Dans les années 1850, chassé d'Irlande par la Grande Famine, le jeune Thomas McNulty vient tenter sa chance en Amérique. Il rencontre John Cole, qui devient l'ami et l'amour de sa vie. Tour à tour, Thomas et John vont combattre les Indiens des grandes plaines de l'Ouest, se travestir en femmes pour monter des spectacles, et s'engager du côté de l'Union dans la guerre de Sécession. Jusqu'à ce que la violence de la guerre les rattrape... Sebastian Barry dessine le portrait d'une famille touchante et inhabituelle, composée de ce couple inséparable, de Winona, leur fille adoptive sioux, et du vieux poète noir McSweny, et pose un regard neuf sur une des périodes les plus brutales de l'histoire américaine.
Je referme la dernière page de ce roman, très partagée. J'aurais voulu pouvoir mettre 3*1/2
Je l'ai lu d'une traite et j'ai aimé ma lecture. J'ai adoré cette plongée dans cette Amérique aveuglée par sa haine de l'autre, des indiens, des noirs, ces guerres et massacres décrits sans concession (même si quelques personnages apportent un peu de lumière dans toute cette noirceur ) J'ai écouté Thomas nous raconter la faim, la misère, l'Irlande, sa traversée vers cette terre promise, sa rencontre avec l'amour de sa vie, John Cole mais aussi l'amitié/camaraderie avec tout ce qu'elle peut apporter de meilleur mais de pire aussi. On vit avec lui, avec eux cette lente et longue traversée (souvent sanglante) pour enfin trouver leur vraie place 30 ans plus tard. Cela commence à leurs adolescences et les travestissements pour gagner leurs vies, pour ensuite passer à l'armée, aux massacres des indiens, aux horreurs de la guerre de sécession, aux meurtres etc... Si je me suis laissée prendre par l'histoire avec un grand " H" , j'ai eu un peu plus de mal à croire à l'histoire de ce couple par contre, même si tout le début de leur romance tenait la route. Mais un homme qui se découvre trans (et l'assume) et qui adopte avec son compagnon une jeune indienne dont ils viennent de massacrer le peuple : désolée, mais à mes yeux, ce n'est pas crédible surtout au 19eme siècle (et encore plus vu comme cela nous est présenté dans le dernier tiers du roman) Ceci dit, malgré ce point et la dureté de plusieurs scènes (ce qui en soit ne m'a pas du tout gêné, mais je me dois de souligner pour ceux qui n'aiment pas ça et seraient tentés par ce roman), c'est une nouvelle fois, une belle découverte même si cette histoire ne m'a pas embarquée comme mes deux dernières lectures, j'avoue... A vous de voir ❤
J'ai commencé ce livre par hasard au moment ou je jouais à RDR2 et je n'aurais pas pu choisir un meilleur moment pour le lire. L'histoire se passe 50 ans avant le début de rdr (soit en 1850) et retrace les aventures d'un jeune irlandais fraichement arrivé au états unis (avant même que Lincoln ne soit président) Tout comme Arthur dans RDR (ou DesGrieux dans manon lescaux) on ne lit pas l'auteur, mais le journal du narrateur plusieurs années après les faits (pour Manon Lescaux DesGrieux raconte à haute voix son histoire et Arthur ecrit dans son carnet juste après mais le principe reste le même).
ça raconte la guerre sanguinaire contre les Autochtones des Grandes Plaines; ça raconte aussi la cruelle guerre de Sécession; mais ça raconte aussi l’unique histoire d’une homoparentalité, dans les années 1850, incluant divers vécus sur l’identité de genre; j’ai pige ce roman lors d’une pige de Noël, parce que je ne l’aurais pas pris de mon propre gré en librairie, mais je ne regrette aucunement.