Ada Lovelace, fille du poète Lord Byron, est une lady anglaise perdue dans les brumes du xixe siècle. Nous voilà cent ans avant le premier ordinateur, et personne ne se doute que cette jeune femme maladive, emprisonnée dans un corset, étouffant entre un mari maltraitant et une mère abusive, s’apprête à écrire le premier programme informatique au monde. À 25 ans, déjà mère de trois enfants, Ada Lovelace se prend de passion pour les mathématiques. Elle rencontre Charles Babbage, qui vient de concevoir une machine à calculer révolutionnaire pour l’époque. C’est en la voyant qu’Ada a soudain l’intuition de ce qui deviendra l’informatique. Sans elle, pas d’Internet, pas de réseaux sociaux, pas de conquête de l'espace.
Catherine Dufour raconte avec humour Ada Lovelace, fille de Lord Byron et Annabella Milbanke. Elle s'intéressait aux mathématiques et a eu la chance d'avoir une mère qui les aimaient aussi. Mère qui lui a alors offert une éducation poussée (vue le contexte des droits des femmes à l'époque c'est vraiment un exploit). Ada Lovelace a aussi eu la chance de faire partie d'un milieu culturel aisé et ouvert.
Pour autant, la vie de celle qui deviendra célèbre de manière posthume (elle meurt à 35 ans sans connaître la portée de ses théories) n'a pas été un long fleuve tranquille. Dufour nous offre un récit mordant et grinçant de la vie d'Ada Lovelace, son style moderne et pince sans rire m'a fait tressauté de rire à plusieurs reprise
Je vous recommande de lire cette biographie si vous êtes intéressés par l'origin story de cette pionnière du langage informatique à l'ascendance célèbre. En plus il est sortie récemment en poche pour les petites bourses.
Si vous me suivez depuis un moment, vous aurez sans doute remarqué que je ne lis (presque) jamais de biographie. C’est un genre qui me rebute souvent pour son côté trop professoral et que je me réserve pour des personnages qui m’intéressent énormément. Mais quand j’ai vu que Catherine Dufour (qui écrit aussi de la SFFF) était à la barre de celle-ci et connaissant sa plume assez atypique, je n’ai pas hésité une seconde. D’autant qu’Ada Lovelace est un personnage hautement captivant qui mérite d’être plus connue et mise en avant. Côté style, je ne me suis pas trompée. Ce n’est pas [...]
Ce que je retiens de la biographie d'Ada Lovelace écrite par Catherine Dufour, c'est l'absence totale d'humilité de la part de la comtesse, et à quel point cela lui a ouvert des portes. Ada sait qu'elle est un génie (tiens tiens, encore un mot masculin 🙄), alors pourquoi prétendre une fausse modestie ? Cela me laisse songeuse. Je me rappelle qu'enfant, j'avais énormément confiance en moi, mais qu'à l'adolescence toute cette confiance s'est écroulée. Beaucoup d'hommes tout à fait médiocres parcourent le monde avec une assurance à toute épreuve. Il serait temps que les femmes géniales le fassent aussi, et Ada est une belle inspiration !
« Ada ou la beauté des nombres » est un livre drôle et savoureux malgré l'époque peu reluisante qu'il narre et beaucoup de détails scabreux. On en apprend davantage sur la pionnière de l'informatique que fût Ada Lovelace, sur son entourage et sur ses prouesses mathématiques (qui n'étaient de base que des notes à propos de la traduction d'un article !). Le style, très familier (on rencontre notamment les mots « boloss » et « BFF ») pourrait en dérouter certain•e•s mais j'ai personnellement trouvé ça rafraîchissant.
Une biographie courte et très bien écrite sur cette femme fascinante qu'est Ada Lovelace, l'une des pionnières de l'informatique (c'est elle qui a écrit le premier programme informatique moderne à partir des travaux de Babage, et l'informatique lui doit donc beaucoup, bien que ses travaux aient été redécouverts plusieurs décennies après). La plume de Catherine Dufour est très plaisante à lire, vive, féministe, drôle. Elle redonne vie à une femme géniale qui est trop longtemps restée dans l'ombre de son père, Lord Byron, et dont on "découvre" seulement l'importance depuis quelques années. On regrette qu'Ada ait vécu à une époque où elle a été autant brimée par les contraintes de son milieu social et de son époque, qui sait ce qu'elle aurait pu accomplir sinon ?
Livre lu dans le cadre du reading challenge Popsugar 2021 pour la catégorie A book where the main character has your current job
Une biographie d'Ada Lovelace, la mathématicienne qui a écrit le 1er algorithme informatique en 1843.
Cette biographe est écrite dans un style assez moderne et fluide. En revanche, il y a beaucoup sur la vie des parents d'Ada (son père était le poète Lord Byron dont les frasques sont aussi célèbres que ces poèmes). Et il y a beaucoup sur sa fin de vie et après sa mort. Et ce qui m'intéressait le plus, c'était vraiment toute la partie sur les mathématiques et au final c'était un peu léger... C'est une première approche de sa vie mais on reste sur sa faim
Beaucoup d’informations dans ce livre, je réalise que je ne savais pas grand chose d’Ada Lovelace sinon qu’elle avait participé à l’invention de l’informatique au sens moderne. Elle est donc la fille de Lord Byron qui bien que poète talentueux n’était pas un charmant monsieur (il battait sa femme et couchait avec sa sœur entre autres) (on est sur un homme du 19es, il aurait été un grand féministe ça aurait été étonnant). Donc son père est un sacré connard mais sa mère n’est pas non plus une personne charmante. Et quant à elle? Et bien comment vous dire que comme tous les grands génies elle n’était pas une bien belle personne. Mais être une femme ne veut pas dire être obligée d’être supérieure en moralité aux génies de type masculin qui sont souvent de sacrés cons.
Une courte biographie sur Ada Lovelace qui se concentre beaucoup sur sa famille élargie, ses contacts , relations et connaissances et tout le drama autour de sa vie.
Un aspect notable de cette biographie est qu'elle est écrite dans une langue populaire très français (ça fait un joli contraste avec la période victorienne dans laquelle elle évolue) comme si une personne friande de potin nous contait la vie de Lovelace (on note, par exemple, l'utilisation de termes comme BFF [p.69]).
J'aime beaucoup l'humour piquant de Catherine Dufour qui donne une saveur particulière à l'ensemble, mais en ce qui concerne le contenu en tant que tel, c'est pas mal survolé et je reste un peu sur ma faim.
L'histoire d'Ada Lovelace est importante et j'ai aimé en savoir plus sur elle. Cependant, le style d'écriture ne me convient pas. Trop de suppositions et de jugements de valeur qui ne me laissent pas le loisir de réfléchir à ma propre interprétation et me déconnectent de l'histoire.