Avez-vous d�j� fait un r�ve qui semblait si r�el qu'en vous r�veillant, vous n'�tiez pas s�r de l'avoir quitt� ? Le genre de r�ve qui s'accroche � vos pas, qui parasite vos �motions, remplit vos pens�es d'�v�nements qui ne se sont jamais produits ? Vous est-il d�j� arriv� de douter ? Apr�s tout, qu'est-ce que le r�el ?Le jeune Cal est prisonnier de ses r�ves. Toutes les nuits, il devient Ez�chiel, assassin au sang-froid que la drogue prive de la moindre �motion. Cal vit hant� par ce reflet de lui, ce vide qui s'�veille en lui chaque nuit. Quelle en est l'origine ? Pourquoi ce d�sir de tuer ?L'assassin lui ressemble, ils ont le m�me visage, et ce pr�nom que Cal a toujours refus� de porter.Lorsque le r�ve et la r�alit� se m�langent......comment faire la diff�rence ?
Que vous dire d’autre que de foncer tout droit vous procurer cette nouvelle parution des éditions Edelweiss ?
Je suis encore toute retournée en vous écrivant cette chronique, si le résumé me laissait présager une lecture palpitante, j’étais franchement très loin de me douter que je serais à ce point sous le charme ! Nous avons depuis longtemps, des romans pour lesquels les fins sont déjà prévisibles après avoir lu à peine la moitié, ici, croyez-moi ou pas, mais vous ne verrez absolument rien venir ! Par contre, lorsque vous tournerez la dernière page, là, vous vous direz que c’était tellement évident d’avoir cette fin, que vous allez douter de votre propre esprit, de ces émotions que vous avez ressenties alors que vous découvriez la vie tumultueuse de Cal, sans oublier Ezéchiel bien entendu, car après tout, … Ah nooooon, je ne peux pas vous dire quoi que ce soit !!!
Certains livres me torture l’esprit, principalement celui de déduction, ici, il ne fut pas torturé, oh non, pas du tout, il a carrément été saccagé en beauté ! Le moindre doute de Cal, le moindre soupçon qu’il a pu avoir, la moindre émotion, la plus petite des sensations, la moindre goutte de sueur perlant sur son corps alors qu’il s’éveillait avec d’étranges idées, … tout, oh oui, absolument tout m’est parvenu avec la puissance d’un ouragan.
A l’image de la couverture, nous voguons entre les nuances de gris, nous plongeons parfois vers la lumière, mais les ténèbres ne sont jamais bien loin. C’est un récit bouleversant, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de vouloir poursuivre, allant même jusqu’à la frontière si mince entre le noir et le blanc, nous en revenons aux nuances de gris que nous chérissons du début à la fin.
Sophie Griselle a su écrire de telle manière que le moindre mot est important, elle nous embarque dans un esprit torturé, je pourrais même aller jusqu’à dire que celui-ci est passé à la moulinette. Pourtant, nous prenons plaisir à en découvrir la moindre particule, la moindre miette, et nous tentons tant bien que mal, de reconstruire le puzzle. Malheureusement, il y a une difficulté de taille à cette reconstruction, les pièces changent de formes et ne s’emboîtent plus à l’endroit que nous pensions fait pour elles.
Si vous préférez vous faire une idée plus précise avant de découvrir la totalité d’Ezéchiel, pourquoi ne pas aller sur Amazon et prendre l’échantillon qui est disponible, vous aurez alors la possibilité de rencontrer Cal. Si vous le faites, soyez prêt à passer par la case achat à peine vous aurez terminer cet échantillon ! Effet garanti !
Ok. Je suis mitigée. Je ne sais pas trop quoi en penser... J'aime beaucoup l'écriture, comme d'hab. Mais après avoir lu ses autres romans, je dois avouer être beaucoup moins convaincue par celui-ci. Pourquoi ? C'est là que ça devient compliqué.
Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce roman et avec tout ce qui s'est déroulé, je reste confuse. Pourtant la trame est claire, les évènements sont clairs, même ceux qui sont présentés troubles (fait exprès), les actes m'ont semblé tous cohérents, etc. Mais je pense qu'il m'a manqué un focus plus marqué. Certains développements m'ont semblé trop poussés par rapport à leur utilité (voire je me demande l'intérêt de développer la partie avec la police) et m'ont détournée de l'intrigue principale. L'intrigue sur les rêves est aussi beaucoup trop relâchée à mon goût de 70 à 90% du livre, c'est normal mais long.
J'ai été très intéressée par le personnage d'Ezéchiel au moment où rêve et réalité se mélangent et j'ai adoré le petit twist au milieu ! J'ai failli lâcher ma petite larme par-ci par-là sur les moments de vulnérabilité d'Ezéchiel. Le restant du temps, j'avoue avoir été un peu indifférente aux personnages. Je note tout de même une nouvelle fois la maîtrise des retournements de situation ! Et cohérents.