Paris, novembre 2016. Une scène de crime à écœurer le plus rompu des flics... Une jeune femme a été méthodiquement éventrée. Arsène Galien, dernière recrue du 36, vit là sa première affaire d'importance. Et tout serait plus simple si la voisine de la victime, une jeune journaliste en herbe, n'était pas si craquante... Outre un désir palpable, ces deux-là partagent ce sentiment d'imposture propre à leur génération, celle qu'on appelle "Y", et une certaine propension à faire du zèle. De quoi embrouiller toute l'enquête, tête baissée dans tous les pièges – comme des bleus...
Cette enquête policière écrite à deux mains nous plonge dans la ville de Paris, dans notre mode de vie actuel avec les réseaux sociaux, nos échanges par SMS et nos doutes en tant que jeunes actifs. Tout ça nous mêle aux personnages. Ces personnes de fiction sont comme nous. Cela pourrait être nos amis que nous rejoindrions autour d'une table pour boire un café (un thé) ou une bière. Pour moi, cette dimension proche du lecteur a été la grande force de ce roman.
J'ai passé un super moment avec Arsène et Pauline. L'enquête est prenante et il est difficile de lâcher le roman. Un petit regret : le retournement de situation un peu trop abracadabrantesque pour moi. J'aurais aimé avoir un peu plus d'indices au fil de l'histoire pour ne pas me retrouver face à un assassin insoupçonnable.
En tout cas, tout cela me donne envie de découvrir prochainement d'autres œuvres de ce binôme d'auteurs. Être plongé dans une enquête et ne plus vouloir en sortir, c'est là l'essentiel non ?
Un roman à quatre mains pour des « bleus » dans le monde du roman policier, je ne pouvais refuser un pareil titre.
Et d’entrée de jeu, le doute s’installe : pourquoi Elle, Pauline, parle-t-elle avec son père mort ? Elle qui est justement la voisine de la victime sauvagement assassinée ?
Et Lui, Arsène, nouveau à la BRI qui commet bourde sur bourde malgré toute sa bonne volonté.
Pourtant on s’attache à ces personnages qui s’attachent entre eux, même si il ne faut pas entre un enquêteur et la voisine de la victime.
J’ai aimé les fausses pistes et le tueur insoupçonnable.
J’ai moins aimé que les filles trottinent en début de roman, tic d’écriture qui heureusement s’arrête en cours de route.
Un roman proche du terrain puisque la plume masculine du duo est lui-même policier.
L’image que je retiendrai :
Celle des bocaux de piment d’espelette collectionnés par Pauline.
Comme des bleus ,écrit en tandem par Marie Talvat et Alex Laloue, est un polar, un vrai. Un meurtre sordide, la Crim' ,le 36 du Quai des Orfèvres, un groupe d'hommes et de femme, section droit commun à sa tête le commandant Michel Haribo alias Dragibus. Arsène Galien est le 6 ème homme, le bleu,fier comme Artaban d'appartenir à ce groupe. Une enquête pas comme les autres, une victime belle comme le jour, sa voisine de palier journaliste d'investigation .... Et voilà c'est parti, enquête, victime, mauvaise piste, presse, médias, histoire d'amour, deuil et le ciel qui vous tombe sur la tête à la dernière page. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, Alex Laloue a fait partie de la maison et sait nous en parler. le quatre mains fonctionne sans difficultés. Une jolie réussite.
Un beau roman policier comme on aime agrémenter d'une histoire d'amour très sympathique. C'est drôle de se plonger dans ce roman qui a été écrit par un homme (qui écrit un chapître sur 2 sur le personnage masculin) et une femme qui écrit le rôle de la personnage féminine. C'était assez marrant de voir la plume de chacun, et très plaisant de voir leur histoire chacun de leur point de vue. Je n'ai pas trouvé qui est l'auteur du crime, c'est que l'histoire est vraiment bien tournée. L'auteur homme travaille à la criminologie de Paris, on retrouve donc bons nombres d'informations intéressantes et véridiques sur "comment se déroule un meurtre". Très bonne lecture.