『검은 개가 온다』는 우울증이나 공황장애와 같은 정신질환이 의지의 문제가 아닌, 심신의 고통과 사회적 기능 손상을 일으키는 질병이라는 문제의식에서 출발한다. ‘검은 개’로 은유되는 우울증은 이미 현대사회의 고질적인 문제가 된 지 오래이며, 현대 한국인의 우울과 불안은 사회 곳곳에서 심각한 부작용을 초래하고 있다. 작가는 정신질환을 바라보는 사회의 편견, 우울증을 약물로 치료하는 것에 대한 상반된 입장, 그로 인해 야기되는 혼란 등 정신질환 문제를 두 건의 살인 사건을 통해 다각도로 풀어낸다. 또한 타자로 분류되는 우울증 환자가 나와 결코 다른 존재가 아님을 역설한다. 철저한 감수를 거친 사실적인 설정은 독자들이 미처 알지 못했던 내 주변인, 혹은 가족의 가면 뒤에 숨겨진 진짜 얼굴에 관심을 갖게 할 것이다.
I did not enjoy this one as much as I thought I would. I wouldn’t recommend this book to everyone since some topics could be triggering: depression, suicide, suicide attempt, mental health, anxiety, and such.
It’s the first time that I’m reading a mystery novel which deals with depression. It’s crystal clear that the author has done a lot of research on the subject so that she would not spread misinformation and she did teach me a thing or two about mental health. But sometimes the author does give a lot of information which can feel overwhelming and that’s where I had trouble being captivated by the book. Her explications are also a little bit repetitive, which doesn’t help.
Alongside depression, Song also talks a lot about Korean society. Through the character of Jeon Hak-soo, she shows how much pressure one can feel because of work as well as the competition that there is between people. But the pressure doesn’t stop at work. Being a father, he is also the breadwinner since his wife quit her job when she became pregnant. Even though Song denounces Korean society, I feel like it could apply to every country even though it seems to reach its peak in Korea. Through Sol Lisa though, a 21-year-old student who dropped out of university, Song is portraying another generation, and yet it still faces more or less the same issues.
It was an interesting book, but I feel like there was too much info-dumping about the subject of depression which overshadows the mystery elements of the novel. It slows the pacing, and the mystery is not the main point anymore which was unfortunate. The ideas were there but it wasn’t executed well. I guess the end early on so I wasn’t really surprised when everything was revealed at the end.
Deux hommes se croisent dans l’escalier de leur immeuble. Une dispute s’engage, et l’un des deux finit par massacrer son voisin à coup de poings. Un jeune avocat stagiaire est chargé par son cabinet de trouver au meurtrier des circonstances atténuantes et de comprendre comment cet homme tranquille anéanti par la dépression a pu commettre l’irréparable. Deux mois plus tard, le corps décomposé d’une jeune femme est retrouvé dans la montagne. Les deux policiers chargés d’élucider ce crime découvrent que la jeune femme souffrait d’une sévère dépression. Les deux enquêtent se télescopent et débouchent chez un homme au charisme important ayant créé un blog et un groupe d’actions farouchement opposés aux antidépresseurs, l’AAD… Cette double enquête est passionnante et brillamment menée. La dépression (surnommée « mon chien noir» par Churchill) est très répandue en Corée ; le sujet est très bien traité, et en dit long sur la société Coréenne qui fait peser sur ses habitants une grosse pression de réussite. Si bien que ceux qui sortent un peu de ce moule en éprouvent de la honte, et n’osent pas toujours avouer leur faiblesse et se faire soigner. « La Corée est un pays malheureux », déclare l’autrice. Sans condamner les anti-dépresseurs, Song-Si-woo en évoque les effets pervers et les échecs dans la guérison des patients. Elle cite par exemple les noms d’auteurs de tueries collectives aux Etats-Unis (comme Columbine) qui étaient sous anti-dépresseurs au moment de passer à l’acte. Mais ces réserves sont compensées par l’échec de la solution visant l’arrêt total des traitements prônée par l’AAD. La dépression reste un mal très difficile à soigner ! S’il est bien documenté, Le jour du chien noir n’est en rien démonstratif : c’est un polar très prenant et addictif ! Y aura-t-il une suite, comme la fin peut le laisser supposer ?
Une intrigue un peu trop prévisible, des descriptions très répétitives au niveau des personnages. Ça m'apparaît davantage comme une exploration psychologique que comme une intrigue policière.
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Le Jour du Chien Noir ? "Encore un livre que j'ai souvent croisé en librairie à sa sortie, puis plus du tout après et que j'ai regretté de ne pas avoir pris à ce moment-là. Alors quand l'occasion s'est à nouveau présentée, je ne l'ai pas laissée passer."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Alors qu'il cherche les raisons qui auraient pu pousser son client au crime, un jeune avocat va découvrir l'univers de la santé mentale, sa complexité et se retrouver mêlé à une enquête sur la mort d'une jeune randonneuse..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Le chien noir, c'est la dépression. Si ce n'est pas un sujet qui vous intéresse, si la psychologie ce n'est vraiment pas votre truc, passez votre chemin parce que ce qui m'a rendu le livre passionnant, vous le rendra barbant. Aussi bien l'avocat que les policiers vont devoir enquêter dans le milieu de la santé mentale, rencontrer plusieurs spécialistes, plusieurs patients et de nombreux passages parlent de ce qu'est la dépression, de comment on vit avec, de quelle manière on essaie de la soigner. La problématique de la Corée du Sud s'ajoute à l'équation, où se soigner, demander de l'aide, reste honteux, mais honnêtement, ce n'est pas si différent chez nous. Pour toutes ces raisons, j'ai adoré ce roman et je n'arrivais pas à en décrocher même s'il me fallait parfois un peu de temps pour digérer tout ça.
Côté enquête, il y a quelques faiblesses, quelques éléments assez évidents qu'on aurait aimé voir exploités plus tôt par les enquêteurs et dès la moitié du roman, j'avais l'impression d'avoir toutes les clés du dénouement mais..."
Et comment cela s'est-il fini ? "Mais si je ne m'étais pas trompée sur tout ce que j'avais compris, je n'avais pas vu venir l'essentiel et j'ai adoré la dernière révélation. Décidément, pour moi, un très bon policier psychologique."
Un scénario qui me paraissait intriguante et originale, au final le meurtre et la notion de gourou et de secte est extrêmement secondaire à l'histoire. La culpabilité de Kim Yeol et son implication m'ont paru assez évidente très tôt dans l'histoire et c'était frustrant de voir l'auteur tourner en rond et ne jamais avancer. Les diverses histoires, sensées être connexes d'après la construction du roman ne sont finalement liés que de manière très superficielle et l'une des affaires qui paraît principale est en réalité complétement oublié pour la grande majorité de l'histoire.
Le personnage de Kim Yeol était aussi terriblement cliché, ce personnage de psychopathe manipulateur capable de mener chaque personne au suicide, ses motivations étaient extrêmement faibles et le personnage en lui même était si peu développé que c'en était risible.
Cependant la construction du roman avec les points de vue alternants entre les divers personnages étaient extrêmement intéressants et la plongée dans la dépression et sa vision dans la société coréenne ont permis de donner un peu d'intérêt à l'histoire
This entire review has been hidden because of spoilers.
Bon roman. Juste sur le fond. Récit très cohérent et bien mené. Malheureusement, quelques longueurs sur les réflexions des uns et des autres sur la résolutions de l'enquêtes qui auraient facilement pu être corrigées.
Depression; social stigma in Korea, use of anti-depressants and side-effects, suicide The motif of 'Black dog' as symbol for depression comes from quote by Winston Churchill.