Emigrée à San Francisco à l’âge de 17 ans, Tina Modotti devient trés vite une actrice de théâtre et une vedette du cinéma muet. Éprise d’Edward Weston, le célèbre photographe américain, elle part vivre à Mexico où elle intègre les milieux intellectuels d’avant-garde. Devenue à son tour photographe, elle voit son nouvel amant, le révolutionnaire cubain Julio Antonio Mella, assassiné sous ses yeux, ce qui décide de son engagement dans la lutte politique. Commence alors pour elle une vie d’errance : Berlin, Moscou, Paris, l’Espagne en guerre... Photographe de génie, femme à la beauté ravageuse, celle que d’aucuns surnommèrent la « Mata Hari du Komintern » construit un des destins les plus exceptionnels de son siècle. Mais qui était-elle vraiment ?
Gérard de Cortanze se penche, dans ce livre plein de bruit et de fureur, sur le parcours libre et intense d’une femme perpétuellement partagée entre l’art et la vie.
Gérard de Cortanze is a French writer, essayist, translator and literary critic. He won the Prix Renaudot in 2002 for his historical novel Assam. He was awarded chevalier of the Legion of Honor in 2009.
He is President of the Jury Prize for the Jean Monnet prize, European department of Charente, awarded annually since 1995, to reward a European writer for a book written or translated into French.
Tout au long de ma lecture, j'ai eu l'impression que Gérard de Cortanze s'était passionné pour l'époque, le contexte social, politique, historique... Mais qu'au moment de passer à l'écriture, il s'était finalement "contenté" de restituer le fruit de ses recherches. Certains passages sont de véritables patchworks mêlant extraits de livres d'Histoire ou de géographie, morceaux de la littérature ou de la presse de l'époque, passages des précédentes biographies consacrées à Tina Modotti, ou encore fragments de sa correspondance ou des journaux intimes de ses proches.
C'est donc très documenté, mais la vie de Tina Modotti passe parfois un peu au second plan. J'aurais presque préféré que l'auteur aille plus loin dans sa démarche, quitte à adopter pleinement la fiction pour s'approcher plus près de son personnage. Tout cela manque un peu d'incarnation.
Moi, Tina Modotti... n'est pas une lecture déplaisante, loin de là, mais m'a laissé sur ma faim d'en savoir plus sur cette étonnante femme. Pour ceux qui n'aurait jamais entendu parler d'elle, l'émission d'Autant en emporte l'Histoire qui lui a été consacrée est également un bon point de départ : https://www.franceinter.fr/emissions/...