במגרש החנייה של סופרמרקט, בעיר קטנה בצרפת, אישה מנקה את האיפור מעל פניה, מסירה את הפאה, פושטת את שמלת המשי, מגלגלת את הגרבונים. כעבור זמן קצר לא ניתן יהיה לזהות בגבר הספורטיבי היושב במכונית את האישה שרקדה עד כלות הנשימה במועדון זנזיבר הסמוך. לורן שב הביתה לאשתו סולנז' ולילדיו, אל השגרה של חיי המשפחה שאותה בנה בעמל רב בעשרים השנים האחרונות. אך עד מהרה מתנפצת השלווה המדומה כאשר סולנז' מוצאת שערה בלונדינית על הרצפה בחדר השינה. ליאונור דה רקונדו עוקבת אחר הדמויות העוברות טלטלות שמשנות את חייהן מן הקצה אל הקצה. אותה שערה שחשפה את חייו הנסתרים, גורמת לוודאות המכרסמת בלורן לפרוץ החוצה ללא מעצורים: הוא אישה. בקול כן, רגיש ואמיץ מביאה ליאונור דה רקונדו אל הקוראים את הנחישות של לורן, הייאוש וחוסר הוודאות של סולנז', התגובות המורכבות של ילדיהם – קלר בת השלוש-עשרה ותומא בן השש-עשרה – וההלם של החברים בעבודה. על חוט השערה הוא רומן נפלא על האומץ להיות מי שאנחנו.
Léonor de Récondo, née en 1976, débute le violon à l’âge de cinq ans. Son talent précoce est rapidement remarqué, et France Télévisions lui consacre une émission alors qu’elle est adolescente. À l’âge de dix-huit ans, elle obtient du gouvernement français la bourse Lavoisier qui lui permet de partir étudier au New England Conservatory of Music (Boston/U.S.A.). Elle devient, pendant ses études, le violon solo du N.E.C. Symphony Orchestra de Boston. Trois ans plus tard, elle reçoit l’Undergraduate Diploma et rentre en France. Elle fonde alors le quatuor à cordes Arezzo et, grâce au soutien de l’association ProQuartet, se perfectionne auprès des plus grands maîtres du genre (Quatuor Amadeus, Quatuor Alban Berg). Sa curiosité la pousse ensuite à s’intéresser au baroque. Elle étudie pendant trois ans ce nouveau répertoire auprès de Sigiswald Kuijken au Conservatoire de Bruxelles. Depuis, elle a travaillé avec les plus prestigieux ensembles baroques (Les Talens Lyriques, Le Concert d’Astrée, Les Musiciens du Louvre, Le Concert Spirituel). De 2005 à 2009, elle fait partie des musiciens permanents des Folies Françoises, un ensemble avec lequel elle explore, entre autres, le répertoire du quatuor à cordes classique. En février 2009, elle dirige l'opéra de Purcell Didon et Enée mis en scène par Jean-Paul Scarpitta à l'Opéra national de Montpellier. Cette production fait l'objet d'une tournée. En avril 2010, et en collaboration avec la chanteuse Emily Loizeau, elle crée un spectacle mêlant musique baroque et musique actuelle. Léonor de Récondo a été premier violon sous la direction de Vincent Dumestre (Le Poème Harmonique), Patrick Cohën-Akenine (Les Folies Françoises), Enrico Gatti, Ryo Terakado, Sigiswald Kuijken. Elle est lauréate du concours international de musique baroque Van Wassenaer (Hollande) en 2004. Elle fonde en 2005 avec Cyril Auvity (ténor) L’Yriade, un ensemble de musique de chambre baroque qui se spécialise dans le répertoire oublié des cantates. Un premier disque de l’ensemble paraît chez Zig-Zag Territoires autour du mythe d’Orphée (plusieurs fois récompensé par la presse), un deuxième de cantates de Giovanni Bononcini en juillet 2010 chez Ramée. Léonor de Récondo a enregistré une quinzaine de disques (Deutsche Grammophon, Virgin, K617, Alpha, Zig-Zag Territoires) et a participé à plusieurs DVD (Musica Lucida). En octobre 2010, paraît son premier roman, La Grâce du cyprès blanc, aux éditions Le temps qu'il fait. Chez Sabine Wespieser éditeur, elle publie en 2012 Rêves oubliés, roman de l’exil familial au moment de la guerre d’Espagne. Pietra viva (Sabine Wespieser éditeur, 2013), plongée dans la vie et l’œuvre de Michel Ange, rencontre une très bonne réception critique et commerciale. Avec Amours, son nouveau roman paru le 8 janvier 2015, Léonor de Récondo, dont on retrouve la phrase juste et précise qui conduit le lecteur au plus près de ses émotions, fait exploser les cadres de la conformité bourgeoise pour toucher à l’éclosion du désir, la prise de conscience de son propre corps, la ferveur et la pureté d’un sentiment qui balayera tout, et impressionne par l’amplitude de ses sources d’inspiration.
Quelle déception que Point cardinal... J'étais prête à aimer. J'adore la plume de Léonor de Récondo, qui m'a transportée dans Rêves oubliés, et subjuguée dans Amours. J'adore la beauté incisive de ses mots simples mais toujours justes. Et j'étais prête à me laisser emporter une nouvelle fois, ravie de ce choix de nouveau sujet. J'avais rencontré Léonor de Récondo d'ailleurs à la sortie de Point cardinal en grand format, chez Sabine Wespieser Éditeur. Elle parlait de ce sujet, de la transidentité et de la métamorphose de son personnage principal, avec beaucoup d'émotion. Elle avait également parlé des longues recherches entreprises pour traiter son sujet au mieux. J'étais vraiment prête à aimer. Tout au plus, j'ai lu ce livre sans jamais y trouver un grand intérêt. Tout d'abord, j'ai trouvé le style beaucoup moins enchanteur que d'habitude : j'ai même roulé des yeux en lisant "La voiture est jonchée de vêtements, de lingettes usagées. Un chaos à l'image de son désordre intérieur". (c'était page 13 et j'ai rarement lu une formulation aussi éculée à la plume d'une autrice que je respecte autant) Et puis je n'ai pas trouvé de trace des recherches entreprises. Je n'ai pas trouvé que le sujet était bien traité. Déjà, écrire et voir publié en 2017 un texte parlant de transidentité avec le mot "transsexualité", c'est assez effarant. Pour info, le terme "transsexualité" est considéré depuis plusieurs années comme offensant pour les concerné-es, très péjoratif. Et puis je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il peut, et qu'il doit y avoir, une autre manière d'aborder la transidentité qu'avec un personnage qui fait de la tachycardie dès qu'elle voit de la lingerie féminine. C'était déjà comme ça que la transidentité était représentée dans le film The Danish Girl, et ça avait déjà été critiqué à l'époque. Alors n'étant pas concernée, je ne peux pas dire que la lingerie féminine n'est pas un point important dans la manière dont les femmes trans vivent leur féminité, j'imagine qu'elle peut cristalliser un interdit ou un rêve, mais je n'ai pas aimé la manière dont c'était abordé dans Point cardinal. J'ai trouvé que c'était un peu pathétisant, un peu surjoué, forcé. J'ai par contre apprécié qu'il n'y ait pas dans le texte de récits sur les violences dont Lauren serait inévitablement victime, j'ai apprécié qu'il y ait une atmosphère de soutien et de bienveillance (avec sa femme même si ça prend du temps, avec sa fille, son amie Cynthia, ses collègues...) sans que ce soit tout rose et sans que les conflits et les doutes soient occultés. En bref, selon moi, pas le meilleur ouvrage de Léonor de Récondo, je reste sur Amours comme une apothéose, et je ne recommande pas particulièrement la lecture de Point cardinal.
Léonor de Récondo est époustouflante de justesse et d’émotion dans ce récit sur la transsexualité, d’où ressort une grande dignité et une voix donnée à toutes ces personnes qui n’arrivent pas à être qui ils sont.
Amo quando uma leitura me leva a lugares que nunca fui antes, me tira da minha própria bolha e me faz enxergar pelos olhos de outra pessoa.
É emocionante acompanhar a transição de Laurent para Lauren e como a dinâmica familiar se molda à nova realidade.
Incrível como não havia tradução de uma escritora assim e um livro desse. Que leitura importante!
Escrita fluída com diversas mudanças de ponto de vista. Transições graduais assim como ocorre na transexualidade de Laurent. Além disso, essa edição é fantástica!
Só não levou a nota 5 porque queria ter lido mais, acompanhado um pouco mais com maior profundidade. Além disso, a divisão é visivelmente construída nas definições sócio-culturais dos sexos: homens trabalham e usam certas roupas e as mulheres cuidam da casa e gostam de seda.
Mesmo com os defeitos acredito que seja uma leitura que todos deveriam fazer, não necessariamente desse livro, mas uma que aborde o assunto. Essa foi minha obra introdutória ao tema e, por ser uma linguagem simples e dinâmica, funcionou muito bem comigo.
Livro necessário, mas podia ser melhor. A história da transição de gênero de um homem adulto, pai de família, poderia ser melhor explorada. Como alguns, achei que faltou aprofundamento psicológico das personagens. Tudo passa muito rápido, muito fluído. Gostei muito da Claire. Com certeza minha personagem favorita. Outra coisa que me incomodou um pouco foi algumas escolhas do tradutor. Não sei se no Brasil inteiro, mas onde vivo não se costuma usar "peça" para se referir a um cômodo da casa. Também não é comum usar o verbo "cuidar" no sentido de observar ou prestar atenção. Livro rápido e prazeroso, mas retomando o começo, um livro apenas razoável para um tema extremamente necessário.
Um homem? Uma mulher? Uma travesti? Dentro do livro encontramos esse tipo de questionamento, com longas descrições de sentimentos e emoções sobre todos os pontos de vista. Solange. Claire. Thomas. Laurent. E Mathilda.
Difícil dizer quando o começo da narrativa, fria e sem sal, realmente se torna emocionante. Chuto que seja pela página 83, com a grande revelação de Laurent no meio do jantar em família. Ingênuo eu, ao fim desse arco, a narrativa chata volta sem muitas reviravoltas emocionantes. Me parece mais uma (auto)biografia. Solange não aceita a notícia muito bem e sugere um psicólogo louco que promete a "cura trans" em pouco tempo. Mas a autora falha em desenvolver esse arco e o possível vilão soa mais como um charlatão que anota coisas num caderninho. Então temos Cynthia. Transsexual com vivência e que já passou pela transição hormonal. Se considera uma ponte que leva outras garotas para o caminho da hormonoterapia. Mostrou à Laurent o caminho, e ele seguiu a risca, tomando alguns passos precipitados. E então, começa a hormonização sem que ninguém saiba. Daí em diante, temos rejeição por todos os lados, trabalho, família, amizades. Nenhum dos arcos é realmente desenvolvido, além da personagem principal e seu ego inacabável. Ela passa por cima de todos com uma atitude de cinema e portanto, temos o final, lindo e digno de conto de fadas, com Solange e sua mulher tomando um drink no bar, conversando sobre o quão louco foi o ano. Sem saber a autora deixa diversos arcos sem resposta como a relação Solange-Gaétan, o processo de aceitação de Thomas, como a Claire lida com tudo isso na escola. Num piscar de olhos a Lauren começou o tratamento e está indo fazer a cirurgia sem que ninguém tenha ciência ou que tenha buscado a aceitação social de alguém. É uma história linda de autoconfiança acima de tudo, certo?
Errado. É necessário um ponto de intervenção. Onde consigamos separar as experiências reais das ficcionais, então aqui vai um balde de água fria:
Definitivamente não é assim que acontece. É demasiado surpreendente, causa uma má impressão. Não é o que a gente quer. A gente quer ser aceito. Uma notícia chocante normalmente é levada em partes. Parabenizo a autora pelos meses de pesquisa e imersão, mas a retratação dos sentimentos "trans" (disforia, desconfortos, passabilidade) se tornou muito teatral. Tudo isso no "nosso universo" é muito mais sútil e imperceptível.
No livro, damos de cara com um Laurent em momento de realização, questionando desde já seu real "eu". Esse é o momento de maior expressão, descobrindo aos poucos e dando pequenas, e imperceptíveis, pistas sobre o que se passa dentro de si. Sem desculpas, sem "ciclismos". Só pequenos fatos. Como um "obrigadA" ao invés de "obrigadO" ou comprar desodorante feminino. Nessa realização é muito mais sobre os pequenos detalhes que a real amostragem de tudo. Mas na realidade de Lauren(t), é sobre ir ao ZanziBar, se travestir e voltar pra casa com seus "ciclismos" e fantasias. Ser trans não é uma vida social dupla, é uma vida solitária. Questionamentos solitários e máscaras sociais, é disso que se trata.
Logo na metade do livro, a autora chuta o balde do bom senso e a própria cronologia dos fatos e começa a jogar falsas verdades que, aos olhos dos leigos, pode ser facilmente confundido com os reais procedimentos. Laurent sequer experiencia sua vida como Lauren, no que chamamos de transição social, e já pula direto para a hormonização. Com a ajuda de duas ou três consultas, tem a receita na mão. Mesmo após o fechamento dos arcos, ela se mantém com os questionamentos identitários. Não é assim. Obviamente, os questionamentos aparecem às vezes, mas não tão fortes quanto antes. Isso é sinônimo de incerteza. Palavra inadmissível em qualquer consultório.
O que eu quero mostrar aqui é: aos olhos de quem nada sabe, isso soa verdadeiro. Dá um ar fácil e indeciso da transição. Cada passo acontece em seu próprio tempo, e por experiência própria, digo que é um processo longo. Mas o livro não nos dá essa perspectiva, de que ela é uma exceção a regra.
Por fim, fica aqui uma reflexão: vale tudo pela tão sonhada "representatividade das minorias" ou há limites pra isso?
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O livro foca no processo de aceitação e transformação das pessoas que são transsexuais. Percebo valor no processo de pesquisa da autora, e é interessante ver os processos mentais que levam à decisão de transformar o próprio corpo. Esse assunto já me interessou em outros momentos então não senti como uma novidade como um todo.. Achei que tinha alguns detalhes na narrativa que não são tão detalhes assim que foram mal trabalhados.. Senti falta de mais detalhes realistas nas situações chave. Não me arrependi de ter lido mas não me encantou.
Un livre très beau et nécessaire sur la transidentité. L'histoire de Laurent qui sait au fond de lui depuis toujours qu'il n'est pas un homme. Toutefois le terme "transexuel" est dépassé et pourtant encore présent dans le livre, il serait peut-être important de le modifier pour les rééditions
Pas de fausse empathie, pas de tire-larmes, pas de pedago. Une écriture du coeur, une fantastique émotion qui se distille à travers tout le roman, dans un respect sans failles. Bravo.
Ce livre est un livre sur une transgenre, ou plus précisément sur transition d’une personne qui passe enfin le pas. Laurent a la quarantaine, un rythme boulot/dodo, une famille unie, une petite vie tranquille. Mais Laurent, au bout de quatre décennies de vie n’en peut plus de se mentir. Alors il va enfin vivre sa vérité, il va passer de il à elle, c’est sa décision de prise. Ca ne l’empêche pas bien sûr d’aimer sa famille. Ça ne l’empêche de savoir quelles conséquences, vie privée comme vie professionnelle, cela va engendrer. Seulement, elle en a marre de se mentir, elle transitionne.
Il n’y que Léonor de Récondo pour aborder un sujet pareil et le faire bien. Je le répète : c’est une histoire toute simple. Il n’y a pas besoin de fioritures. Sa plume est toujours tendre, elle n’évite pas les épreuves à ses personnages, mais elle est toujours de leur côté, et du coup l’affection qu’elle leur porte devient l’affection que nous lecteurs leur portons. Il est très facile d’apprécier Laurent, la famille de Laurent, les collègues de Laurent, bien qu’ils vivent la situation de manière radicalement différente et ont des opinions radicalement différentes. Ils sont crédibles. Ils sont diversifiés. Ils sont humains.
Le personnage de Laurent qui devient Mathilda est incroyable, d’une force dingue, et on pourrai en être jaloux de voir quelqu’un comme elle qui prend la décision de vivre sa vie telle qu’elle l’entend.
Il faut bien savoir que les transgenres, ce n’est pas qu’une mode occidentale actuelle, délicieusement politique. Les personnes transgenres ont été documentées dans le monde entier, et ce peu importe l’époque. Malheureusement, la stigmatisation des transgenres est aujourd’hui extrêmement importante, au point tel qu’il existe une page wikipédia intitulée « liste des personnes transgenres assassinées ».
Du coup, ce livre, bien qu’il ne se concentre sur la vie et les expériences d’une seule personne, et bien qu’il ne se veuille absolument pas être le porte-parole de toute la communauté transgenre, si ce livre peut rendre son humanité à au moins Laurent devenu Mathilda, alors ce livre est un des livres les plus importants de cette rentrée littéraire 2017.
no me ha gustado demasiado, el estilo es simple y la verdad es que trata un tema muy complejo, no creo que de mala manera, pero sí se queda corto. no sé, hay libros mejores en los que invertir tiempo.
Ce roman est un bijou! Comme tous ceux de Léonor de Récondo. J'ai adoré qu'elle plante cette fois-ci son histoire dans la période actuelle. En parlant d'un homme, Laurent, qui prend la décision de devenir une femme, elle transmet des messages extrêmement forts d'espoir, de courage, de l'importance d'être soi et de tout faire pour y parvenir même jusqu'à prendre le risque de perdre ceux qu'il aime. C'est un bijou de tendresse, de subtilité. Une écriture simple et poétique qui caractérise cette auteure mais derrière cette simplicité, un véritable cri. Parfois de rage mais surtout de bonheur de devenir enfin ce que l'on est vraiment. Lisez-le!!
Muito tocante. Fazia tempo que não me emocionava dessa forma ao ler. Apesar de muitos comentários sobre o tema ter sido tratado de maneira introdutória, achei muito interessante a abordagem da autora, principalmente por tratar do assunto no contexto familiar do protagonista.
mais uma história sobre uma pessoa trans que dá muito mais espaço pra tragédia e a falta de apoio das pessoas ao redor dela. bem a visão de uma autora cis sobre o que é ser trans.
Bien que la plume de l’auteur soit agréable à lire, j’ai été assez déçue des propos tenus dans ce roman. Beaucoup de termes et de formulations sont offensantes pour cette communauté, qui d’ailleurs ne demande qu’à lire des récits sur ce sujet écrits par des personnes transgenres. L’autrice utilise des pronoms féminins à propos de son personnage seulement à partir du moment où elle commence son traitement d’hormones, comme si avant elle n’était pas valide pour cela. Quid de l’expression de genre? Et pourquoi utiliser le terme « transsexuelle » à tout bout de champ, alors que les préoccupations d’aujourd’hui sont plus tournées vers l’expression du genre et des ressentis de la personnes? Une personne n’a pas besoin d’être sous traitement hormonal ou souhaiter être opérée pour que son identité soit « acceptée/acceptable », et qu’on commence à utiliser ses pronoms. C’est une lecture un peu décevante quand on est documenté sur le sujet, et encore plus lorsqu’on ne s’identifie pas comme étant cisgenre.
Eu acredito que esse seja um livro que fala sobre identidade trans feito para sensibilizar o público em geral.
Não vi a profundidade anunciada pela autora de suas pesquisas, achei tudo muito superficial.
O ponto de virada, por exemplo, quando a família passa de condenação a aceitação foi tratado superficialmente, assim como a reação no trabalho de Lauren.
Mas o livro não deixa de ter seus pontos positivos, seja mostrando o quanto estrago um mau profissional de saúde pode fazer, assim como um bom pode significar a tão esperada redenção.
O mais importante que fica, e onde coloco minha nota de três estrelas, é o sentimento de que é melhor se arriscar a ser quem é de verdade, mesmo que isso doa em você e nos outros, do que viver uma mentira para satisfazer outrem.
O livro mostra que, afinal, o risco e as dificuldades valem a pena. Talvez precisemos de mais histórias de sucesso e felicidade num mundo onde se faz tanto mal para pessoas de identidade trans.
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A discussão ou temática que se apresenta aqui é beeeeeeeeem do comecinho.
Em termos de escrita Leonor consegue escrever cenas muito bonitas, em especial entre Lauren e Solange, mas ao mesmo tempo alguns personagens são muito ????? Em uma das cenas, uma das personagens protagoniza un ataque transfobico e violento pra poucas páginas depois me dizer que se sentiu traída por Lauren não contar a ela que era trans. E sem sequer se desculpar.
Enfim, acho que se fosse uma história de alguém se assumindo trans e o parceiro acompanhando junto teria sido mais interessante (ou ao menos foi o que fiquei com vontade de ler)
En théorie, j'aurais dû aimer ce livre, ayant déjà apprécié la prose de l'autrice auparavant.
En pratique, j'ai été bloquée par le fait que Léonor de Récondo verse dans les travers maintes fois dénoncés par les personnes trans qui évoquent les récits les concernant écrits par des auteurs cis. Et je suis sortie de là en me demandant qui l'on était censé admirer et apprécier dans cette histoire, Mathilda ou sa femme? Parce que je me suis plusieurs fois demandé qui était la vraie héroïne de ce livre si l'on considère la manière dont l'autrice décrit ces deux femmes...
Alors que le récit et les personnages m'ont touchée, je regrette que l'autrice (qui semble pourtant affirmer avoir fait des recherches pour l'écriture de son roman) n'utilise pas les bons mots pour parler de ce que vit son personnage. On parle beaucoup de "transexuel" et de "changement de sexe", on ne parle pas de la notion de genre et les pronoms du personnage ne sont changés qu'à partir du moment où celui-ci entame une transition hormonale. Sans dire que ma lecture a été gâchée par tout cela, ça m'a profondément dérangée pendant tout le livre. C'est bien dommage.
Le sujet de la transsexualité est encore très peu abordé dans les romans de fiction. Et Léonor de Récondo s'y est attelé avec talent. Délicat, émouvant et juste, Point cardinal m'a émue. C'est si beau qu'on le lit d'une traite.
Nesse livro, conta-se a história de Mathilda, uma personagem que sente que só pode ser ela mesma quando está em um bar chamado Zanzibar. Toda vez que a personagem – que só vai a esse bar uma vez por semana – sai para o estacionamento, ela despe-se de si e vive a rotina através da figura de Laurent. Laurent trabalha em uma empresa de energia eólica e é marido de Solange. Além disso, ele tem dois filhos (Thomas e Claire). Porém, Isso muda quando ela percebe que não consegue mais existir apenas no bar e que precisa se mostrar ao mundo. É uma trama que envolve o processo de autoaceitação, autoconhecimento, mostra a transição e dificuldades no contexto familiar de uma pessoa LGBTTQIA+ (inclusive, com uma tentativa de terapia de reversão sexual, a famosa “cura gay”), questões de corporeidade e identidade, envolvendo a heterossexualidade e cisgeneridade compulsória. Esse, sem dúvidas, foi um dos melhores livros que a @taglivros mandou, me arrepiei em vários momentos. Um livro belíssimo, curto (176 páginas) com leitura fácil, fluida e de aspecto introdutório (vamo focar aqui no INTRODUTÓRIO, ele vai contar a vida de uma pessoa bem rapidinho). Como vi na entrevista, essa romancista – que também é violinista – dá ritmo à escrita através de uma narração fluida e harmoniosa. Ela conta situações muito difíceis de uma maneira fluida. O narrador em terceira pessoa também se mistura com os pensamentos da personagem, é maravilhoso.
Ps: quem indicou esse livro foi Contardo Calligaris. Um psicanalista muito importante que, apesar de ter nascido na Itália, adotou o Brasil. Infelizmente, Calligaris faleceu esse ano no dia 30 de março, mas a gente já sabia em vida que ele seria um imortal. Sorte a nossa. Ps2: Esse livro ganhou o prêmio France Culture-Télérama (premiação concedida por um júri de estudantes secundaristas).
Primeiro contato com um romance em que a personagem é e busca se aceitar trans.
A leitura foi rápida não apenas pelos capítulos curtos, mas muito pelo meu interesse em saber mais sobre a transição de Laurent/Lauren. Contudo, fiquei decepcionada com a superficialidade dos personagens e senti a falta de uma abordagem mais aprofundada das relações - principalmente entre os membros da família da personagem principal.
É um romance com uma temática muito importante e ainda pouco exposta no campo da literatura, mas que - para aqueles e aquelas que (con)vivem e estudam sobre - não apresenta grandes mudanças, além de manter um certo padrão e estereótipo sobre a transexualidade.
De qualquer forma, foi uma leitura agradável e que recomendaria para estimular mais o diálogo e trocas desse assunto que ainda se encontra na periferia dos romances literários.
Mathilda rentre dans sa voiture à la sortie du Zanzi Bar, mais c'est Laurent qui en descend devant la maison familiale. Depuis un certain temps déjà, ce père de famille s'est rendu à l'évidence : à l'intérieur de lui, une femme sommeille et n'attend que son feu vert pour briller dans la lumière des projecteurs... C'est avec toute la finesse qu'on lui connaît que Léonor de Recondo nous entraine imperceptiblement dans son nouveau roman au thème encore tabou. On referme ce livre sans l'avoir quitté, l'esprit éclairé et plein de sa plume délicate.
"É este olhar dirigido aos outros que as une. Mais que os filhos e os anos em comum, as brigas e as alegrias. Olhar na mesma direção. Não se mexer, não se dizer nada. Beber tranquilamente sob o sol, como se nada houvesse."
Tenho sentimentos misturados sobre esse livro. É bem escrito, uma leitura rápida, mas não prende muito a atenção. Tem como centro uma transição e coloca em primeiro plano o personagem que quer concluir a mudança de sexo, mas de uma maneira que me parece um tanto superficial. Não que toda história sobre isso tenha que ser dramática, mas me parece que, ao focar só nessa experiência, ficam de lado aspectos bem importantes do que é ser trans.
Très bien écrit, la lecture est fluide et le thème très bien expliqué avec les changements que cela implique pour la personne mais aussi au sein du quotidien avec la famille. J'ai beaucoup aimé.
Lido numa sentada! Escrita fluida, capítulos curtos. Leitura fácil. Fiquei com a impressão de que a autora tinha um grande tema na mão e preferiu tratá-lo de forma despretensiosa, uma decisão que, pra mim, faz sentido, em alguma medida, já que não se pode dizer que este seja um tema amplamente debatido na nossa sociedade. A temática já foi abordada com muito maior profundidade no filme A Garota Dinamarquesa, porém a escolha de fazê-lo de forma mais superficial em Ponto Cardeal talvez possa trazer o benefício de torná-lo mais acessível a uma quantidade maior de pessoas. Para mim, particularmente, a leitura me fez perceber o quão pouco eu conheço das experiências pelas quais passam as pessoas que vivem esse processo de identificação e aceitação do gênero com o qual se identificam. É uma abertura de horizontes para buscar entender melhor tudo isso, pra saber lidar melhor com a realidade que se apresenta. Muito tocante quando, na última parte do livro, Laurent virando Lauren passa a ser tratada como “ela” pelo narrador, independentemente da situação. Acredito que a realidade deve ser muito (mas muito mesmo) mais sofrida do que a retratada no livro. Porém, não ouso criticar a escolha da representação pois acho que é uma excelente forma para um “primeiro contato” com esse debate de uma forma mais pessoal e psicológica, não somente das representatividades sociais, que não deixa de ser uma questão extremamente relevante. Senti uma mudança de pegada na tradução da última parte. Um uso excessivo da 2 pessoa. Não consigo relacionar a algo de caráter mais estilístico e se tem algum propósito ligado com o enredo, ou se é alguma falha no processo de finalização do trabalho.