C’est un terrain vague, au milieu d’un lotissement de maisons pour l’essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au football, la tête pleine de leurs rêves de gloire. Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l’ouest d’Alger, dans la cité dite du 11-Décembre. La vie est harmonieuse, malgré les jours de pluie qui transforment le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent un matin, plans de construction à la main. Ils veulent venir s’installer là, dans de belles villas déjà dessinées. La parcelle leur appartient. C’est du moins ce que disent des papiers « officiels ».
Avec l’innocence de leurs convictions et la certitude de leurs droits, les enfants s’en prennent directement aux deux généraux, qu’ils molestent. Bientôt, une résistance s’organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi.
Au contraire des parents, craintifs et résignés, cette jeunesse s’insurge et refuse de plier. La tension monte, et la machine du régime se grippe.
A travers l'histoire d’un terrain vague, Kaouther Adimi explore la société algérienne d'aujourd'hui, avec ses duperies, sa corruption, ses abus de pouvoir, mais aussi ses espérances.
Kaouther Adimi, (born 1986 Algiers) is a writer, graduate in modern literature and human resources management. She works today in Paris, where she has lived since 2009. Kaouther Adimi was born in Alger, Algeria, in 1986. From the age of 4 to the age of 8, she lived with her family in Grenoble, France. It's during this period that she discovered the pleasure of reading, by going to the public library every week with her dad
In 1994, she returned to Algeria, which was then under the influence of terrorism. Having very few opportunities to read, she started to write her own stories. While she was studying in the Alger university, she entered a writing contest organized by the French Institute, for the young writers in Muret (Haute-Garonne). The short story she submitted held the attention of the jury who published it in a collection alongside the other laureates' productions. Thanks to this contest, she was invited to Muret then Toulouse and finally Paris, where she met with les éditions Barzakh.
She has a degree in modern literature and human resources management.
In 2009, she wrote her first novel L'envers des autres. The same year, she left Alger for Paris.
She worked for a time in the human resources field for L'Oréal. Now, she's working for the L'Oreal Foundation as skincare program supervisor.
Bon, l’histoire est un peu plate et on sent que l’autrice avait surtout un pamphlet à faire connaître et une OPINION à mettre au jour en faisant parader une galerie de personnages victimes du système en Algérie. C’est très naïf dans le traitement, mais je pense que le but n’est pas tant l’histoire que les accusations. Ce qui fait que l’ensemble est maladroit mais le traitement intéressant.
La cité du 11 décembre à Dely Brahim à l'ouest d'Alger, existe depuis 1987, 111 parcelles au départ vendues à des militaires, pas de routes asphaltées, en son centre un immense terrain vague transformé en terrain de foot pour Inés, Jamyl et Mahdi. C'est leur endroit de détente, de liberté.
Un jour débarquent deux généraux : Saïd et Athmane, des plans à la main. Ils admirent ce qui deviendra leur maison. Une dispute éclate, les enfants protestant et réclamant leur terrain de jeux. Youcef, le fils d'un colonel retraité intervient ainsi qu' Adila, la grand-mère d'Inès, une ancienne moujahida, héroïne de la nation. Les généraux pointent leurs arme sur les enfants et commence une lutte contre le pouvoir. Les enfants n'ont pas dit leur dernier mot...
C'est un combat de David contre Goliath qui commence.
A travers cette querelle, Kaouther Adimi nous parle avec brio de l'histoire de son pays, l'Algérie. Elle nous parle des luttes contre le pouvoir, de la peur semée par celui-ci, du chemin vers la liberté, de l'identité algérienne.
C'est un joli conte à la recherche de la liberté. C'est fin, subtil. L'écriture est efficace, les mots sont doux, empreints de poésie. C'est un chant d'espoir qu'elle nous livre.
Une lecture très agréable.
Ma note : 8.5/10
Les jolies phrases
Papa si tout le monde ne pense qu'à son petit avenir et son petit confort, comment ferons-nous changer les choses ?
Il ne supportait plus d'entendre le mot "Dieu" dans la bouche des terroristes. Il ne supportait plus de dire le même mot sur son tapis de prières. Les mots. Ils se mélangeaient dans sa tête. Quelqu'un peut-il salir un mot ? Peut-il se l'approprier tant et si bien qu'il finit par vous l'arracher, vous le voler en quelque sorte ? Se battre contre les terroristes, monter au maquis, débusquer les camps, c'était un peu une manière de se réapproprier tous les mots que les intégristes avaient confisqués aux Algériens.
Les temps ont bien changé. Depuis quand laissons-nous faire ?
Depuis que le cours du pétrole a dégringolé, que les réseaux sociaux ne nous permettent plus d'empêcher les gens de parler, commenter, dénoncer. Depuis que tout le monde a un téléphone portable avec lequel prendre des photos et des vidéos. Oui, cher ami, les temps ont bien changé et seuls ceux qui le comprennent peuvent survivre.
Est-ce cela que son père ressentait au fond ? Cette frustration, cette jalousie ? Ne pas faire partie de la rébellion, avoir échoué à l'initier et constater que d'autres, des plus petits que soi réussissent ? est-ce qu'au plus profond de lui, son père ne cherchait pas à empêcher les autres de vivre une aventure que lui, son père ne cherchait pas à empêcher les autres de vivre une aventure que lui et toute se génération n'avaient jamais réussi à lancer ?
Tu parles comme ceux qui ont fait la guerre d'indépendance et qui refusent d'admettre qu'il est temps de passer la main ! Allons, je ne dis pas que nous n'avons rien fait, mais peut-être que nous n'aurons été qu'un simple maillon entre deux grandes générations, que notre rôle aura été de remplir le blanc le temps de ceux d'après arrivent...
Une histoire sympathique qui ressemble a celles racontees dans les telefilms que l'on passe pendant les vacances ou avant les fetes de fin d'annee. Facile a lire aussi mais ca s'arrete la. Elle a bien commence mais elle y a fourre beaucoup trop d'elements superflus, sauf peut-etre a vouloir aborder tous les sujets habituels quand on parle de l'Algerie...
Evidemment, la realite est helas loin de cette histoire. On le voit aujourd'hui au lendemain de cette election indigne.
Et sinon, ce colonel bien eduque, etc. etc. il ne serait pas inspire de son colonel de pere? :)
L'histoire a relativement bien démarré mais, assez vite, se perd dans des détails superflus, pas vraiment utiles pour terminer une fin qui laisse un goût d'inachevé. Comme si l'auteure voulait terminer l'écriture assez rapidement. Dommage.
The book started well but there was something missing.. I appreciate the fact she wrote about Algeria and especially things that are indirectly related to the protests and revolution we've been having for months now, I liked the way she linked some historical facts and events also mentioning those martyrs and victims of terrorism in the 90s it was painful to remember them especially in this time! Because things are escalating and we're losing control, the blame is on the older generation somehow because they didn't fight enough for the country and now they are preventing the youth from doing so just because their dreams and hopes failed..
There was some things that were illogical like how kids slept outside.. trust me it never happens in Algeria lol but I understand that she wanted to use them to symbolize something else, you'll enjoy it if these things can pass you by like you don't mind fiction and a bit of drama... but the book was good over-all I'm glad it was my first read of 2020.
Deux généraux s’approprient un terrain vague au cœur d’un quartier à l’ouest d’Alger, espace de jeux des plus jeunes ... face à l’injustice qu’ils découvrent, avec l’innocence et la spontanéité de l’enfance, les « petits » se révoltent , bousculant les adultes! Parents et grands-parents, résignés, se souviennent de leurs parcours, des espérances déçues, des compromis ... occasion pour l’auteur de retracer l’histoire de l’Algérie contemporaine à hauteur de ces individualités dont l’espoir s’est réduit à vivre et survivre à l’échelle familiale ! Une écriture dynamique rythmée par de nombreux dialogues, un livre lu en quelques heures!
Inhalt: Der Klappentext enthält schon beinahe die komplette Handlung: Kinder beschützen ihren Bolzplatz gegen Erwachsenen, die dort Willen bauen wollen. Die Autorin fokussiert sich aber nicht nur auf diesen Kampf, sondern geht in jedem Kapitel auf die Sichtweise und den Hintergrund einer anderen mehr oder weniger beteiligten Person ein.
Schreibstil: Das Buch lässt sich gut lesen. Der Stil ist angenehm und der Leser kommt trotz der vielen Perspektivwechsel gut mit. Ein paar Mal ist die Autorin für meinen Geschmack etwas zu weit abgedriftet, aber dann ging es auch immer wieder flott zurück zum roten Faden.
Vermitteltes Wissen: Ich für meinen Teil hatte vor dem Buch keinen Bezug zu Algerien. Mit den Nachbarländern verbinde ich jeweils wenigstens irgendwas, aber Algerien kannte ich nur vom Namen. Von daher prägt das Bild automatisch mein Bild von Algerien, obwohl ich mir natürlich bewusst bin, dass ein Buch nicht für ein ganzes Land stehen kann. Trotzdem wird das Buch mein erster Anknüpfungspunkt für weitere Informationen sein. Gerade deshalb finde ich es toll, dass so viele verschiedene Personen, Generationen und Gesellschaftsschichten zu Wort kommen.
Andererseits kommen sie alle immer nur sehr kurz zu Wort, sodass ich mich kaum in jemanden wirklich reinfühlen konnte. Mitfiebern hat sowieso nicht viel gebracht, weil jeder in der Regel nur einmal drankam. Das Buch ist also eher als Momentaufnahme zu sehen, weniger als lange Geschichte. Viele Stellen haben mich an Reportagen erinnert, in die die Journalistin nicht mehr reinschreibt, als sie recherchieren konnte. Für sich genommen ist das alles toll. Für einen Roman hätte ich mir etwas mehr Zeit für einzelne Personen gewünscht. Manche Personen hingen auch nur sehr lose am roten Faden. Vielleicht wäre für sie ein eigener Roman besser gewesen.
Gut fand ich wiederum, dass alles sehr realistisch wirkte. Natürlich mag der Protest etwas überspitzt sein. Aber nach dem Klappentext hatte ich mit bösen, gewalttätigen Polizisten und idealisierten Kindern gerechnet. Ich dachte erst, das hätte mit unterbewussten Vorurteilen gegenüber Algerien zu tun, aber mittlerweile denke ich, dass Bücher und Filme einfach sehr oft genau so funktionieren. Und zwar egal, ob sie in den USA, Indien, Ägypten oder Deutschland spielen. Extreme verkaufen sich halt gut. Die Autorin hat hier dagegen Wert darauf gelegt, niemanden dermaßen zu überhöhen. Klar sind mir die Steine werfenden Kinder sympathischer, als die völlig überraschten Generäle, die glauben im Recht zu sein. Aber jeder hatte Motive, die der Leser auch erfährt.
Spannung: Trotz der vielen Perspektiven, läuft doch immer wieder alles auf die Proteste der Kinder zu. Und das Thema ist so wunderbar universal, dass sich einfach jeder reinfühlen kann. Die gleiche Geschichte hätte überall auf der Welt stattfinden können. Und die Kinder hätten überall das gleiche Ziel gehabt. Nur die Interpretationen und Geschichten der Erwachsenen würden sich unterscheiden. Da kommt unweigerlich Spannung auf. Außerdem regt die Geschichte zum Nachdenken an.
Empfehlung: Das Schöne an dem Buch ist, dass Du keinerlei Vorkenntnisse über Algerien oder irgendwas anderes brauchst. Neugierig auf verschiedene Menschen und Gesellschaftsschichten solltest Du aber schon sein. Wenn Du das bist, empfehle ich Dir das Buch uneingeschränkt weiter.
Livre touchant qui nous prouve que peut importe la cause, on doit se battre si l'on veut en sortir vainqueur. Chaque personnages ont une particularité. J'ai tout particulièrement adorée Adila, la moudjahida. Voir les généraux s'en sortir comme cela me fait tout autant rager qu'eux ! Et puis l'incident, on en parle ? C'est clairement flagrant que c'était un coup orchestré ! Rien qu'à la manière dont l'un des gendarmes a bouclé l'affaire laisse à désirer... Très belle découverte en tout cas qui nous rend nostalgique d'une Algérie plus jeune. Hâte de découvrir d'avantages les œuvres de Kaouther Adimi.
Eine Brache in der Cité du 11-Décembre, in der Banlieue von Algier. Sie gehört den Kindern und Jugendlichen des Viertels; sie nutzen sie als Bolzplatz, spielen Fussball bei Sonne, Regen oder Schlamm. Bis eines Tages zwei Generäle auftauchen – sie beanspruchen das Grundstück für sich und wollen dort ihre Villen bauen. Sie haben allerdings nicht mit dem eisernen Willen der Kinder gerechnet, die ihren Platz mit friedlichem Protest verteidigen und organisierten Widerstand leisten.
«Dezemberkids» ist ein schönes Märchen im Stile David gegen Goliath. Über Figuren aus verschiedenen Generationen und Gesellschaftsschichten werden die politischen Entwicklungen in Algerien dargelegt und Kritik an der noch immer verbreiteten Korruption geübt. Wahnsinnig tiefschürfend oder persönlich ist die Geschichte allerdings nicht.
J'ai bien aimé le thème de la corruption et de la difficulté à la combattre, et surtout le contexte politique et historique, mais les personnages ne m'ont que moyennement convaincue. Tout est présenté un peu trop simplement à mon goût, sans grandes surprises, le style est assez uniforme et l'approche plutôt explicative.
Pas mal, mais surtout parce que ça m'a permis d'apprendre des choses sur l'histoire de l'Algérie. L'histoire reste anecdotique et les personnages un peu plats ? Les gamin·es parlent comme leurs parents qui parlent comme les généraux, bizarre quand même.
On suit dans ce roman 3 enfants dans leur combat contre 2 généraux qui veulent leur prendre le terrain de football de leur quartier le 11 décembre 1960. L’apparition de ce roman coïncide le mouvement de 22 février en Algérie, le point en commun entre le roman et le mouvement est l’injustice du pouvoir, l’arrachement une terre pour faire construire des villas, et deviser notre terre l’Algérie entre eux et en faire ce qu’ils veulent. À travers l’histoire, on aperçoit la difficulté du dialogue entre la génération qui a participé à la revulotion de 1954, la génération qui a souffert de la décennie noire, et la nouvelle génération qui rêve d’une Algérie meilleure, démocrate et libre, et qui n’a peur de rien. Ce qui m’a un peu dérangé, est que l’écrivaine veut aborder pleins de sujets à la fois et ceci dans peu d’espace: l’Algérie après l’indépendance, la décennie noire, Boumedien, Bouteflika, on sent qu’elle voulait parler de tout. En tout les cas, l’histoire est captivante, avec beaucoup de messages et vérités.
Les petits de Décembre est un roman sensible, sur une Algérie où pèsent corruption, violence et abus de pouvoir, où les espoirs de l’indépendance ont fait long feu, et où les nouvelles générations sont empêchées. Mais Kaouther Adimi nous offre un roman où les enfants agissent et refusent de se laisser enlever ce qui est à eux.
Une histoire sociale, sensible, dans laquelle on retrouve l’Algérie depuis l’indépendance. Des hommes corrompus, une génération soumise et une autre révoltée prête à se battre. Dans ce roman, la peur et la lâcheté font face à la fraîcheur d’enfants capables de tout ! Un très bon roman sur l’Algérie contemporaine.