À Thecel, Moïra et son frère, Aslander, coulent des jours heureux au Palais, dont ils connaissent tous les recoins par cœur. Leur père est à la tête de l’Empire des Sicles et, même si l’on évoque des combats sporadiques aux frontières, la paix et la concorde règnent. Pourtant d’inquiétantes rumeurs courent : l’Empereur serait au plus mal et, s’il venait à mourir, Aslander, son seul héritier mâle, pourrait ne pas être en mesure de prendre sa succession. Serait-ce la fin de la dynastie et, pire, la chute de l’Empire? Et que deviendrait alors Moïra?
Après la science-fiction du Casse du continuum et le fantastique de La Panse, Léo Henry clôt sa «trilogie des mauvais genres» avec Thecel, un roman de fantasy qui renouvelle avec originalité et talent les récits de quête initiatique.
Un joli roman de fantasy mettant en scène la quête initiatique de la princesse Moïra dans un monde qui semble très classique mais se révèle changeant et déroutant, dans le bon sens du terme. Le récit m'a parfois semblé un peu confus, mais j'ai beaucoup l'inventivité de l'auteur.
Une pépite de fantasy, à la fois traditionnelle et novatrice ! Une manifique boucle [pour comprendre cette image il faut arriver jusqu'à la dernière phrase ^_^], regressive à souhait par sa simplicité de lecture, mais qui amène à reflechir sur le sujet de comment faire société.. Vraiment top 👌🏾
Avec Thecel, Léo Henry nous plonge dans un récit initiatique où Moira, héroïne malgré elle, traverse un monde à la fois dense et insaisissable. Ce roman se distingue par son approche du “coming of age”, mettant en scène une protagoniste dont le parcours, entre errance et quête de sens, captive par son réalisme émotionnel.
Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire, au point de le lire presque d’une traite. L’écriture immersive et le rythme du récit rendent l’expérience intense, même si l’aspect science-fiction m’a parfois déconcerté. Le monde imaginé par l’auteur est bien ficelé dans son ambiance et ses règles implicites, mais il reste aussi volontairement flou, ce qui peut déstabiliser. À plusieurs reprises, j’ai eu du mal à saisir pleinement les enjeux ou à visualiser certains éléments. Ce choix narratif, s’il accentue l’étrangeté du récit, peut aussi créer une certaine distance avec le lecteur.
Malgré cela, Thecel demeure une lecture marquante grâce à sa richesse thématique et son atmosphère singulière. Léo Henry propose une œuvre qui, bien qu’exigeante, résonne par la force de son écriture et l’évolution de son héroïne. Un roman à recommander à ceux qui aiment les récits d’apprentissage teintés de mystère et de science-fiction.
Une perle de lecture, qui renverse avec subtilité les clichés de la fantasy (vous n'y trouverez ainsi pas de carte figée en avant du récit, mais des vagues de réflexions, chemin faisant, sur l'art et les enjeux de la cartographie), insère l'air de rien des thématiques très contemporaines (les frontières, les sans-papiers, l'équilibre des pouvoirs) dans un monde de dragons et de châteaux, tout en embarquant le lecteur, dès les premiers paragraphes, dans un roman qui tient autant de l'évocation poétique prenante que de la quête impossible à lâcher, de péripétie en péripétie et de page en page. J'ai adoré, à tous les niveaux de lecture.
C'est un roman pour le moins original et ambitieux dans son approche et qui peut désarçonner. Il faut accepter de se laisser embarquer dans une atmosphère floue, pleine de non-dits, pour pouvoir découvrir un roman aux règles et aux personnages subtils pris dans une partie de jeu complexe qui les dépasse. La lecture se veut étrangement lente si l'on tient compte du nombre de pages, mais ce n'est pas désagréable : au contraire, on savoure chaque page, chaque pas avec Moïra dans son voyage, car la plume est tout simplement superbe !
Un petit livre mais un rythme très (trop) lent. Le style est bon mais pas captivant. Les concepts du livre m'ont rappelé ceux d'un Long Voyage de Claire Duvivier (qui est sorti la même année). Malheureusement pour Thecel, la comparaison n'est pas en sa faveur.
Mystérieux. Merveilleusement exécuté. Il faut une touche de confiance pour se laisser porter par la prose hypnotique de Léo Henry. Tentez votre chance. Le jeu en vaut la chandelle.
"Thecel" de Léo Henry est un roman de fantasy court mais dense qui m'a transportée dans un univers à la fois vaste et surprenant. Si le début de l'intrigue peut paraître plutôt banal pour un roman de fantasy, l'histoire prend rapidement un tournant plus complexe où un jeu de stratégie et de pouvoir aux nombreux rouages se met en place. J'ai été charmée par la plume de Léo Henry, très poétique, qui retranscrit à merveille la grande imagination de l'auteur. J'ai aimé suivre le personnage de Moïra, d'abord partie à la recherche de son frère, puis la suivre dans sa quête initiatique à la rencontre de peuples mystérieux et à travers les contrées magiques d'un monde qui suscite à la fois curiosité et émerveillement. Véritable métaphore d'un jeu de plateau où il faut faire preuve de réflexion et de stratégie, ce roman prend aussi aisément une résonance actuelle. En effet, les problématiques autour de la tolérance et du racisme, mais aussi les questionnements liés aux libertés individuelles et aux changements climatiques de cet univers font écho à la société et au monde d'aujourd'hui. Cette lecture peut parfois être compliquée et je comprends tout à fait qu'elle ne plaise pas à tout le monde de part son côté onirique et parfois abstrait. Il faut également être patient et accepter de ne pas tout comprendre tout de suite, d'être un peu perdu, car le lecteur n'a pas toutes les clés en main et certains mystères perdurent même après avoir refermé le livre. Pour ma part, j'ai passé un très agréable moment de lecture avec ce petit roman que j'ai lu d'une traite et qui a su me surprendre par son style, son univers et sa fin explosive et intense !