La fille ne regardait pas l’objectif, d’ailleurs elle ne regardait rien, à part peut-être une pensée, un regret, un projet? à l’intérieur d’elle-même. Elle ne souriait pas. Elle était tout simplement absente. En quelques jours, une foule innombrable de gens croisa ce visage. Et tous se dirent qu’elle avait l’air de poser pour son propre avis de recherche.
Lorsqu’elle constate la disparition de sa fille Adèle, seize ans, Marion panique. Fugue? accident? Elle prévient son ex-mari, la police… Au fil des heures, l’angoisse croît. Adèle reste introuvable. Quelques jours plus tard, un attentat perpétré par Daech au Forum des Halles tue vingt-cinq personnes. Et si Adèle faisait partie des victimes? Sans relâche Marion appelle les numéros verts, les ministères, scrute la presse, les réseaux sociaux, traque les moindres indices… Jusqu’au jour où, sur une image saisie par une caméra de surveillance, elle reconnaît Adèle, dissimulée sous un hidjab… Sidération, incompréhension, culpabilité. L’inexorable quête d’une mère pour retrouver sa fille commence.
" La dernière fois que j'ai vu Adèle " d'Astrid Eliard ( 218p)
Ed. Mercure de France
Bonjour les fous de lectures....
Quand une jeune ado en pleine crise bascule dans la radicalisation... le parcours d'une mère larguée.
La vie de Marion n'est pas vraiment rose. Son couple s'est disloqué et elle tente de gérer deux enfants en pleine crise d'adolescence. Un jour elle constate la disparition de sa fille Adèle , 16 ans et réfractaire à tout depuis plusieurs mois. Panique générale, tout le monde se retrouve sur le pied de guerre, en vain ... pas de trace de la jeune fille. Jusqu'au jour où sa mère la "reconnait" lors d'une émission télévisée relatant les récents attentats survenus à Paris. Voilée de la tête aux pieds... pas de doute , c'est elle ...Adèle s'est radicalisée .... Marion sombre , coule...
On referme se livre la peur au ventre ... cette histoire pourrait nous arriver à tous. Le choix d'Adèle et sa fuite sont très peu évoqués dans ce récit qui se focalise surtout sur la descente aux enfers des parents et sur le ressenti des différents protagonistes ayant fréquenté la radicalisée. Personne n'a rien vu, rien anticipé ... Adèle était mal dans sa peau certes, mais comme des milliers d'adolescents de son âge , ni plus, ni moins semblait-il .
L'écriture nerveuse tient le lecteur en haleine du début à la fin. Nous souffrons avec cette mère complètement larguée dont la complexité des sentiments est parfaitement décrite.
A aucun moment l'auteur ne prend parti, ne juge la mère ou la fille. Elle se contente de raconter cette tranche de vie d'une famille banale ravagée en quelques semaines et de terminer sont récit sur ces deux questions ... Un jour Marion pourra-t-elle pardonner ? Un jour pourra-t-elle comprendre?
Ne cherchez pas les réponses dans le livre .. et vous ? si vous aviez été Marion ?
3,25/ ce n'était pas mauvais du tout et j'ai été étonnée par la façon dont le terrorisme a été abordé, je m'attendais plutôt à un roman policier et j'ai été assez surprise. après, j'ai trouvé que l'histoire suivait assez un modèle de évènement grave-creux-évènement grave-creux-... et c'était assez dommage. j'ai bien aimé la lecture mais je n'ai rien ressenti de très spécial non plus
C’était long à démarrer, c’était attendu (j’ai deviné l’histoire très vite), mais après c’était un peu mieux Juste ça me met mal à l’aise qu’une blanche parle du djihad🫥
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Je n'ai pas forcément aimé ce livre. En fait, je suis un peu frustrée et déçue car je m'attendais à adorer et avoir un coup de coeur pour ce livre alors que ce ne fut pas du tout le cas. J'ai trouvé l'histoire un peu étrange enfin non pas que le djihadisme doive être présenté de manière normale car il ne l'est pas du tout mais justement, j'ai trouvé étrange la manière dont ce sujet est abordé. Et puis le comité et tout ça j'ai trouvé ça bizarre. Mais sinon je trouve que tout ce qui touche au terrorisme est peu abordé dans les livres en général enfin je connais peu de livres sur ça donc c'est good. Peut-être que c'est que je ne m'y connais pas et que je ne me rends compte de rien mais bref voilà. J'avoue ne pas être renseignée sur ce sujet donc je ne me rends pas forcément compte... En tous cas je sais que ce livre a du potentiel et je comprends qu'on puisse l'adorer. Tout de même, je le conseille. Mon avis et ce que j'en ai pensé est beaucoup dû au fait que je l'ai lu sur une période de temps très étendue.
3.5 Un sujet difficile à traiter je pense sans l'avoir vécu. L'écriture est agréable et j'ai apprécié que l'autrice n'essaye pas d'expliquer le pourquoi mais juste de raconter les évènements.
"C'est incroyable le courage qu'il faut pour dire les choses qui ont besoin d'être dites, alors on passe son temps à tout embrouiller..."
"Elle voudrait qu'ils parlent; il n'y a que la parole pour conjurer la peur, non? C'est ce qu'elle se disait, petite fille, quand elle dormait chez sa grand-mère, dans une chambre trop grande et trop sombre, où se cachaient, dans les replis de l'obscurité, mille choses effrayantes, des créatures indéterminées dont elle ne devinait que les extrémités crochues et dentues. Alors elle parlait, toute seule, à voix haute, et finissait par s'endormir, la bouche pleine de mots."
"-Pardon... on vit de tels événements..., dit- elle moins pour s'excuser que pour lier conversation et satisfaire cet irrépressible besoin de trouver une part fraternelle chez le premier inconnu qui passe, alors qu'on fusille des passants en plein Paris."
Bonne idée de fond mais aucun suspens… on est pas pris dans l’histoire. l’auteur aurait pu capter le spectateur en exposant le point de vue de tous les personnages (comme elle le fait par moments) et pas en se focalisant uniquement sur Marion et ses ressentis. Pas mal de clichés littéraires, je n’ai pas accroché au style qui m’a fait sauter des descriptions, ça manque d’émotion et d’âme à mon goût… je trouve ça dommage car avec un tel sujet on peut faire ressentir plus de choses au lecteur.