Enfant morose, adolescent cafardeux et adulte neurasthénique, Michel H. aura toujours montré une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, Michel décide de se révolter contre son destin chagrin. Il se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur... Quête échevelée de la félicité dans un 32m2 cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, Le bonheur est au fond du couloir à gauche est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l'existence plus efficacement qu'un anti-dépresseur.
4.5 arrondi à 5 pour Goodreads... (Au moment où je publie cette critique, la parution de ce livre, prévue pour début avril, a été repoussée au 1er mai 2020)
Un grand merci à ma collègue V. pour m'avoir prêté ce roman : elle m'a dit avoir tout dévoré de cet auteur et rire aux éclats à chaque fois et effectivement, c'est pile le livre qu'il nous faut par ces temps moroses !
Au départ, j'avais posé ce bouquin sur ma table basse et quand j'ai vu mon compagnon, debout près de la table, le livre en main depuis plus d'un quart d'heure, en train de rigoler convulsivement, je me suis dit que ça augurait bien. J'ai donc attaqué le livre dimanche soir et après toute ma littérature irlandaise et mes classiques de ces derniers temps, le style m'a semblé un peu bizarre mais sympathique. Arrivée à : "dans les moments les plus noirs, quand je descends dans les sous-sols de la mélancolie, il n'y en a qu'un pour m'apporter du réconfort. Le meilleur d'entre tous. Le jeune président aux dents du bonheur qui annonçait l'arrivée du nouveau monde pendant la campagne 2017. Le remède ultime. Emmanuel. Dont le sens littéral est "Dieu est avec nous."", j'avoue que le capital sympathie du livre s'est envolé ! Plusieurs fois, je riais tellement en lisant que je m'interrompais pour lire à voix haute quelques passages pour en faire profiter ma famille.
Le personnage principal de cette histoire est complètement, mais alors complètement, shooté aux antidépresseurs de toutes sortes depuis ses 8 ans. Extrêmement curieux, il amasse énormément d'informations plus ou moins fiables qu'il interprète à sa sauce, de façon très surprenante, pour en tirer des leçons de vie qui changent souvent au fil de la journée. Et ce ne sont pas les sources proposant comment trouver le bonheur/l'amour qui manquent. Une information ? Hop, une réaction au quart de tour avant qu'il ait fini de la lire jusqu'au bout ! Il lit un peu plus ? Il repart en sens inverse ! Bref, il teste toutes les méthodes possibles et imaginables pour récupérer "sa" (?) Bérénice, au grand dam de ses voisins conservateurs qui réagissent de manière plus méfiante en espérant que ce cinglé finisse par déménager.
Enfin, Michel H. (non, pas le même, mais c'est un fan) finit par trouver sa solution au bonheur qui ne fait absolument pas partie des théories habituelles. Bref, j'ai ri comme une malade jusqu'à la toute dernière phrase - totalement surprenante elle aussi ! Iconoclaste, inattendu, corrosif et déjanté !
"Le bonheur, c'est quand tu crois que ta deuxième vie est finie alors que la première n'a pas commencé (et vice versa)".
"Les disputes avec Bérénice sont rares, car j'ai élaboré une stratégie pour désamorcer les conflits. Si elle me reproche par exemple de "sans cesse ressasser les mêmes obsessions", je la déstabilise en valorisant la qualité sonore de sa phrase qui propose une allitération en [s] fort attrayante sur le plan auditif. Puis, avant de lui laisser le temps de répliquer, je lui fais remarquer que "ressasser" est le plus long palindrome de la langue française, un mot qui peut se lire dans les deux sens, comme dans un mouvement perpétuel qui mimerait l'action répétitive exprimée par le verbe lui-même. Etourdissante mise en abyme. En général, Bérénice enchaîne sur l'idée que je devrais me faire "soigner". Réplique incisive, certes, mais que je contre en plaçant l'amusante constatation que "soigneur" est l'anagramme de "guérison", ce qui laisse votre antagoniste coi. Je peux alors enchaîner sur le constat plus étonnant encore que, par une malice lexicale propre à notre belle langue, l'adjectif "indolore" est l'anagramme de son antonyme "endolori". Amusant, n'est-il pas ? A ce stade, un être humain normal conclut neuf fois sur dix par le peu inventif "pauvre type". C'est gagné."
C’est toujours un plaisir de lire l’humour acide de J.M Erre, mais c’est encore plus agréable quand il fait partie d’un tout ( comme dans « Qui a tué l’homme-homard? ») . J’ai petit à petit été lassée par une situation qui tourne en rond.
Voilà un roman qui met de bonne humeur ! Le ton est donné avec la couverture et le résumé. On part pour un voyage détente et sans prise de tête. Lecteurs, si vous recherchez un roman profond avec une histoire étoffée, passez votre chemin. Ici, c’est la simplicité qui joue, et qui gagne !
Michel H., 25 ans, commence sa journée de manière dramatique : Bérénice, l’amour de sa vie, le plaque après….3 semaines de vie commune. Oui, vous avez bien lu, 3 semaines. Que faire ? Déjà, prendre un Xanax. Et réfléchir un peu avant d’enchaîner sur un Lexomil et retourner se coucher. Sa première idée étant le suicide, il va vite déchanter. En effet, les statistiques ne sont pas très folichonnes, et le pourcentage de réussite assez faible, finalement. Avec la chance qu’il a, il va bien se louper.
Michel, grand amateur de Houellebecq, est fidèle à la mélancolie depuis sa naissance. Lorsqu’il n’a pas le moral, il regarde des meetings politiques et cela lui fait le plus grand bien😀. C’est d’ailleurs en écoutant le discours d’Emmanuel Macron à Arras en avril 2017 qu’il va décider de reconquérir Bérénice. Le futur président ne vient-il pas de clamer « Quand on veut, on peut » ? En le regardant droit dans les yeux ? C’est un signe, non ? Pour cela il va se faire aider par internet, Google et Siri en tête.
« Chérie ?
-Mon nom se prononce « Siri »
-Chierie ?
-En quoi puis-je vous rendre service ? »
Une journée dans la vie de Michel, croyez-moi, ça vaut son pesant d’or ! Allez-y, foncez ! J’ai ri, un régal ! Entre les idées totalement farfelues de Michel, les tribulations de ses voisins, Monsieur Patusse, débarquant avec le règlement de la copro, et Piotr, le locataire du dessus, qui ne lésine pas sur la drogue et qui plane constamment à 15 000, il y a de quoi faire. Situations cocasses, malentendus, notre Michel, croyant dur comme fer que Bérénice va revenir d’ici quelques heures, tente le tout pour le tout. On ne peut qu’apprécier Michel, ce type à la vie complètement insensée, tortueuse et loufoque.
Un roman à prendre au second degré, juste pour le plaisir de la dérision, accepter un humour décalé, faire le vide et oublier notre quotidien si morose. Se mettre dans la peau de Michel durant les quelques heures que durera notre lecture. Et se dire que finalement, on aimerait bien avoir la même vision du bonheur que lui.
La plume est caustique, satirique et déjantée. Tout ce que j’aime ! Avec une belle touche de réflexion, malgré tout, avec la mise en garde des dangers de la nébuleuse toile qui dirige nos vies, le besoin d’aimer et d’être aimé, le respect des autres, les différences sociales. Ce n’est donc pas qu’un roman léger sans substance.
Le twist final enfonce le clou, m’arrachant un dernier sourire, avant de refermer ce livre, qui, je dois bien l’avouer, a le même effet qu’un anti-dépresseur.
« Citalopram, Cymbalta, Deroxat, Effexor, Fluoxérine, Norset, Paroxétine, Prozac, Seropram, Stablon, Zoloft : quand je n’arrive pas à dormir, je compte les antidépresseurs. »
Hat nicht ganz meinen Humor getroffen... Ein Mann, der gerade von seiner Geliebten (mit der er drei Wochen zusammen war) verlassen wurde und jetzt hofft, dass sie zurückkommt. Durch seine Depressionen und weitere Erkrankungen kommt er auf kuriose Ideen und befragt das Internet immer wieder nach Hilfe. Das Ganze mit einem schwarzen Humor, der einfach nicht ganz meiner war, kann eine witzige Lektüre sein. Für mich war es (gerade auch das Ende) eher zu over the top 🤷🏽♀️
Difficile de faire une chronique de ce livre, d'expliquer pourquoi il est si bon, sans le spoiler. Alors pour ceux que ça ne dérange pas, je vais ajouter le clou et la profondeur de l'histoire plus loin. Mais vous pouvez de toute façon aussi lire une partie de la chronique qui ne dévoile rien d'important.
Anti-dépri Le livre fait ce qu'il promet : il peut nous tirer d'une période de dépri. Il fait rire à nouveau. Après lecture, la vie est tout d'un coup beaucoup plus légère.
Les caractères Michel H. semble un type doux et intelligent au début. Sa manière de se moquer de la société est intelligente, on se reconnait, on reconnait les aspects de la société qu'on déteste. Mais lui a le truc pour formuler tout ça de manière hilarante et on se rend compte que la réalité est aussi décalée que ses raisonnements. C'est exactement ça, notre monde, et comment ne pas se perdre là-dedans ? Comment être heureux là-dedans ? Michel H. a trouvé l'Amour, mais cet Amour l'a quitté. Il essayera tout pour regagner cet amour, et prévoit de faire ce qu'il faut pour garder Bérénice une fois qu'elle sera revenue. Pour qu'elle ne parte pas à nouveau. Au début j'ai vraiment aimé Michel H., avec ses remarques intelligentes contre la société et son autodérision. Mais au fur et à mesure que le livre avançait, il commençait à m'irriter de plus en plus. Il commençait à paraitre égoncentrique, narcissique, enfin, je ne le reconnaissais plus tellement bien. Je n'en dis pas plus.
Il y a aussi d'autres habitants dans son immeuble, surtout le conservateur patriache monsieur Patusse, qui semble avoir comme hobby de découvrir tout ce que son voisin fait et qui serait ne fût-ce qu'un peu contre les règles d'ordre intérieur du bâtiment. Bien que Michel se comporte parfois bizarrement, monsieur Patusse semble le harceler. Les répliques de Michel à monsieur Patusse sont superbes. Il y a aussi l'épouse de monsieur Patusse qui est plus douce. Et puis il y a un drogué, à l'étage, mais lui n'est pas très embêtant.
Hilarant, suspense, style L'ambiance du livre est hilarante, ça se lit très très vite, il y a du suspense car on veut savoir comment cette histoire va se terminer ? Bérénice reviendra-t-elle ? Trouvera-t-il une autre ? On se pose des tas de questions. Et moi en tout cas je n'avais pas prévu la fin.
Le seul petit problème avec le livre, c'est qu'à un moment donné il est un peu long. Michel H. se réfère à tous les manuels et à internet pour regagner l'amour, et comment le garder, et pour être heureux (car pour garder un amour il faut d'abord être heureux soi-même). Sa méthode est hilarante, mais après un temps, on a lu tellement de méthodes, que ça commence à devenir lassant. Heureusement, l'auteur est bon, il ne s'attarde pas trop, et le livre est suffisamment court pour qu'on passe bien vite les passages un peu répétitifs. Et puis on arrive à la dernière méthode pour trouver le bonheur, mettre sa maison en ordre, méthode d'une Japonaise. C'est absolument superbe.
Et mainenant je dois cacher le reste de la chronique pour ne pas spoiler.
Bon je l’ai saisi un peu au hasard chez Cultura, je cherchais un livre drôle…. sans drama pour booster un peu mon moral. Ce livre est super court, je l’ai lu en 2 soirées… en apnée. En fait on rentre dans une sorte de huit clos et de tunnel de blagues/satires de notre société actuelle. Contrairement aux recommandations de la presse, je n’ai pas trouvé ce livre H.I.L.A.R.A.N.T certes, j’ai pas mal rigolé à certains gags. J’ai adoré le ton du narrateur… mais plus le livre avance plus la critique de notre société me sautait au visage: les régimes, les livres de développement personnel, la course aux bonheurs. J’étais partie pour détester ce début et au final, j’ai refermé le livre en étant surprise, un peu chamboulée et de bonne humeur (oui tout de même).
Pauvre Michel… ! lol Mais je vous le recommande sans promesse que vous allez vous fendre la poire ..!
Le bonheur est au fond du couloir à gauche... ou dans cette lecture jouissive et loufoque à souhait, bien caractéristique de son auteur, J.M. Erre ! Michel H. vient de se faire plaquer par sa petite amie, Bérénice... Nullement atterré, il décide de la reconquérir et ceci dans la journée ! Notre héros va donc faire appel à de multiples remèdes et de nombreux stratagèmes, en conjuguant les interruptions répétées de son voisin M. Patusse, avec ses anecdotes, réflexions et souvenirs. Réussira-t-il à récupérer son amour et son bonheur ? Par le détour d'une intrigue légère et d'un divertissement hautement drôle, l'auteur aborde tous les sujets d'actualité voire d'ultra-contemporanéité avec un style simple, facile mais efficace, sur un ton caustique et ironique délectable. Jouant sur les mots pour dénoncer les maux de la société, il multiplie ainsi les références et allusions au grand plaisir de la fan absolue que je suis. Enfin, ce court roman s"achève avec un bouleversement de situation parfaitement tordu et imprévu, laissant une fois de plus le lecteur dans un élan de rire... à en mourir ! Ainsi, je remercie vivement les éditions Buchet Chastel pour ce nouvel opus extravagant qui nous régale, ainsi que NetGalley pour son heureuse existence durable !
Du cynisme à l'état pur. Michel H. vient de se faire larguer par Bérénice, apres trois semaines de romance. Mais c'est clairement sa moitié, et il veut la récupérer ! Michel va donc se pencher sur la question ô combien philosophique du bonheur. Du marabout aux livres de développement personnel en passant par l'alimentation, il va tout tenter. Le compte à rebours est lancé, jusqu'au retour de Bérénice.
Une belle satyre de notre société contemporaine et de ses absurdités. C'est grinçant, c'est court et c'est drôle.
What humour there was in this book became progressively darker. Maybe it should carry a health warning. There were some interesting observations which kept me reading but 1.5* is generous. I have not yet read any books by Michel Houellebecq but the continual references to his writing by J. M Erre have not encouraged me to try any.
Le livre se lit très vite !!! Il est vraiment drôle et l’écriture est dynamique. Michel est complètement à côté de la plaque, c’est du second degré qui fait du bien ! Une lecture rapide qui redonne le sourire !!!
Ce livre est une énorme farce qui m'a faite rire à gorge déployée et dont l'humour caustique frôle le second, voire troisième, degré. Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas fait autant travailler les zygomatiques, mais ça m'a fait un bien fou !
Si je devais décrire ce livre en un mot, ce serait : cynique. Le personnage principal est perché et vit dans un autre monde. La manière dont ses pensées défilent est absurde. Parfait pour une lecture pour rire, sans prise de tête. La fin est inattendue.
un autre super livre de J.M. Erre, le seul auteur qui arrive à me faire rire. plein d’humour noir, un personnage auquel, malgré sa bêtise et les frustrations qu’il engendre, on s’attache beaucoup, des thèmes difficiles qu’Erre aborde avec une certaine légèreté mais sans malice et une fin sublime.
Un roman amusant parodiant de manière piquante les livres de développement personnel. Le grotesque du personnage principal m'a toutefois un peu ennuyée.