bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte un nom : le lac aux suicidées.
Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l'affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.
Un homme l'intrigue : Mike Stilth, l'immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.
L'artiste y vit entouré d'une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l'empire Stilth est attaqué.
Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?
J'ai adorée du début à la fin ! L'histoire, les personnages, les plot twist, tout est parfait. J'ai juste usé beaucoup de petits post it pour m'aider à me repérer avec les différentes timeline mais en dehors de ça, vraiment je vous conseille ce livre !
J'ai eu envie de lire ce roman dès l'annonce de sa sortie. Je connais Olivier Bal pour avoir lu sa duologie Les limbes et Le maitre des limbes et j'avais hâte de le retrouver dans une autre histoire avec d'autres personnages. Sa duologie était déjà du thriller avec une pointe de fantastique. Ici, avec ce nouveau roman, il quitte le fantastique et nous plonge dans un thriller criant de réalisme. Je me suis régalée littéralement de la première à la dernière page, pas de temps mort, pas de répit, la tension est entière du début à la fin et j'ai beaucoup aimé. J'ai retrouvé la plume que j'avais tant aimée dans les deux premiers romans, la justesse de ton de l'auteur et sa façon de prendre le lecteur par la main pour le balader dans ses chapitres avec ses personnages.
Comme je le dis à chaque fois, surtout lorsqu'il s'agit d'une histoire à suspense, je ne vais pas trop revenir sur le contenu. Je trouve déjà que le résumé remplit déjà bien son rôle, il dit juste ce qu'il faut savoir pour donner envie d'ouvrir le livre. Et puis, ce serait dommage de gâcher l'effet de surprise qu'a voulu créer l'auteur en en racontant de trop.
Dès le prologue, l'auteur plonge le lecteur dans une scène palpitante où se pose la question du devenir du personnage. Ça commence donc très fort. Par la suite, on retourne deux mois en arrière et c'est là que tout commence. Clara Miller est une jeune femme journaliste, retrouvée morte dans un lac de la forêt du New Hampshire. Un suicide qui aurait pu passer inaperçu s'il n'y avait pas déjà eu d'autres jeunes femmes retrouvées mortes dans les mêmes circonstances et au même endroit. Paul Green, journaliste lui aussi, décide de mener une sorte d'enquête. Il a bien connu Clara lorsqu'ils étaient étudiants et a toujours eu pour elle des sentiments profonds, bien que tout soit resté au stade du platonique. Il ne croit pas du tout à la thèse du suicide. Surtout en sachant qu'à quelques kilomètres du lac se trouve la propriété d'une star du rock, Mike Stilth. Ce chanteur vit dans une propriété qui est une véritable forteresse. Il y vit avec ses deux enfants, Noah et Eva, qui sont surprotégés et n'ont pas le droit de sortir de l'enceinte, ils n'ont même pas le droit de se promener dans le domaine car de nombreux paparazzis rôdent autour et guettent le moindre mouvement pour avoir la photo qui leur vaudrait le succès. Dans cette propriété, tout est pensé pour que les enfants n'aient pas envie de sortir, ils ont même un parc d'attraction. Mais une aile de la demeure reste inaccessible pour eux, il s'y passe des choses qu'il ne vaut mieux pas qu'ils sachent, Mike y est un autre homme avec son fidèle ami Caan. Mike est entouré de garde du corps, et d'une attachée de presse, Joan, qui mène la carrière de la rock star de l'extérieur et règle les moindres problèmes d'une manière radicale.
Donc, la proximité de cette personne hors du commun de ce lac appelé le lac aux Suicidées, pousse Paul à avoir des soupçons sur lui et à vouloir en apprendre plus. Il va mener son enquête en côtoyant un des paparazzis qui vit autour de l'enceinte. Mais Paul n'est pas au bout de ses surprises et va même mettre sa propre vie en danger...
Je n'en dirai pas plus, c'est déjà largement suffisant, j'espère ne pas en avoir trop dit. Quand j'aime une histoire, j'ai parfois du mal à me retenir et à être un peu trop bavarde. Olivier Bal va ainsi donner la parole à plusieurs de ses personnages, à Paul bien sûr, mais aussi à Mike, Joan, Noah et même Clara. Comme on dit, c'est un roman choral, j'aime beaucoup car ça permet d'avoir les opinions de chacun sur une même situation, et d'ainsi mieux comprendre leurs faits et gestes et leurs pensées. En plus, son choix narratif est celui que je préfère. En effet, il a choisi d'utiliser la première personne du singulier pour faire parler ses personnages. J'aime beaucoup ce procédé, ce « je » me permets de me mettre dans la peau de chacun des protagonistes, de ressentir au plus près la moindre de ses pensées, de savoir ce qu'il se passe dans sa tête. Et dans un thriller psychologique comme celui-ci, ce choix de narration est vraiment très important pour faire ressentir au mieux la moindre des émotions. Je me suis ainsi retrouvée dans la tête de Paul, Mike, Joan et les autres, j'ai vu la situation de manières différentes. Et ce qui m'épate toujours au niveau de l'écriture de l'auteur, c'est qu'on sent bien la différence entre les différentes personnalités, leurs réactions ne sont pas les mêmes, leurs caractères non plus. L'auteur arrive à se dédoubler et à rentrer ainsi dans la peau de chacun. C'est un exercice qui à chaque fois, me rend baba.
En plus de varier entre les protagonistes, on va également osciller entre plusieurs dates. On est essentiellement en 1995, au moment de l'enquête de Paul, on remonte un peu en 1993 avec Clara et on avance dans le futur, en 2006, avec Noah, Eva et Joan. Ces changements d'époque sont importants pour bien comprendre les faits et leurs répercussions sur l'avenir.
Tous ces changements de dates, de personnages, donnent beaucoup de rythme à la lecture, en plus d'être très prenante par le contenu de l'histoire en elle-même. On quitte un chapitre avec de nouvelles informations, de nouveaux faits, pour en commencer un autre, et on a qu'une envie à ce moment là, c'est de vite retrouver le personnage qu'on vient de quitter pour savoir ce qu'il va se passer par la suite. C'est également une façon de faire de la part des auteurs que j'aime beaucoup. Il rend la lecture encore plus addictive, le suspense encore plus puissant.
Je me suis très vite attachée à chacun des personnages, même les moins sympathiques, ils ont chacun des blessures en eux qui font qu'on les comprend, on ne s'apitoie pas pour autant sur leur sort, mais on arrive mieux à discerner pourquoi ils agissent ainsi. Olivier Bal n'épargne aucun d'eux, ils ont tous un parcours de vie difficile, un présent compliqué, ils souffrent, sont marqués par la vie, ont besoin de calme mais ne le trouvent pas. J'ai vraiment aimé tout le monde crée par l'auteur. Mike Stilth, par sa phobie du monde, son esprit de surprotection de ses enfants, la façon dont il les a eus, m'a beaucoup fait penser à Mickaël Jackson, avec un côté sexy et sensuel en plus. La propriété avec le parc d'attraction, les enfants qu'il invite pour jouer avec les siens, l'absence de mère, l'ultra protection, les paparazzis qui s'arrachent le moindre de leurs mouvements, tous ces faits ont beaucoup de similitude avec le chanteur de Thriller. Olivier Bal a su s'inspirer de plusieurs rock stars pour composer Mike Stilth. C'est une personne qui aurait pu exister dans la réalité, les faits qui se passent dans le roman pourraient très bien se passer dans la vraie vie. C'est ce qui rend aussi cette histoire très prenante et émouvante, j'ai vraiment cru qu'en faisant des recherches sur Google, j'allais trouver un Mike Stilth ou une Clara Miller. C'est une des grandes forces de Olivier Bal, arriver à faire plus vrai que nature. Je me suis pris avec ce livre une vague de souvenirs de mes années 90 à moi, avec du son pop rock que j'aime encore écouter. Une belle plongée dans de belles années. L'auteur sait donner de l'épaisseur et de la densité à son récit avec ce qu'il faut de descriptions des lieux, de l'atmosphère. J'ai été remuée par beaucoup de sentiments contradictoires, ai été très touchée par les événements, par la vie de ces jeunes femmes mortes. Une histoire très forte émotionnellement, il est très difficile à mon avis de ne rien ressentir, à moins d'avoir un cœur de pierre...
Olivier Bal confirme avec ce roman son talent d'écrivain. Le bandeau sur le livre dit que c'est une nouvelle voix du polar français, et pour une fois, c'est très juste. Je me méfie toujours de ces phrases sur les bandeaux, souvent là pour magnifier le tout, mais même si c'est le cas ici, Olivier Bal fait partie de ces auteurs sur lesquels on va pouvoir compter dans le monde du thriller et du suspense, tout comme Olivier Norek, Bernard Minier et autres grands noms qui font l'actualité régulièrement et que j'aime lire et retrouver. Notez bien ce nom si vous ne le connaissez pas encore. Il a su se renouveler depuis Les limbes, il est sorti du fantastique pour créer un thriller très réaliste. Ça ne doit pas être facile de sortir d'une histoire aussi marquante que les Limbes et d'en créer une nouvelle, c'est en tout cas un pari réussi, L'affaire Clara Miller est un thriller à ne pas rater.
Je pense que vous l'aurez compris à la fin de cette chronique, j'ai beaucoup aimé cette lecture qui a été très captivante et intéressante. Elle s'est faite rapidement, elle m'a crée quelques insomnies, je n'arrivais pas à lâcher mon livre pour dormir, tellement je voulais savoir. La fin ne m'a pas déçue du tout, elle correspond exactement au reste de l'histoire. C'est un très beau coup de cœur, tout comme sa duologie, je pense que je ne vais pas oublier Clara Miller de sitôt, elle et son histoire resteront gravés en moi un moment. Je n'ai maintenant qu'une hâte, c'est de lire un nouveau roman d'Olivier Bal, mais là, je crois qu'il va falloir que je patiente un peu, il faut quand même lui laisser le temps de l'écrire et de l'imaginer, car pour fournir une histoire si précise et bien menée, il doit lui falloir quelques heures de travail très prenantes. Je prendrai donc mon mal en patience et je reste à l'affut sur les réseaux de nouvelles concernant Olivier Bal. Un auteur à suivre assurément. Je ne peux que vous conseiller de le faire et de lire ses romans, si vous n'aimez pas le fantastique, lisez celui-ci, si une touche de fantaisie ne vous dérange pas, lisez aussi Les limbes qui m'a marquée à un point...
Ce roman est le 1er thriller, hors auto-édition (Mille morts), de l'auteur (alors oui, il avait publié avant la duologie des Limbes, mais je la classe plutôt en roman fantastique (voire thriller horrifique)). C'est peut-être pour ça qu'il m'a manqué quelque chose dedans. En fait c'est peut-être aussi parce que c'est plus un roman noir qu'un thriller finalement... le twist n'en est pas vraiment un, les personnages sont tous des charognards ou des paumés, il n'y a pas à proprement parler d'enquête, sauf peut-être celle de ce journaliste, Paul Green, qui veut découvrir pourquoi Clara Miller, la femme de sa vie (qu'il n'avait pas vue depuis des années), est morte dans d'étranges circonstances lors de sa propre enquête sur le chanteur le plus connu au monde, Mike Stilth. En effet, depuis 5 ans on retrouve des femmes, souvent jeunes, mortes, dans des lacs et rivières tout près du domaine de la rock star. L'intrigue est construite sur plusieurs points de vue (Paul Green, Clara Miller, Mike Stilth, ses enfants Noah et Eva, et Joan Harlow, l'agente de Mike) et sur plusieurs époques : milieu des années 1990 et 2006. Tous les chapitres sont à la première personne et au présent, ce qui m'a beaucoup dérangée dans ma lecture, ça ne la rend pas fluide du tout et c'est peu spontané : toutes ces pensées des différents personnages formulées comme s'ils se parlaient à eux-mêmes rendaient la lecture difficile et peu crédible. Certes cette construction est assez sympa, car ça permet d'imbriquer les morceaux de l'histoire petit à petit et d'avoir plusieurs sons de cloches, mais l'abus de « je » est assez pesant, surtout lorsque les phrases sont trop saccadées. Le texte présente aussi quelques longueurs descriptives ou des pensées redondantes qui auraient pu largement être réduites. L'auteur a cependant réussi à rendre attachants tous ces personnages (qui sont à peu près tous des pourritures) ; ça a un côté dérangeant de s'attacher comme ça à des gens sans pitié, sans éthique et égoïstes, mais c'est un tour de force. le journaliste, Paul Green, revient d'ailleurs apparemment dans 2 tomes ensuite : La Forêt des disparus et Méfiez-vous des anges. Il faudra que je regarde si c'est toujours au présent et à la 1ère personne avant de les commencer, car je pense que j'aurais mieux profité de celui-ci avec une narration différente. Mon avis est donc mitigé pour ce roman : il a du potentiel, mais il manque un petit quelque chose à l'intrigue et l'écriture est perfectible.
Nous sommes sur un thriller bien pensé, mélangeant intrigue journalistique, l'histoire d'une famille, celle d'une grande star de la musique essayant de protéger ses enfants des médias, et de morts suspectes liées à la prise de drogue (mais pas que...)
Je sais que beaucoup de lecteurs ont adoré tout simplement ce livre, pour ma part, j'ai aimé le déroulement des événements, mais ma lecture a été entachée par quelques petites choses, notamment le nombre de personnages prenant les rênes dans les différents chapitres, et une chronologie découpée, cela n'a rien à voir avec l'écriture d'Olivier Bal qui est très bonne et dont j'avais aimé un précédent roman, mais c'est moi personnellement qui ai eu du mal avec ces deux aspects ce qui m'a fait lire à reculons et à poser l'ennui dans ma lecture.
Je ne compte pas en resté là et me morfondre dans une demi déception et attends tout de même un nouveau roman de cet auteur avec impatience.
« Je regarde le lac noir. Il n’y a plus un bruit autour de nous. Juste le clapotis de l’eau sur les rochers du rivage, quelques bourrasques de vent qui viennent faire frissonner les feuilles des arbres. Le lac, si avide, est-il enfin rassasié ? » Le cadavre de Clara Miller est remonté du lac aux suicidés, comme ceux de plusieurs autres femmes. Ce lac, situé près de la demeure de Mike Stilth, star adulée, idole incontestée, conduit Paul Green, journaliste au « Globe » à mener l’enquête. Pour cela, il lui faudra déterrer les secrets de la star, tenter de pénétrer la forteresse qui lui sert de domicile, approcher ses enfants, son staff, la redoutable Joan Harlow et ses gardes du corps. Que cache le magnétique Mike Stilth ? Quelles sont ses blessures ? Pourquoi garde-t-il Noah et Éva prisonniers des murs de Lost Lakes ? Olivier Bal nous entraîne dans les limbes du star système et du journalisme putassier.
La construction du roman imaginée par Olivier Bal fonctionne diablement bien : il a choisi le roman choral qui est une construction que personnellement j’adore. Chaque protagoniste y fait entendre sa voix et chacun dit « Je ». Le lecteur est donc parachuté dans sa tête, dans sa vie, mais aussi dans ses tribulations ou ses réflexions. Son intrigue est située dans le New Hampshire que j’ai eu la chance de visiter, mais aussi à Los Angeles pour toute la partie star-system, course aux étoiles. Je ne sais pas ce qu’Olivier Bal a comme expérience de la vie aux États-Unis, mais je peux vous dire que j’ai souvent adhéré aux propos et que les paillettes et les comportements californiens décrits sont d’une justesse qui va vous faire sourire. La double temporalité qu’il a choisi d’exploiter, les années 90 puis les années 2000, fait naître une tension qui monte crescendo. C’est le second procédé littéraire qui a toutes mes faveurs. Autant dire qu’en un seul livre, l’auteur a su m’attirer dans ses filets.
Sauf que… Je n’avais pas encore appréhendé l’étendue de ce qui m’attendait… S’il laisse tomber pour un temps au moins le fantastique de ses récits précédents pour s’accrocher à la glaise de la réalité, il choisit surtout de construire son intrigue autour de personnages emblématiques. Paul Green, journaliste dans un torchon de presse à scandale, Mike Stilth la star au sommet de sa popularité, Joan la femme aux dents longues, et deux enfants victimes collatérales en devenir.
Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ressentir autant d’empathie ni autant d’émotions pour TOUS les personnages qui hantent ce roman… Olivier Bal a fait un remarquable travail de psychologie pour décrire à la perfection les pensées d’abord, mais aussi les traumas de ses protagonistes et ainsi construire leurs histoires en devenir. C’est bien simple, vous ne pourrez pas ne pas les aimer. Par leurs intermédiaires, il a su créer chez moi une forme d’envoûtement littéraire, comme une sorte de maraboutage, dès les premières pages, tant et si bien qu’au fond, l’intrigue de base est passée au second plan. (cela a été mon cas, cela ne sera peut-être pas le vôtre) Je ne sais pas si cela était sa volonté, mais la force de ces personnages m’a véritablement subjuguée. Cette entrée progressive dans deux univers singuliers, la presse et la notoriété emprisonne le lecteur dans les âmes des acteurs du roman.
Par ce biais, et c’est tout à son honneur puisque c’est fait de manière talentueuse, Olivier Bal aborde des thématiques à la fois proches de nos propres préoccupations, mais aussi plus lointaines, donc un peu plus philosophiques. Ne fuyez pas surtout, nous sommes bien dans un thriller pur et dur, ancré dans des réalités qu’elles soient comparables aux nôtres ou éloignées. Ainsi, le succès, la gloire, l’argent, la reconnaissance de ses pairs rend-il heureux ? Les foules en délire, les fans féminines qui se pâment ou tombent dans les pommes peuvent-elles effacer les manques d’affection de l’enfance, les traumas subsistants, le déficit de bienveillance ? L’argent permet-il la liberté ? Justifie-t-il l’enfermement dans le but de protéger ceux qu’on aime ? D’ailleurs, qu’est-ce dont ce concept de liberté ? C’est quoi la « vraie » liberté ? Tout cela est développé par Olivier Bal rien qu’en évoquant le personnage de Mike. Il utilise la même technique à travers le journaliste Paul Green. « Ce qui intéresse Kelton, ce n’est pas l’information elle-même ni sa véracité, non… Ce qu’il souhaite, lui, ce sont des révélations ! Faire frétiller le cœur des centaines de milliers de lecteurs du Globe qui, à la lecture de ce ramassis d’ordures, se disent que, finalement, leur vie misérable n’est pas si mal. » Le journalisme qui fouille dans les poubelles, qui harcèle, toujours à recherche du scoop en se fichant complètement du mal que cela pourrait engendrer sur la personne concernée. Mais là aussi, l’auteur ne s’arrête pas à ce simple constat, il réserve à Paul un autre destin que celui qu’il s’était lui-même imaginé.
« L’affaire Clara Miller » est une photographie précise d’une époque, une belle façon « d’attraper le brouillard du passé » en se plongeant dans les mystères de Lost Lakes, de ce lac imprégné de secrets, de ces vies singulières qui finissent par vous obnubiler. Olivier Bal signe ici un roman hypnotique, mais tellement stimulant qu’il en devient impossible à lâcher. J’ai envie de le citer encore une fois : « La mort, c’est une fin. On s’éteint, notre corps n’est plus là, mais notre âme, elle, reste autour des gens qu’on aime. Je pense qu’on vit toujours un peu, tant que les gens se souviennent de nous… » Un sentiment un peu identique lorsque l’on quitte ses personnages…
C'est un de ces récits qui ne s'explique pas, qui se lit pour comprendre. Un de ces livres où tu te retrouves intégré à chaque mot, à chaque ligne. Où chaque personnage te devient propre, t'appartient et que tu n'as surtout pas envie de quitter. Si tu veux pénétrer dans le monde d'une star adulée, entendre le crépitement des appareils photo planqués, voir des chacals prêts à tout pour obtenir LA photo ou LE scoop. Si tu veux voir le revers de la médaille de la célébrité alors tu en auras pour ton argent et bien plus encore. Si tu avais un doute quant au bonheur qu'apporte la célébrité, je peux t'assurer qu'il sera balayé en un tour de main par ce récit. Olivier te décrit avec brio et une précision incroyable (On se demande d'ailleurs s'il n'a pas été une star dans une autre vie 😜 ) la célébrité qui emprisonne, qui rend fou, qui rend seul, qui n'est source que de malheur et de misère malgré l'argent qui coule à flots. "L'affaire Clara Miller" c'est l'histoire d'un monde qui n'est pas le mien et très certainement pas le tien (ou, alors manifeste-toi 😜). Un monde fait de stars et de paillettes, de sexe, de drogues et de rock'n'roll. Un monde où le fric coule à flot, où tout est achetable. Un monde envié d'une star adulée. Un monde pourtant pourri jusqu'à la moelle. Un monde disséqué au travers d'un récit puissant, fort et parfois même gênant au travers de descriptifs saisissants, dur et à la fois profondément humain. Tu découvriras à quel point il est pathétique d'en arriver à de tels extrêmes que ce soit d'un côté ou de l'autre du mur surmonté de barbelés. Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas retrouvée aussi immergée dans une histoire, proche des personnages, ancrée dans une histoire. J'ai vécu avec tous ces personnages, j'ai souffert avec eux, je me suis insurgée avec eux, j'ai eu pitié. J'ai éprouvé du dégoût, de la tristesse, de l'incrédulité face à cette humanité placée sous les projos ! De saut d'époque en saut d'époque tu découvres cette grande fresque qui va bien au-delà du simple thriller. Tu apprendras à connaître chaque protagoniste. Une chose m'a, d'ailleurs, frappée que j'ai trouvé excellente. Il n'y a pas, à proprement parler, de héros ni d'héroïne. Chaque personnage a son importance sans que l'un ou l'autre ne prenne le dessus. Ils sont tous là avec leur vie, leur passé apportant de l'eau au moulin de l'histoire. Tu verras que chaque chapitre est la voix de l'un d'eux à la première personne pour t'apporter leur vision, leur son de cloche qui te permettra d'appréhender tous les tenants et les aboutissants. La voix des enfants a été, pour moi, particulièrement perturbante. Une voix d'enfants qui ont grandi dans des prisons dorées, dans des vies solitaires pourtant entourés de dizaine de personnes à leur service. Tu verras que la fabrication d'un mythe, c'est tout un art. Que le gérer en est un aussi. Tu suivras cette mise à nu de tous ceux qui, dans l'ombre, tentent de préserver l'humain derrière la star et sa famille, des chacals, des charognards, des paparazzis, des fans du monde entier qui veulent tout. Tu assisteras au fil des pages, en live et en stéréo, à la montée de débauche, à la dérive totale. Tu resteras sans voix face à l'auto-destruction. Tu sentiras la douleur dans ce faste qui n'est que poudre aux yeux. Tu en auras même l'image grâce à ce style très imagé, très cinématographique. Tu auras même droit aux odeurs ... "L'affaire Clara Miller" ou quand la célébrité te transforme en une machine à faire du fric et que tout ton entourage est prêt à tout pour que la fontaine ne se tarisse pas... Crois-moi, tu auras bien du mal à faire la part des choses entre le bien et le mal ou même à déterminer qui est le plus monstrueux de tous….il n'y a rien ni personne qui soit tout blanc ou tout noir. J'ai jamais rêvé d'être une star et c'est pas près de changer... Fabuleux de bout en bout et tu l'as compris c'est à lire absolument alors confinement ou pas, commande-le où que ce soit simplement parce que c'est un livre inoubliable qui te fera passer un excellent moment en cette période difficile !
Ce livre doit être dans ma PAL depuis sa sortie et il a fallu que je m'offre le livre audio pour enfin me plonger dans cette lecture. Découverte de l'auteur qui plutôt intéressante 😄
L'auteur nous propose un roman choral où Paul, journaliste, tente d'élucider le mystère autour de la star adulée Mike Stilth. Car, en effet, Clara Miller, son amie, a été retrouvée morte dans le lac aux Suicidées. Mais elle n'est pas la seule, elle n'est ni la première et ni la dernière. Au péril de sa vie, Paul fera tout ce qui est en son pouvoir pour comprendre ce qui s'est passé... 🔍
Le prologue met immédiatement dans l'ambiance. Paul se fait tuer. Mais comment en est-il arrivé là ? C'est parti de la découverte de Clara Miller et le message d'au secours qu'elle lui avait adressé avant son décès. Pas de doute, ce n'est pas un suicide. Paul va découvrir que le cas de Clara n'est pas isolé. Et découvre d'autres « suicides ». Si Clara n'avait pas dit à Paul sur quoi elle travaillait, jamais le lien entre ces suicides et Mike Stilth n'aurait pu s'établir 😨
J'ai été plutôt perturbée par la direction qu'a prise ce livre. Avec un titre pareil, je m'attendais à une véritable enquête. Enfin, que l'enquête serait au centre de l'histoire. Au lieu de quoi, même si elle débute par Clara, elle ne se poursuit pas vraiment par elle. Tout tourne autour de Mike Stilth, de la drogue, et de son domaine Lost Lakes. Comme je l'ai indiqué plus haut, c'est un roman choral. L'auteur nous offre les points de vue de Paul, Joan (l'agente de Mike), Mike mais aussi ses enfants : Noah et Eva. Il alterne aussi entre deux époques : 1995 et 2006. Avant et après la mort de Mike 🤨
C'était agréable d'écouter cet audio avec non pas un, mais deux lecteurs. J'ai vraiment beaucoup aimé, c'était extrêmement bien retranscrit. Bien que je m'attendais à autre chose de cette histoire, j'ai aimé l'intrigue et sa construction. Je n'y ai pas trouvé de suspense, il m'a semblé facile de deviner les choses et surtout la finalité. Même si on a une explication pour le titre à la fin, je trouve que ce livre le porte très mal et qu'il induit à la confusion. Du moins, c'est mon avis 😌
J'ai aimé le personnage de Paul qui, malgré ses défauts, tente de faire le bien. Un homme sensible mais fort à la fois, car il ne lâche absolument pas le morceau. Au péril de sa vie, il ira terminer son enquête et découvrir la vérité. J'ai beaucoup aimé son humour, ça m'a fait penser au personnage mythique de Harlan Coben, Myron Bolitar 🥰 À l'inverse, j'ai eu beaucoup de mal avec la vulgarité ambiante. Je crois que je n'ai jamais lu autant de grossièretés d'un coup dans un livre ! 😂 Certains passages où il est question de drogue, de filles et de fête, m'ont fait penser à quelques contes interdits. C'était déstabilisant. Peut-être un peu redondant au bout d'un moment 😬
À la fin de ma lecture, je ne sais toujours pas si j'ai aimé Mike Stilth ou pas. C'est plutôt mitigé. Qu'ajouter de plus ? Je n'ai pas été vraiment surprise mais j'ai plutôt apprécié ma découverte de l'auteur 😊
Le propre d’un auteur est de nous raconter des histoires. Beaucoup le font bien, mais certains font mieux encore.
Et Olivier Bal fait partie de ceux-là.
Avec L’Affaire Clara Miller, il ne se contente pas de nous offrir un très bon polar, il nous le fait vivre et ressentir.
Grâce à des personnages forts, marquants, tous très bien travaillés. On les aime, on les déteste, pour certains c’est même les deux à la fois, mais ce qui est sûr c’est qu’ils nous resteront longtemps en mémoire.
L’intrigue, elle, est tout simplement captivante.
Le mystère du Lac Aux Suicidées est loin d’être le seul de ce polar, et si le roman est riche de questions, l’auteur, lui, ne se disperse en rien et il ne perd son lecteur à aucun moment. Les implications des uns et des autres sont très bien développées, et les différents aspects des personnalités sont particulièrement intéressants. L’alternance des chapitres, entre les différents personnages et entre les deux périodes (1995 et 2006), crée une dynamique parfaite.
Mais, ce qu’il y a de plus fort dans ce roman, au-delà de l’intrigue prenante et de la richesse des personnages, c’est le talent avec lequel l’auteur nous imprègne de l’histoire.
Il ne fait pas que nous décrire un décor ou une époque, il leur fait prendre vie.
Un peu à la façon de R.J. Ellory, il parvient nous immerger non seulement dans une enquête, mais également dans une époque, un pays, bref, à nous transporter dans l’histoire et à nous y maintenir jusqu’à la dernière page. Dernière page que l’on tourne d’ailleurs à regret, tant on se sent bien au milieu de cette lecture.
Pourquoi Clara a t-elle terminé dans ce Lac ? Qui est réellement Caan ? Que cache le manoir de Lost Lake ? Et que s’est-il réellement passé ce fameux 19 novembre 1995 ?
Si vous voulez avoir les réponses et si vous souhaitez une excellente intrigue, avec rythme soutenu, des personnages passionnants, et une véritable atmosphère, pas de doute, il vous faut découvrir L’Affaire Clara Miller.
Un vrai et bon polar, qui vous embarquera et vous permettra de vous évader, jusqu’à sa dernière phrase.
S’il est dans votre PAL, sortez le vite. Et s’il n’y est pas encore, dépêchez-vous de vous le procurer !
Lors de ma présentation des précédents romans d'Olivier Bal, Limbes et du Maître des limbes, j'avais comparé l'auteur à Stephen King pour son imaginaire et son pouvoir à embarquer le lecteur dans cette histoire fantastique. Je confirme cette comparaison car tout comme le maître du fantastique, il sait prendre des risques, de changer de style littéraire en passant au thriller policier, mais toujours avec autant de talent et de réussite.
L'auteur n'abandonne pas totalement les mondes fantastique et onirique, puisqu'en privé, un des héros principaux, star de rock planétaire, s'adonne à la drogue. Il est alors question de vampires, drôles, mondes virtuels fantasmé, de rêves et cauchemars.
Une fois encore il nous amène une histoire bien ficelée, bien construite, aux nombreux rebondissement. S'il est un point négatif à ce roman sont les clichés du star système, du rocker cocaïnomane, et des paparazzis pourchassant la star. Mais ce défaut est compensé par l'humour et les clins d’œil de l'auteur aux affaires réelles comme un certain Harvey Weinstein, et par la complexité des personnes. On découvre au fur et à mesure des pages la multitude des facettes de leur personnalité et de leur passé.
Cependant ne vous attendez pas à un roman policier où vous mènerez en parallèle l'enquête à la recherche du meurtrier, ici vous oscillez entre le passé et le présent, la période du rocker et des paparazzis, et celui des ses enfants, sans bien comprendre comment on est passé d'une situation à l'autre. Telle est votre fil rouge dont vous devrez trouver le point de jonction.
La célébrité, les strass, les paillettes, les flashs qui crépitent, les fans, l’hystérie, les journalistes, les paparazzis, le succès, les passe-droits, l’argent qui coule à flots, le luxe… Quelle vie que la vie de « Star » !
Mais derrière cette multitude de privilèges et d’éloges, se dissimule parfois, voire même souvent, une facette plus sombre, beaucoup moins fun et glamour qu’il n’y paraît.
La solitude, la méfiance à l’égard de ces millions de nouveaux « amis » auto-déclarés, la surexposition, les traques agressives des paparazzis jamais rassasiés, les interviews foireuses, les tournées harassantes, le stress…
Ce sont-là les revers les plus communs avec lesquels les célébrités doivent composer au quotidien. Et parfois… des occurrences bien plus cruciales sont en jeu. Des secrets inavouables, un passé suspect à garder masqué, d’anciennes relations qu’il faut tenter d’oublier ou d’éloigner pour préserver sa réputation… Tant de possibilités…
Quelles sont celles dont Mike Stilth, star adulée par toutes et tous, est prisonnier ?
La drogue, l’alcool, les abus en tous genres, les excuses que l’on se donne pour essayer d’oublier nos plus grandes erreurs, erreurs parfois fatales et irrattrapables… Puis suivent les insomnies, l’angoisse, le stress omniprésent, la fatigue, les cernes de plus en plus difficiles à maquiller, les cachetons pour tenir et faire illusion, les crises de manque qui empêchent de se leurrer soi-même…
Olivier Bal dépeint à merveille cette jeunesse dite « perdue », qui ne cherche qu’à s’enivrer, qu’à oublier, à s’évader, à survivre, à « sur-vivre » et qui finit toujours par en payer le prix.
Les thèmes abordés conjointement tels que l’addiction, la parentalité toxique, la vie d’enfant de star, l’extrême urbanisation et ses mouvements de population, le racisme et la réforme des droits civiques pour la population africaine-américaine ; sont tout aussi importants et soigneusement travaillés. Cela instaure non seulement un décor, une atmosphère plus approfondis, mais accroît également le mélange des sentiments ressentis à l’égard de tous les personnages meurtris, salis et en perdition.
Olivier Bal nous propose un polar sérieux, savamment travaillé et qui, à plusieurs reprises nous donne des coups au cœur…
Mike Stilth est une star adulée de la musique et du cinéma. Évidement, entre l’image publique et celle privée, il y a la construction d’un mythe. Ça c’est le rôle de Joan, attachée de presse, nounou et main de fer à la fois, extrêmement attentive depuis le début de sa carrière. Mike a deux enfants Noah et Eva, respectivement onze ans et huit ans, qu’il garde jalousement à l’abri de tous regards, surtout des paparazzis, dans sa propriété de Lost Lakes, sorte d’immense blockhaus d’hyper luxe. Joan et Eva ne sont jamais sortis et ne rencontrent des enfants de leur âge qu’une fois par an et toujours différents pour ne pas se lier. Il va y avoir un grain de sable : Paul Green, un journaliste, va à partir d’un corps retrouvé près de la propriété mener l’enquête et déconstruire le rêve. Car, ce qui l’amène dans le sillon de ce monstre des sunlights, c’est la belle Clara, retrouvée elle aussi morte peu avant. Clara Miller, journaliste, raconte elle aussi sa version. « L’affaire Clara Miller » est un roman à six voix qui évolue entre deux époques, celle de 1985 et celle de 2006. Au début, difficile de relier les morceaux du puzzle. Puis, le roman dit choral avec ses presque cinq cents pages fonctionne parfaitement. La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Paul Green, journaliste, se donne la mission de découvrir ce qui est arrivé à son amie de jeunesse, Clara Miller. En effet, la théorie du suicide ne colle pas avec la personnalité de la jeune femme, qui menait une enquête à Lost Lakes, la villa ultra protégée de Mike Stilth.
Une enquête au cœur du succès, de ses avantages et de ses travers : drogue, sexe, meurtres… Et au milieu de tout ça, deux enfants reclus dans leur univers. Deux enfants qui vont devoir se construire au fil des années, avec des traumas encore flous.
La double temporalité et les différentes voix du roman m’ont beaucoup plu, ont permis de suivre l’évolution de chacun, d’avoir la version et la vérité de chacun, parfois partagée, parfois gardée pour soi jusqu’au bout. Je me suis très rapidement attachée aux personnages, même les plus sombres. Chacun a des blessures différentes, qui permettent de mieux les comprendre, et parfois même d’avoir de la pitié pour eux.
En bref, un thriller captivant, rythmé, sombre, avec du suspens et des mystères, et des personnages profonds et torturés. Que demander de plus. J’ai adoré. Et j’ai été encore plus ravie d’apprendre qu’il existe une suite aux aventures de Paul Green !
Livre du moment “L’affaire Clara Miller” de Oiveir Bal.
J’ai dévoré L’Affaire Clara Miller d’Olivier Bal, captivé par l’ambiance troublante et les zones d’ombre qui enveloppent l’intrigue. Dès le début, j’ai été pris par cette enquête à la frontière entre drame intime et scandale médiatique. L’auteur nous emmène dans une Amérique inquiétante, où rien n’est jamais tout à fait ce qu’il semble.
La structure du roman m’a beaucoup plu : les va-et-vient entre les époques, les différents points de vue, tout cela apporte un vrai rythme et donne de la profondeur aux personnages. Mike Stilth, l’ex-rockstar, est particulièrement marquant : complexe, abîmé, presque insaisissable. On ne sait jamais s’il faut le craindre ou le plaindre, et ça m’a tenu en haleine.
J’ai trouvé l’écriture d’Olivier Bal très fluide, efficace, sans artifice inutile. Il réussit à maintenir une tension constante, non pas avec des cliffhangers à répétition, mais avec une ambiance pesante, presque hypnotique. Ce n’est pas un thriller explosif, mais plutôt une enquête psychologique qui prend son temps pour creuser les failles humaines.
À la fin, j’ai eu l’impression d’avoir assisté à quelque chose de plus profond qu’un simple polar : un récit sur la chute, le poids des secrets, et le regard des autres.
Découverte de l'auteur pour moi et quelle agréable surprise, je ne m'attendais à rien même si le résumé m'avait bien plu et j'en finit avec mon 1er coup de cœur 2023.
Ce livre est un ovni, j'ai adoré, mais je ne serais pas détaillé mon ressenti. Il y a des livres comme ça, qui sont compliqué à expliquer. (J'suis sûr que tu vois de quoi je parle.)
13h24 de bonheur, (560 pages), je n'ai pas spécialement réussi à m'attacher aux protagonistes (sauf Paul Green) mais ce n'est pas dérangeant !
Une intrigue peut-être prévisible, mais j'avoue que je n'ai rien vu venir parce que j'étais dans le déni 😆 je me suis laissé porté un peu bêtement pour mon plus grand plaisir. Par contre les révélations à la fin euh... 😱 je n'étais pas prête !
Une histoire en doubles temporalités, 1995 moments des drames et 2006 ou il y a les répercussions (surtout au niveau des enfants) Je me rend compte que j'adore les doubles temporalités (quand elles sont bien faites)
Les deux narrateurs ont su jouer les différents rôles à la perfection pour m'immerger à 100% dans cette histoire.
C'est mon premier roman d'Olivier Bal, et je dois dire que c'est mon coup de cœur de l'année. Une découverte véritablement agréable. J'ai apprécié son style, même si, sur le papier, il aurait pu me repousser. L'idée d'avoir un chapitre pour chaque point de vue des personnages, en utilisant la première personne du singulier, n'était pas quelque chose qui m'aurait attiré au départ. Pourtant, c'est étonnamment efficace, permettant une immersion profonde dans la psychologie des personnages, qu'ils soient bons ou mauvais. Cela crée un lien fort avec eux, et je considère cela comme un véritable atout.Le style d'écriture est hypnotique, et je pense que cela aurait été efficace peu importe le sujet traité. L'histoire elle-même est captivante, sur fond de rock'n'roll, avec des chalets perdus en forêt, créant une ambiance très intéressante. Bien qu'il y ait beaucoup de drogue impliquée, l'auteur parvient à dépeindre de manière saisissante les aspects néfastes de cette réalité. Il explore également les défis du journalisme, avec des paparazzi cherchant à faire des scoops et la façon dont ils sont traités. C'est un aspect qui m'a particulièrement plu. En résumé, un excellent roman.
Ce récit "choral" est plus un roman noir qu'un thriller. L'intrigue se déroule sur deux époques, qui s'enchevêtrent, donnant l'impression de rebondissements... mais cela donne seulement l'impression. On comprend un peu trop rapidement le pourquoi du comment, mais deux coups de théâtre surprennent agréablement le lecteur. Personnellement, j'ai énormément apprécié le contexte : le monde du showbiz aux USA des années 1990, les abus, l'alcool, la drogue et l'impunité des stars.
Les personnages sont aussi intéressants les uns que les autres. On a pas les bons d'un côté, les méchants de l'autre, mais des êtres humains empêtrés dans leurs contradictions, leurs peurs, leurs addictions, tous influencés par une enfance difficile. Mon petit plus, c'est le personnage principal, un journaliste qui avait baissé les bras depuis longtemps et qui soudain trouve en lui les ressources pour devenir un justicier. C'est très bien fait. Je regrette juste quelques longueurs inutiles...
Un roman intéressant mais qui m'a déroutée par plusieurs aspects. Je pensais suivre une enquête comme le titre le laissait supposer, mais nous suivons un journaliste qui "mène l'enquête" avec le point de vue de nombreux personnages. Les chapitres sont tous à la première personne : chacun nous parle de son quotidien mais aussi de son passé, ajoutant de trop longues descriptions à mon goût. Certes cela permet de mieux connaître les personnages mais je trouvais cela lourd et pas toujours bien amené, retardant les moments où l'enquête sur cette Clara Miller seraient contés. L'histoire est cependant bien ficelée. La résolution est attendue car on la connaît avant qu'elle soit révélée, du moins on s'en doute, de même que le secret révélé lors de l'épilogue. Une histoire sympa qui s'écoute, avec un ou deux personnages attachants.
"J'étais trop petite, trop fragile, trop aimante pour réagir. Je voulais croire que, malgré le sang et la douleur, il finirait par m'aimer. Par me voir. "
Un enquête policière originale qui mêle journalisme, passé, présent et futur. J'ai eu du mal à trouver de l'intérêt à l'intrigue car on sait dès les premiers chapitres quels secrets entourent le lac des suicidées, mais à partir de la moitié les choses évoluent. On s'attache aux personnages, on a envie d'en savoir plus sur eux.
J’ai aimé l’intrigue, et la double facette de chaque personnage. Le roman chorale est une première pour moi, un peu décontenancé au début mais j’ai bien apprécié la construction, même si les sauts dans le temps m’ont parfois surpris. Le point négatif c’est le côté cliché de certains passages ou de certains moments de l’intrigue, ce qui m’a gâcher un peu ma lecture
Une bonne lecture dans l’ensemble. Une histoire prenante et une envie d’en savoir plus dès le début. C’est roman chorale sur différentes époques tiens en haleine... Cependant qq détails sur la fin m’ont semblé facile et évident. Hâte de relire l’auteur...
Je ne connaissais pas cet auteur et ce fut une belle découverte ! Ce livre est un coup de cœur ! J aime beaucoup les chapitres en date, les personnages surtout Paul Green le journaliste C est une affaire pas banale avec du suspens et du rebondissement
¡Un gran descubrimiento! Estructura original, muy ágil y ¡con 5 narradores! Agradecí mucho que el autor sitúa al lector con la fecha exacta como título de capítulo. Una investigación periodística como hilo conductor para resolver la trama.
3,5/5. C'était bien, pas dans le grand suspens, pas de grand plot twist, pas de grand frisson. Mais c'était une lecture sympa. L'alternance des pdv et les sauts dans le temps donnent du rythme au texte. Noah est attachant, la Eva du futur aussi.
Vite, un concours avec Romain Puértolas pour savoir lequel est le plus mauvais écrivains des deux. Le duel sera rude ! Ce roman est un concentré de déjà lu/vu 10, 100, 1000 fois. A un moment, plus de mansuétude, désolé.
Le livre qui m'a replongé dans la lecture baaaack in the days (2019?) et avec du recul c'est absolument fou d'étudier la relation que j'avais avec les livres comparée à celle que j'ai maintenant. L'amour c'est vraiment un truc qui se découvre et se cultive woah
Un super thriller comme on les aime, à mi chemin entre du Harlan Coben et du Frank Thilliez. On le prend pour ne le lâcher qu'une fois terminé. Bref, un sans faute.