Gésill ne dort plus depuis qu'il est mort. Assassiné puis ramené à la vie par les Funestrelles, des brigands sans scrupules qui voudraient le voir reprendre son trône, l'ancien roi Gésill n'a plus goût à rien. Son sang vert, autrefois seule source de végétation de la Rocaille, s'est tari. Il pourrit. Seul un représentant des Magistres, ces êtres mythiques exterminés par les ancètres de Gésill, pourrait y remédier. Aussi, lorsque les Funestrelles, accompagnés du défunt, se mettent en quête de trouver un jeune homme qu'on dit leur dernier descendant, ils sont loin d'imaginer que leur découverte ébranlera toutes leurs certitudes. Sur la Rocaille comme sur eux-mêmes.
Dans ce premier roman aux allures de fable baroque, Pauline Sidre dépeint un monde où se confrontent le vert et l'aride, jusque dans l'âme des protagonistes. Brillant par son écriture évocatrice et la puissante envie d'émancipation de ses personnages, Rocaille est un enchantement : une émeraude au milieu de la roche.
Rocaille de Pauline Sidre a été le troisième roman à paraitre chez Projets Sillex, maison d’édition qui fonctionne en crowdfunding et court-circuite l’édition pour redistribuer les richesses. Après l’excellent Face au dragon d’Isabelle Bauthian et la réédition de Madharva de Matthieu Rivero (que j’ai pas lu), découvrons ce qui ce cache sous les cailloux.
Gésill est roi, mais Gésill est mort, c’est pas de bol. Pourtant, Gésill est vivant, assassiné puis ressuscité par les Funestrelles, il doit maintenant reconquérir son trône. Dans ce monde sans végétation, seule la lignée royale a le pouvoir de faire pousser une végétation abondante, et le sort du peuple dépend de ce que le roi et sa famille arrivent à « produire » avec leur magie. Mais il n’en a pas toujours été ainsi, autrefois les magistres utilisaient leurs pouvoirs pour nourrir le peuple mais ils ont été éradiqués par l’ancien roi. Aujourd’hui, pour redevenir roi, Gésill va peut-être avoir besoin de cet inconnu qui pourrait être le premier magistre vivant depuis des siècles.
Dès la superbe couverture (illustrée par Cindy Canévet), nous savons que Rocaille va être spécial, dans son ambiance, dans sa narration, je savais pas trop à quoi m’attendre mais je savais que ça allait baigner dans une atmosphère étrange. Et justement, cette atmosphère est un des points forts de Rocaille, au final. La plume de Pauline Sidre est parfaite pour décrire cet univers stérile, froid et humide, où le climat respecte à la lettre un cycle de quelques jours : la glace, la pluie, la brume, la neige, le vent, la grêle se succèdent dans un ordre qui ne varie jamais. Non y’a pas de canicule et de soleil resplendissant pendant une semaine, à Rocaille. On a un contraste avec les explosions de nature qui viennent du pouvoir du sang vert qui appartient à la famille du roi. Le cadre et l’écriture installent une ambiance sombre et poétique à la fois qui nous porte à travers ces pages.
L’intrigue avance doucement et contient quelques mystères qui se dévoileront au fur et à mesure. Nous ne savons pas qui a assassiné le roi, ni pourquoi. On reconstitue les circonstances de sa mort, les conséquences sur le royaume et la vie au palais. D’un autre côté nous découvrons le mystère des magistres et nous apprendrons ce qui s’est passé lors de leur éradication et ce que vient faire le scintillant Luèlde dans cette histiore. J’ai beaucoup apprécié cette ambiance de mystère qui prend son temps pour déballer ses secrets, en baignant les lectrices et lecteurs dans son ambiance. On y parle en fond d’écologie, de lutte de pouvoirs, de monopoles, de résistance.
Rocaille avait tout pour être une aventure fascinante dans un univers original, malheureusement il y a un point crucial pour moi qui ne m’a jamais convaincu ici. Je ne me suis jamais attaché aux personnages. On a une dynamique de groupe qui ne fonctionne jamais vraiment, les personnages passent leur temps à s’envoyer des piques, à se mépriser ou juste à s’en foutre. Comme ils n’ont aucun développement progressif dans leur relation, on est surpris quand y’a une romance qui débarque parce que ça vient un peu de nulle part. C’est dommage parce que tout le reste est absolument fascinant, mais je n’ai jamais réussi à m’intéresser à ces personnages, et le roman m’a donc perdu en route.
Si vous pouvez être convaincu par un univers et une plume, foncez découvrir le monde de Rocaille. Mais si comme moi, les personnages et leurs relations ont une importance cruciale pour votre immersion dans un récit, ça pourra être un peu plus compliqué. Dans tous les cas, on a une autrice à surveiller de près à l’avenir.
Dès les premières lignes, l’autrice nous embarque dans son univers, très particulier, avec une plume très fluide et efficace. Comme la couverture peut le suggérer, l’histoire prend place dans un environnement hostile et désertique, dans lequel chaque jour de la septaine se caractérise par de la grêle, des orages violents, ou d’autre joyeusetés climatiques. Pourtant, le roman est loin d’être aussi sombre qu’on pourrait le croire. ⠀ L’univers dans lequel évoluent les personnages est passionnant et vraiment très immersif. Rapidement, on apprend l’existence des rois verts, cette lignée de souverains qui, eux seuls, sont capables de faire verdir la terre et de produire de la nourriture pour leurs sujets. On découvre aussi les magistres, des magiciens qui ont été exterminés par le premier des rois verts mais qui n’ont peut-être pas totalement disparu. Au fur et à mesure qu’on progresse dans le récit, on va pouvoir en apprendre plus sur ces deux groupes et sur leurs origines. ⠀ Tout au long de ce livre, on va aussi pouvoir suivre toute une panoplie de personnages. On va notamment passer beaucoup de temps dans la tête de Gésill, roi vert qui a été assassiné avant d’être ramené à la vie par les Funestrelles qui souhaitent le remettre sur son trône. Si ce personnage est assez désabusé (revenir à la vie n’est pas toujours aussi facile qu’il y parait), on va aussi suivre des personnages plus impulsifs, comme Iliane, ou des personnages solaires (sans mauvais jeu de mots) et hantés par un passé compliqué, comme Luelde. ⠀ Sans être un roman bourré d’action, on ne s’ennuie pas une seconde et on ressent tout un panel d’émotions en suivant tous ses personnages. Une lecture surprenante et efficace que je recommande à tous ! ⠀ PS : On en parle de cette couverture ? 😍
Rocaille est un roman de fantasy porté par une plume immersive dans une ambiance sombre à souhait. En effet, dans le pays de Rocaille tout est mort ou presque, et on patauge de marécages putrides en terres désolées, bousculé·es tantôt par la grêle, la foudre ou la neige, dans un cycle hebdomadaire ininterrompu. Il faut gratter une terre indestructible et des arbres fossilisés pour tenter de trouver de quoi survivre chichement. Et dans ce contexte extrême, les habitants et habitantes sont à l'image de leur pays : rudes et violents.
On suit d'abord Gésill, roi mort puis ressuscité qui se retrouve ballotté par les bandits à qui il doit sa nouvelle existence. Alors qu'il tente de s'accoutumer à la vie à l'extérieur du château qu'il avait interdiction de quitter de son vivant, il essaie difficilement de percer le mystère qui entoure sa mort. Mais il n'est pas le seul qui mérite notre attention. Bien vite, des personnages variés se succèdent pour nous raconter leur histoire, ou nous donner un autre aperçu des choses. De mystère en péripétie, de magie en combat sanglant, on voyage à travers la Rocaille en récupérant petit à petit les morceaux du plan qui permettront à Gésill de reprendre son trône.
Et c'est là, pour moi, que le premier bât blesse. Les personnages sont finalement assez inégaux, même si j'ai apprécié de découvrir un panel non manichéen, qui nous permet de passer de la compassion à l'agacement et de nous rappeler qu'on n'est pas toustes bon·nes ou méchant·es à 100%. Mais certains sont un peu trop caricaturaux à mon goût, et les échanges se résument vite à des lignes de dialogues un peu surjouées, ou des piques détestables échangées entre les protagonistes. Au point que certains revirements de situation soient un peu difficiles à appréhender. Alors ok, on trouve vite nos chouchous, et ceux qu'on aimerait vivement voir mourir dans d'atroces souffrances, mais le casting se fait aussi majoritairement masculin, et les seuls personnages féminins en chient. Rien de nouveau sous le soleil de la fantasy adulte, quoi.
L'autrice maîtrise en tout cas son univers, avec une belle gestion du rythme qui s'échelonne tout au long du roman. Les révélations tombent à point, le mystère s'éclaircit peu à peu... jusqu'au dernier quart, qui fait l'effet d'un énorme rush pour boucler toutes les sous-intrigues en attendant la révélation principale. Ainsi, certaines scènes manquent d'impact et l'émotion est peu présente, alors que certains moments méritaient d'être plus développés à ce sujet.
Au final, c'est un roman qui comporte quelques défauts, mais qui est vraiment puissant dans l'imaginaire qu'il convoque et qui vaut le coup rien que pour cet aspect, selon moi. On peut également le choisir pour sa Maison d'Édition, mais aussi parce que c'est un roman de fantasy francophone porté par une autrice – chose encore malheureusement assez rare. J'espère en tout cas que ce sera le premier prometteur d'une longue lignée.
Une splendide découverte ! Rocaille, c'est l'histoire d'une terre stérile et de Gésill, son roi assassiné, issu d'une très ancienne lignée au sang vert, capable de faire pousser la verdure sur ses territoires stériles. C'est surtout l'histoire d'un mort-vivant qui n'a plus grand lien avec le monde terrestre et qui ne comprend pas bien pourquoi on veut le remettre sur le trône. Jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre du dernier magistre, ces magiciens anéantis par son ancêtre et capables de prouesses extraordinaires... comme lui redonner goût à la vie... et au pouvoir. J'ai tout aimé. J'ai trouvé ce roman d'une originalité folle, plein de belles trouvailles servies par un univers cohérent, en rien semblable à ce que j'ai déjà pu lire par le passé. Les personnages sont incroyables et on les aime et déteste tour à tour. Gésill à se traîner comme un zombie, Luelde avec son passé mystérieux, Iliane et sa famille de fous, Fauchon tellement adorable, etc., etc., etc. L'intrigue est enlevée, bien rythmée et la narration pleine de dynamisme. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde Bref, un vrai coup de coeur que je ne peux que conseiller. Voyager sur cette terre horrible de la Rocaille m'aura tenue en haleine assez peu de temps au final, mais cet univers n'est pas près de me quitter.
Plutôt bien réussi pour un premier roman ! Le style reste simpliste et l'histoire n'est pas suffisamment approfondie pour ce registre mais globalement, on se laisse porter et on parvient même à s'attacher aux personnages.
Gésill vient de mourir assassiner. En tant que roi c'est à ses ministres de prendre la relève quant à la gouvernance du royaume, son frère étant diagnostiqué fou et que sa sœur ne peut régner. Il va être ressuscité à la demande de cette dernière grâce à un sort oublié de tous. Avec ses réanimateurs il va tout faire pour trouver qui l'a assassiner et reprendre son trône. Oui sauf que désormais c'est un cadavre ambulant et en plus il sent la charogne. Mais quand lui et ses acolytes, les Funestrelles qui sont des brigands craints de tout le monde, apprennent qu'un magistre est dans les parages ils décident de le sortir du trou à rat où il est car il attire les convoitises. En effet, Luède est le tout dernier magistre de la Rocaille, c'est à dire le dernier être qui puisse redonner vie à la terre et à la végétation en plus de changer la météo. Toute cette petite équipe va partir à la recherche de documentation sur son peuple, mais Luède va t'il trouver les réponses à ses questions mais n'est ce plutôt pas un certain sentiment qui viendra taper à sa porte?
Dans l'ensemble j'ai plutôt très bien apprécié ma lecture. En effet, j'ai été happée par le récit bien assez tôt. Ce qui m'a attiré dans ce récit a été la complexité de l'univers décrit par l'auteure. Ici il est question de magie pour faire pousser la végétation et changer la météo, mais ce pouvoir est désormais entre les mains de la longue lignée de rois et c'est ce qui leur donne le surnom de Roi vert. En revanche, j'ai trouvé dommage que tout ne se résume qu'à un seul tome au vu de la complexité du pouvoir mais aussi de la grandeur du royaume. J'aurai aimé les voir aller aux 4 coins du royaume, or ici tout se résume à un petit coin de terre. J'ai trouvé Luède très touchant dans sa manière d'être mais surtout j'ai beaucoup aimé ce que l'auteure lui a offert comme vie après avoir voyagé au cœur du royaume sous différents noms et avec différentes personnalités. Mais surtout c'est son pouvoir, très mystérieux, qui lui permet de nous émouvoir car dès le départ il le prends comme une malédiction et il se sent inférieur à tout le monde. J'ai beaucoup aimé les personnages de Fauchon et de Iliane, qui sous ses airs de méchante se révèle être une personne avec un cœur qui est là pour protéger les plus faibles ici en l'occurrence Fauchon, son petit frère un peu simple d'esprit. Et surtout elle va se découvrir avec des sentiments qu'elle ne pensait jamais avoir, elle qui se pensait appartenir comme toute les femmes de sa famille, à son frère aîné. Et oui ici il est question d'inceste et d'adultère ce qui pourrait en réfréner plus d'un. Au final le seul personnage que j'ai vraiment détesté à été Gésill, un roi assez égoïste et par moment on se mets à douter de sa légitimité sur le trône tellement il est insupportable. Je pense que ce trait de personnage est totalement voulu et met en avant Luède.
En bref, un monde complexe rempli de magie qui saura ravire les fans de Fantasy pure et tout cela en un one-shot.
Pour ma 3ème lecture pour le PLIB 2021 , je viens de lire Rocaille de Pauline Sidre publié par Projets Sillex, une maison d'édition et plateforme de financement participatif dédiées aux littératures de l'imaginaire. Attirée par la couverture et le résumé, j'en ressors assez déçue.
Ce livre nous plonge dans un univers où la terre est maudite, à Rocaille plus rien ne pousse, les habitants doivent survivre en se nourrissant de sèves et de quelques racines. Seule la famille royale, qui reste cloîtrée dans son château, a le pouvoir (magique) de faire pousser des fruits et des légumes, grâce à leur sang vert.
L'histoire commence lorsque Gésill, le roi vert est ramené à la vie après un décès imprévu. Ça va être pour lui l'occasion d'enfin sortir de son château, découvrir le pays qu'il devait gouverner et la condition de vie des habitants. Il va se rendre compte de la misère de son peuple et que la production de la famille royale ne suffit pas à nourrir tout un peuple… loin de là.
Sa résurrection va aussi avoir des conséquences imprévues, outre le fait qu'il a maintenant plusieurs vies, il a des problèmes de mémoire et ne se souvient plus comment il est mort ni qui l'a tué, il n'a plus non plus sa magie verte, signe de la ligné royale, et surtout il ne guérit plus, son corps est mort et il commence à pourrir.
On découvre aussi Luelde, un magistre, qui a eu vie compliqué dès le moment de sa naissance dû à sa peau lumineuse. Rejeté par sa famille, il va vivre de nombreuses (més)aventures dans lesquelles il sera souvent exploité et très rarement respecté. Il a dû apprendre seul à gérer son don car tous les magistres ont été éliminés lors du début du règne des rois verts. Il ne se trouve pas très doué et il va devoir d'améliorer car il va être kidnappé par des brigands afin d'aider Gesill à retourner sur le trône, qu'il le veuille ou non car sa vie est en jeu.
L'univers dans lequel l'auteur nous plonge est vraiment très intéressant, riche et original mais je dois avouer que je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages avec un roi que j'ai trouvé apathique, un frère fou (idée très sympa car il parait assez intelligent), une soeur assez capricieuse, des brigands antipathiques et égoïstes, même Iliane perd sa force de caractère, et un magistre avec une personnalité compliquée.
L'intrigue elle-même est intéressante avec de nombreux rebondissements, parfois assez faciles pas très logiques, et j'ai vraiment apprécié les différents points de vue qui permettent de se faire une idée de l'ensemble de l'intrigue et le passé de ce pays. Une fin en demi-teinte, elle est assez prévisible au fil du roman mais pour un one-shot conclu assez bien le livre.
Niveau lecture, j'ai trouvé l'écriture agréable, les chapitres courts donnent un bon rythme à l'histoire.
Au final, malgré un univers de dark fantasy intéressant et des idées originales, je n'ai vraiment pas réussi à entrer dans le roman à cause des personnages et de leurs choix pas logiques ou justifié.
Ce finaliste du PLIB 2021 me faisait un peu peur à l'origine. Il me faisait envie et en même temps, j'appréhendais cette lecture.
L'univers créé par Pauline Sidre est original. La magie du sang vert m'a intriguée dès le début et je voulais en savoir plus à son sujet. Cela a également été le cas avec les magistres. Malheureusement, j'ai trouvé que cet univers manquait de développement. On se concentre plus sur les aventures de Gésill. J'aurais apprécié un peu plus de détails.
Le récit m'a embarquée dès le début. L'idée d'un roi mort et ressuscité qui tente de reprendre son trône avait tout pour me plaire. Toutefois, l'histoire comporte quelques longueurs et le rythme est irrégulier. Les rebondissements n'étaient pas toujours au rendez-vous.
Les Funestrelles m'ont déçue. Je m'attendais à une organisation puissante et influente. Or, au fil des pages, ils ont fini par perdre en crédibilité. Iliane est ma plus grande déception de ce roman. Je m'attendais à une femme forte, prête à tout pour survivre. Cependant, je me suis vite rendue compte qu'elle n'était pas telle qu'on nous l'avait présentée au début. J'ai eu l'impression qu'elle perdait tout pouvoir de décision et de réflexion. Gésill me plaisait énormément au début. Il doit assumer son nouveau statut de mort-vivant, ce qui est loin d'être facile. Puis, dans la seconde moitié du roman, il devient effacé et détestable. Il fait des choix incompréhensibles. Je n'ai pas compris sa possessivité maladive envers le magistre. Ce dernier est le personnage que j'ai préféré. Il est un héros malgré lui. Au fil de l'intrigue, il gagne en profondeur, le rendant ainsi très attachant. L'idée du changement de prénom est très bien trouvé. Cela lui apporte un petit plus.
En bref, j'ai apprécié découvrir cet univers sombre et fragile. Pauline Sidre arrive à aborder de façon intelligente la destruction de l'écosystème et l'impact de l'être humain sur la nature. Toutefois, certains défauts sont présents, notamment en ce qui concernent les personnages. Cette lecture ne m'a donc pas autant emportée que ce à quoi je m'attendais. J'ai passé un bon moment de lecture mais on est loin du coup de cœur.
C’est une lecture que j’ai apprécié mais qui m’a néanmoins laissé dubitative.
On est ici dans un univers très riche, original, avec un monde où le sol ne produit plus de nourriture et où, seule une famille, au sang vert, est capable de rendre le sol fertile. Famille royale qui vit donc dans le luxe quand tout un peuple meurt de faim. Le roi Gésill, peu préoccupé par les problèmes de la cours, se retrouve au milieu d’un complot qui le conduit à la mort. Mort de laquelle il est ressuscité par les Funestrelles, des bandits et truands, afin qu’il puisse reprendre le contrôle du royaume.
J’ai trouvé que les éléments de l’univers et de la magie, n’étaient pas assez développés, ni assez exploités. J’en attendais plus à ce sujet. Le roman se concentre surtout sur Gésill, notre roi mort, et sur la quête qu’il va mener pour récupérer son trône.
Différents personnages vont participer à cette quête, dont certains que j’ai vraiment apprécié, mais là encore, les liens entre les personnages n’était pas assez développés à mon gout. Le personnage d’Illiane m’a beaucoup plu au départ, elle nous apparait comme une femme forte et puissante, mais à un moment, elle « découvre » l’amour et j’ai alors trouvé qu’elle ne présentait plus grand intérêt, qu’elle se focalisait beaucoup trop sur ça.
Ca reste un livre qui est bien écrit, avec une plume fluide et qui se lit très bien, en notant quelques longueurs à des moments et un problème de rythme.
Jusque là, même si ce n’était pas une lecture que j’adorais, j’appréciais quand même. Mais la fin… Je l’ai trouvé un peu précipitée et même si on y trouve certaines surprises et rebondissements je n’ai pas compris la réaction de Gésill. Une scène notamment, où j’avais l’impression d’assister à un caprice d’enfant, caprice ridicule qui marque pourtant un grand changement dans l’histoire. Et ça m’a vraiment laissé sur une fin amère.
Je retiendrais quand même le potentiel de l’univers et la qualité de l’écriture pour un premier roman de l’autrice, qui laisse entrevoir un réel talent.
On est sur un univers de fantasy, entre désert et quelques touches de végétation. J'ai aimé suivre l'univers proposé, avec une magie lié aux végétaux, aux fruits. Tout ce qui était lié à la magie était très sympa à suivre, c'est un point que j'ai vraiment apprécié. On la voit qu'à de quelques reprises, mais c'était quelque chose d'intéressant à suivre, et qui a son importance dans la construction de l'univers.
En revanche, on ne peut pas dire que j'ai accroché aux personnages. J'en ai apprécié quelques-uns, comme le roi Gésill (sauf à la fin du roman, il m'a particulièrement exaspérée) et Fauchon, mais ça s'arrêtait là. On a également des personnages fort détestables, avec des motivations peu sympathiques.
Note de 3,5/5
L'intrigue est plutôt longue je trouve, ça prend son temps, ce qui donne parfois un peu l'impression de lenteurs à mon goût. Je me demandais parfois quand on allait avancer dans l'histoire. Malgré ce point, ça reste cohérent et bien construit.
En ce qui concerne les trigger warnings, ils sont plutôt importants niveau présence à un moment de l'histoire, et donnent quelque chose qui peut-être inconfortable à lire, et je ne recommande pas à ceux qui ont du mal avec ceux-ci.
Encore une fois pour un livre de fantasy comme celui-ci, je n'accroche rarement au point d'adorer, à part de rares exceptions. Et ce fut pareil pour celui-ci. Malgré une univers bien construit, des pouvoirs plutôt cool, une intrigue qui marche bien malgré quelques lenteurs, ce fut une lecture "juste" sympa. Mais pour le coup, c'est quelque chose de très personnel, le roman a été le coup de coeur de plein de personnes. J'ai toujours eu une préférence pour la SF et le fantastique aux dépens de ce genre de fantasy, mon ressenti ne m'étonne donc pas vraiment pour ce bouquin. Néanmoins, comme le suppose ce que je viens de dire, ce n'est pas pour autant qu'il est mauvais ou ne plaira pas !
Quand tous ses sens lui revinrent, Gésill s’affola.
PAULINE SIDRE Je n’étais pas tellement tentée par ce roman, et si je l’ai lu c’est uniquement à cause du PLIB, parce que je voulais me faire une idée de chacun des livres. Mais je n’ai malheureusement pas vraiment aimé ce roman.
Tout d’abord, j’ai quand même trouvé l’univers extrêmement original. De nombreuses idées sortent du lot et apportent du peps à l’histoire. L’auteure revisite assez élégamment le thème du zombie et le fait d’une façon que je n’avais encore jamais vu dans la littérature. Même si l’originalité passe bien par les descriptions, je les ai trouvées beaucoup trop lourdes à mon gout. Pour moi, elles alourdissent le récit et lui enlevant tout l’intérêt.
L’histoire se met en place vraiment lentement, beaucoup trop à mon gout. L’intrigue a beaucoup de mal à décoller et reste tout de même globalement assez simple, trop à mon gout. Comme elle passe par de longues descriptions, l’histoire ralentit franchement. Les actions sont trop ponctuelles à mon gout. Elles ne marquent le roman que quelques fois, mais cette ponctuation n’est pas suffisante pour rattraper ça.
Coté personnages, eh bien j’ai été vraiment déçue. Pourtant, ils partaient bien, puisque le personnage principal semblait sortir du lot. Malheureusement, son originalité n’est réduite qu’à sa nature. De plus, les autres personnages ne sont pas assez originaux à mon gout, et leur présence laisse à désirer, tout comme leurs relations. Ces dernières n’apportent que peu au récit, et n’apporfondissent pas les caractères des personnages.
Pour finir, la plume de l’auteure est franchement sympa à découvrir. Pour un premier roman, son travail de l’atmosphère est vraiment excellent. C’est certes parfois trop lourd, mais il reste tout de même très bien pour une première fois ! Sa construction, son ajustement aux actions apporte une belle dimension au récit.
Bref, une lecture qui m’a beaucoup déçue malgré son potentiel.
Dans ce roman que je qualifie de "Dark Fantasy" (même si l'auteur elle-même ne donne pas ce terme), mais c'est mon ressenti une fois ma lecture terminée car c'est tout de même véritablement sombre (pour moi c'est une bonne chose en fantasy) avec quelques éclaircies.
"Rocaille" c'est le titre parfait pour nous représenter le monde et l'ambiance dans lesquels cette histoire évolue, un monde pierreux, poussiéreux, austère, gris. La végétation se fait très rare, mais certains passages seront foisonnants de verdure, puis cette végétation est au centre du récit.
Nous suivons la quête d'un roi pour récupérer son trône, à l'aide d'un clan de dangereux criminels dont on ne connaît pas vraiment les intentions cachées.
La magie est présente par l'un des personnages principaux en particulier, sans trop en faire mais de manière originale.
On oscille entre le monde des vivants et celui des morts, entre passé et temps présent.
Les personnages m'ont vraiment tous plus, c'est un gros atout qui sert très bien le livre.
Le roi déchu, mort vivant, mais attachant, le magicien puissant mais inexpérimenté etc...
une des grandes idées du récit se matérialise sur "La Septaine", une sorte de calendrier météorologique, je ne vous en dis pas plus mais c'est vraiment bien vu.
L'écriture est intéressante, fluide mais assez fouillée pour accaparer le lecteur, j'aurais pu le lire très vite mais j'ai volontairement pris mon temps pour en apprécier les détails.
La fin est bien construite également et intéressante à l'instar du reste du roman, seul le tout dernier événement m'a déçu, mais cela est très personnel et je comprends le point de vue de l'auteure à ce sujet.
Je ressors de cette lecture avec un sentiment très positif.
Je précise que j'ai lu ce roman en tant que juré du PLIB 2021.
Une lecture marquante et que je recommande pour qui veut lire de la fantasy française. Un univers vraiment original où chaque jour a une météo différente. Le roi Gésill se fait ressusciter par une bande de gens fort peu recommendables. Sa vie de zombie commence et il essaie de comprendre qui ou quoi l'a mené à ce sort. Tout le prémice est intéressant : le mystère sur la mort et la résurrection de Gésill, le sort de sa soeur et son frère, les Funestrelles et leur moral plus que discutable... et le mystérieux magistre qu'on suit par des flashbacks depuis l'enfance. Tout cela dans un univers qu'on nous débobine petit à petit, et qui ne donne vraiment pas envie de vivre dedans. J'ai plus apprécié la plume de Pauline Sidre et le prémice de son histoire que les personnages. La conclusion de certains m'a parfois désarçonné : je n'étais pas déçue mais j'espérais un peu différent. Je pense notamment au sort des 2 seuls personnages féminins. Je retiens l'écriture de Pauline Sidre cependant et vraiment, j'adore. Une finesse dans la description des lieux, des personnages, un récit qu'elle maîtrise à la perfection et qu'elle nous livre goutte à goutte. J'ai lu dans la foulée sa nouvelle de Férocités et il n'y a pas de doute : on a là une autrice à suivre de très près et j'ai vraiment hâte de lire ses prochaines créations.
La première chose à dire c’est que je trouve que l’univers créé par l’autrice est très original. Le concept de rocaille sur laquelle rien ne pousse, le sang vert de la famille royale qui permet de faire pousser des légumes qui nourrissent la population.
Seulement l’univers ne suffit pas à me faire aimer un roman. Je dois dire que le premier problème que j’ai eu avec ce roman c’est la lenteur. La mise en place de l’intrigue est très lente, trop lente.
Le deuxième point noir pour moi ce sont les longueurs, en effet les descriptions de l’autrice permettent de découvrir le monde mais elles sont bien trop présente et contribuent à la lenteur du roman.
Au niveau des personnages, je n’ai pas accroché avec eux. Je les ai trouvé trop peu développé. Le fait que Gésill ne dorme jamais ne fait pas sortir du lot.
En bref, un roman à l’univers prometteur mais les descriptions et la lenteur du roman ne m’ont pas permis de rentrer dans l’histoire.
Prémisse intrigante, jeune autrice française, beau projet éditorial (passez voir le site des Projets Sillex pour découvrir leur démarche) : je n'ai pas hésité un instant avant d'acheter Rocaille.
Malheureusement sa lecture m'a beaucoup déçu. L'univers est original, la trame narrative avait du potentiel, mais l'écriture semble hésiter entre différents niveaux de langage pas tout à fait maîtrisés, les personnages sont unidimensionnels et le manque de cohérence du monde sollicite beaucoup trop lourdement la suspension d'incrédulité.
J'en garde l'impression d'une fable ou d'un petit conte qui aurait gonflé démesurément jusqu'à se transformer en roman, sans acquérir la profondeur nécessaire pour un passage à l'échelle supérieure.
Roman de fantasy à l’univers original et particulièrement soigné, Rocaille fut néanmoins pour moi une lecture en demi-teinte, dont je reconnais néanmoins des qualités indéniables. Ainsi, si les personnages m’ont semblé manquer de profondeur, à l’exception d’un mage dont on prend plaisir à découvrir les capacités, et que l’intrigue n’a pas su me captiver sur la longueur, je ne peux nier avoir été saisie par la plume de l’autrice. Une plume fluide, imagée et immersive qui vous plonge avec brutalité et sans concession au cœur d’une aventure mouvementée, dont il est bien difficile de deviner tous les tenants et aboutissants avant d’en avoir tourné la dernière page.
Pauline Sidre a créé un monde original, inspiré d'un spectacle qui l'a marquée étant enfant. La Rocaille est un monde désolé où les plantes et les animaux ont disparu, laissant les Hommes dans un profond dénuement. Ils ne peuvent compter que sur la lignée des Rois Verts pour leur fournir de quoi manger, ce qui n'est pas suffisant pour vivre correctement. Cette situation est aggravée par la Septaine : chaque jour de la semaine voit la météo changer de manière brutale, et toujours pour des phénomènes d'une intensité extrême. Ce point de départ est très intéressant et permet à l'auteure de nous plonger dans une ambiance sombre et déprimante.
un 1e roman à l'univers original et prometteur. Vous l'aurez compris j'ai beaucoup apprécié l'univers de ce roman L'auteure nous dépeint un monde, la Rocaille, aux terres arides où rien ne peut jamais pousser, ni verdure, ni fleurs ou nourriture. Bien embêtant me direz vous mais c'est sans compter sur la famille royale, la famille au sang vert qui a la capacité de faire pousser à volonté fruits, légumes, plantes à condition de rester dans le château car la famille royale ne peut mettre un pied dehors sans que sa vie en soit menacée. Puis un beau jour notre roi meurt, assassiné, et est ressuscité quelques jours plus tard par une bande de brigands. S'en suit alors un tas de péripéties pour notre roi mort vivant aux côtés des fameux brigands sur la terre de la Rocaille. Malheureusement je n'ai pas du tout accroché aux personnages pourtant nombreux. Le seul que j'ai apprécié fut le magistre car oui il y a aussi de la magie dans ce roman ! A part ça les autres m'ont profondément agacé voire dégoûté pour certains de par leur façon d'être et leur comportement. Niveau intrigue ça tient la route et la plume se lit facilement mais à de nombreuses reprises on part sur des retournements de situation assez moyen afin de faire repartir l'histoire qui ne m'ont pas convaincue plus que ça. Je mets quand même la moyenne car pour un 1e roman c'est quand même du bon boulot ! Ma note : 🌟🌟.5/5
Rocaille est une bonne idée, un roman avec un univers intéressant et des personnages attirants, j'ai cependant été un peu déçu de la fin ? La révélation finale, le comportement volage extrême de Gésill et la quasi absence de résolution dans sa relation à son frère m'ont un peu fait tiquer. La romance, prévisible, ne m'a spécialement plut non plus, sans me faire grimacer j'étais juste indifférent. Ça reste un excellent moment surotut que le fantastique francais propose rarement un univers aussi original. Fauchon était clairement the best boy pour moi
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J'ai beaucoup aimé cette lecture avec un univers riche plutôt bien développé en peu de page, des personnages intéressants, une intrigue très sympa. Le style est très fluide. Petit bémol sur le comportement du personnage principal qui m'a paru très bizarre à un moment et pas cohérent avec le reste du récit.
J'ai lu pour la finale @leplib2021 Rocaille de Pauline Sidre aux éditions @sillex un joli coup de cœur ❤️
🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Gésill roi de Rocaille a été assassiné. Depuis ce jour tout le monde veut le ressuscité car depuis la nuit des temps sa famille a le sang vert, ce sang a le don de faire pousser n'importe quelle verdure. Rocaille est une terre aride où rien ne pousse. Gésill a été empoisonné, des mercenaires appelés les Funestrelles ont été payés pour le ressuscité afin qu'il reprenne son trône. Mais son sang s'est tari, seul un magistre peut le raviver, malheureusement tous les magistres ont été éradiqués à moins qu'il en reste un ...
🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 un univers aride où la nature est très présente, des personnages éclectiques et originaux et des passages humoristiques. Gésill sera obligé de se lier à Luélde le dernier magistre, c'est un garçon plein de connaissances et qui a beaucoup voyagé. J'ai aimé le personnage d'Iliane cette mercenaire à l'esprit vif, c'est une aventurière et une meneuse. Ses hommes lui obéissent et la suivent les yeux fermés.
🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 J'ai adoré ce roman addictif et cet univers hors du commun. J'ai beaucoup aimé la plume de Pauline Sidre.