une découverte sociologique de la civilisation des vampires, car ceux-ci diffèrent drastiquement des codes habituels. Ils sont divisés en clan dans la nature (à l’ombre des bois) en parallèle des humains qui les craignent tout en commerçant parfois avec eux. Leur langage repose sur la sensation, une sorte de lien télépathique qui transmet leurs idées, car utiliser leurs cordes vocales s’apparente à un acte de bassesse, trop humain, trop dégoûtant et rabaissant. Ainsi, ils communiquent grâce au ressenti qui ressemble à des sons de clochette. Une autre particularité est l’absence de nom. Aucun vampire n’est nommé, parce que donner un nom l’enferme dans une cage, une boite, restreint sa liberté, son essence même. Alors, quand Nathanaël appelle celui qui devient son maître Kael, cet acte entraîne une évolution mal vue parmi les créatures de la nuit.
Ce lien bouleverse la vision de l’un et de l’autre qui apprennent à se connaître chacun à sa manière. L’empathie naît et engendre de nouveaux horizons qui toucheront également le Vampire et la fillette. La différence et la connaissance de l’inconnu permettent de comprendre le monde et d’évoluer vers un avenir plus positif, c’est l’une des morales que l’on pourrait tirer de cette histoire.
L’univers de Céline Chevet repose sur un entre-deux. Un moment proche de la rupture quand un monde disparait au profit d’un autre. Les racines de l’écologie s’étendent dans ce récit. Les humains vivent dans une inspiration du XVIIe ou XVIIIe. Cette période où le travail manuel et la sueur humaine cohabitent avec la croissance de l’industrie métallurgique qui grignote de plus en plus de ressources naturelles, impliquant le recul de la forêt. Le lieu de vie des vampires et des Bêtes se trouvent ainsi menacés par l’expansion humaine.
Les Bêtes sont des créatures ancestrales mi-animales, mi-végétaux qui confèrent une esthétique digne des plus grands films d’animation japonaise au Chaînes du silence. L’ambiance générale qui sent dégage met rappelle énormément ces films (notamment Princesse Mononoke des studios Ghibli), leur côté contemplatif de la nature et magique ainsi que les nœuds d’intrigues inattendus. Si le roman se veut un miroir de la société européenne, l’impact des œuvres nippones se ressent dans son atmosphère globale et artistique en en faisant une histoire marginale et inclassable.
En bref, Les Chaînes du silence est un livre qui ne laisse pas indifférent. Par sa singularité, il ne plaira pas à tout le monde. Cependant, il possède une originalité indéniable quand on omet les choix narratifs cohérents, mais qui s’éloignent drastiquement de la mode actuelle. Il offre une vision nouvelle sur les vampires à travers les filtres de la cohabitation, de l’empathie et de l’écologie.