Jump to ratings and reviews
Rate this book

De Gaulle l'indépendantiste

Rate this book
On peut le commander sur laboitealisee.com

Un demi-siècle s’est écoulé depuis la visite du Général à Montréal en 1967. Pourtant, son cri retentit encore, tant il était fort, net, tranchant. Sur le moment, la surprise fut telle que beaucoup ont pensé que le grand homme avait perdu la tête, prononcé des mots dont il ne comprenait pas le sens. Les témoignages recueillis depuis permettent de constater combien de Gaulle a prémédité les quatre petits mots qui allaient faire connaître au monde entier l’existence même du Québec.

Jean-François Lisée va aux sources de l’indépendantisme québécois du général, au début des années 1960,  et en suit chaque étape, jusqu’au moment fatidique du balcon et au-delà. (Le récit du premier ministre Daniel Johnson manquant de s’évanouir lorsqu’il apprend que de Gaulle souhaite revenir au Québec moins d’un an après son célèbre discours, vaut à lui seul la lecture de l’ouvrage).

Dans ce second titre de la collection, Jean-François Lisée raconte, l’auteur entraîne les lecteurs dans la pensée, la ferveur, le doute, la déception mais aussi l’empreinte indépendantiste de Charles de Gaulle.

Ce qu’ils ont dit d’ouvrages précédents de M. Lisée :

«Lisée est presque une commission d'enquête à lui tout seul.»

Lise Bissonnette


«Lisée demeure avant tout un formidable auteur.»

Claude Villeneuve (Journal de Montréal)


« Une des meilleures plumes au Québec.»

Frédéric Bérard (Métro)


« Un récit enlevé, une plume exquise »

Lise Ravary (98,5 FM)

144 pages, Paperback

Published March 15, 2020

Loading...
Loading...

About the author

Jean-François Lisée

30 books178 followers
Chef du Parti Québécois d'octobre 2016
à octobre 2018 , Jean-François Lisée fut ministre des Relations Internationales, du Commerce extérieur et de la Métropole pendant le gouvernement Marois, de septembre 2012 à avril 2014.

Auparavant il fut fondateur et directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM) de 2004 à 2012, après avoir été conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard de 1994 à 1999. À ce titre, il a été un des architectes de la stratégie référendaire de 1995.

Originaire de Thetford Mines, ville minière dont le passé syndical l’a influencé, il a été journaliste étudiant, militant souverainiste et jeune correspondant local du quotidien indépendantiste Le Jour, avant de d’achever des études de droit à l’UQAM, à la fin des années 1970. Les cours y étaient souvent interrompus par des grèves étudiantes et des manifestations de gauche auxquelles il n’était pas étranger.

Préférant le journalisme au droit, il quitte Montréal en 1981 pour étudier à Paris, où il décroche un diplôme de la grande école de journalisme française, le CFJ. Pendant trois ans, il écrit pour des publications québécoises et françaises, dont Le Monde, Libération et L’Express, à l’époque des premières années de pouvoir de François Mitterrand. À la fin des années 1980, pendant le deuxième mandat de Ronald Reagan et la fin de la guerre froide, il occupe le poste de correspondant à Washington pour La Presse, L’actualité et l’hebdo français L’Événement du jeudi. Il signe quelques textes d’opinion dans le Washington Post, le New York Times et l’International Herald Tribune.

En 1990, il publie Dans l’oeil de l’aigle, sur l’attitude américaine envers le mouvement indépendantiste québécois, livre qui lui vaut le prestigieux prix du Gouverneur général. Il remporte aussi le prix québécois de journalisme Jules-Fournier et recevra, par la suite, plusieurs prix québécois et canadiens pour ses articles de magazine.

À L’actualité, il est l’auteur du scoop « Les dossiers secrets de Bourassa », moment fort de la campagne référendaire de 1992 sur les accords de Charlottetown, et on lui doit un débat télévisé mémorable avec Mordecai Richler. En 1994, il publie coup sur coup Le Tricheur et Le Naufrageur, ouvrages sur la vie politique québécoise du début de la décennie 1990 et sur son personnage central, Robert Bourassa.

Le lendemain de l’élection du Parti québécois en septembre 1994, il passe à l’action et devient conseiller politique de Jacques Parizeau, puis de Lucien Bouchard.

Reprenant sa liberté de parole à l’automne 1999, il s’attaque à son sixième livre, publié en 2000 : Sortie de secours : Comment échapper au déclin du Québec. Sa publication provoque un important débat et le magazine français L’Express en conclut que Lisée est une des 100 personnes qui « font bouger le Québec ».

En 2007, il publie Nous, un essai sur les questions identitaires et, en 2008, Pour une gauche efficace, sur le renouvellement de la social-démocratie québécoise. En 2009, il dirige avec Eric Montpetit l’ouvrage collectif Imaginer l’après-crise.

Il publiera en 2015 Le Journal de Lisée, sur son parcours politique, puis en 2016, pour les 20 ans du référendum de 1995, le livre Octobre 1995 - Tous les espoirs, tous les chagrins.

En mars 2019 il raconte son passage à la tête du Parti Québécois et montre la coulisse de la campagne électorale de 2018 dans "Qui veut la peau du Parti Québécois ? Et autres secrets de la politique et des médias."

Il lance aussi sa "Boîte à Lisée" sur laquelle on peut commander ses ouvrages: boitealisee.com

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
10 (55%)
4 stars
6 (33%)
3 stars
2 (11%)
2 stars
0 (0%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
8 reviews
August 13, 2025
Lecture très rapide et bien intéressante, surtout dans le contexte de la visite du premier ministre de l'ancien cabinet de travail du général de Gaulle cet été.
Profile Image for Patrick Martel.
374 reviews51 followers
August 22, 2020
(4/5, I really liked it)

« Je n’irai pas au Québec pour faire du tourisme. Si j’y vais, ce sera pour faire de l’histoire. »

Le premier tome de cette collection (JEAN-FRANÇOIS LISÉE RACONTE), celui dédié à JFK, m’avait grandement laissé sur mon appétit. Ce second tome, DE GAULLE L’INDÉPENDANTISTE, m’a plu du début à la fin. Son auteur, Jean-François Lisée, y relate les efforts déployés par le Président Français, le Général Charle De Gaulles, pour inciter les Canadiens-Français à s’affranchir de la fédération canadienne, que « le seul avenir possible pour le Québec, c’est de devenir souverain. Ça arrivera un jour ou l’autre ».

Je croyais bien connaître ce pan de l’histoire du Québec, mais ce qu’ajoute Lisée à ma compréhension du contexte de l’époque est le volet lié à ces nations colonisées qui, durant ces mêmes années (50-60), décidaient d’assumer leur indépendance.

« Cette conviction naît dans un contexte. La grande affaire des années 1950, en Europe et dans le monde, est la décolonisation. Souvent dans la violence, parfois dans la bonne entente, les anciennes colonies britanniques, belges, italiennes, hollandaises, françaises acquièrent leur indépendance. Les Philippines, l’inde et le Pakistan ouvrent la marche … suivis du Ceylan et de la Birmanie, de l’Indonésie et de la Lybie … du Vietnam, du Cambodge et du Laos … du Maroc et de la Tunisie … le Ghana, la Malaisie et la Guinée … Bénin, République centrafricaine, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo. Ouf! »

En fait, De Gaulle voyait le Québec comme un peuple colonisé. C’est la première fois que ça m’est présenté ainsi. Jamais je n’avais vu notre Québec sous cet angle. Un peuple colonisé, même après 1867. C’est certain que l’auteur prêche pour ses convictions, mais ce qui est relaté est véridique (non fabulé comme dans le tome dédié à JFK) et documenté directement par les personnes impliquées au premier niveau.

Pour moi, c’est: BANG, IN YOUR FACE!

« Deux ans avant le discours du balcon, 8% des Québécois avaient voté pour des partis indépendantistes. Dans le mois qui suit son allocution, 20% affirment désormais être favorables à l’indépendance. Treize ans plus tard, en 1980, 40% des Québécois et 28 ans plus tard, en 1995, 49,4% des Québécois disent, dans l’urne, Vive le Québec libre! »
Displaying 1 - 3 of 3 reviews