« Au début, on a perdu le WiFi dans nos maisons et les petites barres sur nos téléphones, et déjà c'était la fin du monde. Peu après, des milliers de personnes sont mortes mais on ne le savait pas PARCE QU'ON N'AVAIT PLUS DE WIFI. »
Une fille pas trop poussiéreuse est un roman d'amour et d'apocalypse. Un roman d'embrassades et d'amputations. Un roman comique dans lequel tout le monde meurt.
3,5/5. Matthieu Simard signe ici un roman un peu plus différent que ces derniers. Le sujet des relations amoureuses est encore une fois abordé, mais moins en profondeur cette fois. Il y ajoute une touche de critique sociale, trop peu, et une bonne dose d’humour, un peu trop (à mon avis), ce qui rend le trame narrative «dramatique» moins dramatique, moins crédible, assourdi par cet humour, qui n’est pas du tout mauvais, mais humour et drame/émotions font rarement bon ménage pour moi. Il s’agit d’un roman plus léger, dans lequel l’auteur s’amuse avec le lecteur et lui parle. Le fond de fin du monde est intéressant, mais apporte bien peu. Plusieurs clins d’œil populaire, dont un à La route de Cormac McCarthy, sont également intéressants. Plusieurs petit éléments qui fonctionnent, mais le tout prend difficilement forme et m’a malheureusement, je dois l’avouer, laissé sur ma faim. Un bon livre, mais pas aussi prenant que ses deux précédents.
Ce livre m’a bouleversé. Une histoire post-apocalyptique qui pourrait très bien devenir réalité. Du jour au lendemain, il n’y a plus d’internet, plus d’électricité, plus rien. Les gens meurts. Encore et encore. C’est assez troublant. J’ai beaucoup aimé la critique sociale qui est présente de façon indirecte dans le livre. Ça m’a amené à réfléchir et je me rend compte à quel point la technologie à une grosse place dans mon quotidien. Disons que je ferais pas long feu dans le monde gris et poussiéreux dans lequel Matthieu doit survivre dans son livre. Bref, ce fut une autre belle découverte de cet auteur. J’ai souris souvent grâce à L’humour qui est présent partout dans le livre. Et j’ai eu le coeur gros à la fin. C’était bon.
Loin des films américains où le gouvernement et les journalistes tentent de modérer les grands mouvements de panique de la population et où l’anarchie et la violence finissent par s’installer quand même, ce roman raconte la fin du monde d’un point de vue très personnel. Quand la fin du monde est arrivée, Matthieu est resté chez lui, à vivre sa peine d’amour, parler à la plante de son ex et projeter de relire le contenu de sa bibliothèque. Et j’ai trouvé ça étrangement calme, comme proposition d’action devant la catastrophe. Voire rassurant. La fin du monde, ce n’est pas une raison de s’affoler.
Même après l’épuisement de ses réserves, quand Matthieu n’a plus tellement eu le choix de sortir, c’est toujours cet angle personnel qui guide l’histoire. La (mauvaise) gestion de l’apocalypse par la ville de Montréal tient en quelques lignes. Le récit se construit à travers le prisme des relations entre les humains restants plutôt que celui du sensationnalisme. Les survivants qui l’entourent cherchent à se lier les uns aux autres, à avoir des relations sexuelles: «Nous ne voulions que nous toucher, nous rassurer, nous réchauffer l’intérieur pour trouver en nous des atomes d’humanité.» (p.57)
J’aime le cynisme de Matthieu Simard, ses amours déchues, sa vie qui tourne autour de celles-ci. C’est encore une fois ce qu’on retrouve dans ce roman post apocalyptique.
Je ne sais toutefois pas quoi en retirer. D’un côté, tout au long de ma lecture, je tentais de voir cette fin du monde comme une simple image de sa rupture avec Julie. Mais d’un autre, je ne sais pas si c’est réellement ça le but du roman. Raconte-t-Il une vraie fin du monde? Bref, une lecture qui porte à confusion pour moi!
Je ne savais pas à quoi m'attendre en débutant ce livre, mais j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman fin du monde qui fait des clins d'œil aux années 80. (J'ai eu le "jingle" Distribution aux consommateurs, c'est DAC dans la tête pendant des heures!!!)
Mon premier de Matthieu Simard et j’ai été charmée par sa plume que j’ose caractériser de spectaculaire. On suit un narrateur au ton cynique et à l’humour ironique dans une histoire audacieuse et originale: la « palpitante énumération de [ses] relations postapocalyptiques ». Je ne pouvais pas m’empêcher de tourner les pages à tout allure pour suivre cette quête de relations humaines qui se déroule dans le cadre d’une fin du monde. J’ai arrêté de compter les passages surlignés tellement ils sont nombreux! Des beaux mots et surtout de belles réflexions quant à l’effondrement de la société et le deuil de l’humanité.
Comme à son habitude, le style d'écriture unique de Matthieu Simard est captivant. Excellent roman. Son seul défaut est qu'on passe à travers trop rapidement!
3.25* Je ne sais pas si j’ai un avis sur ce roman. Je vais donc « dropper » des faits. Ça en fait plusieurs que je lis de cet auteur. D’abord, j’ai aimé qu’on s’éloigne un peu de la formule des plus anciens (Échecs amoureux et autres niaiseries et La tendresse attendra). Ceci dit, c’est encore un roman où Matthieu est le personnage principal, et ça, ça m’accroche moins. J’ai aimé le point de départ de l’oeuvre, mais moins la suite. Je ne me suis attachée à aucun personnage. Si je n’avais qu’un livre à conseiller de cet auteur, ce serait toujours Les écrivements.
Je ne suis pas certaine comment je me sens par rapport à ce roman. J'ai aimé l'histoire, c'était original mais en même temps il y avait des moments plus long... Le genre de livre que tu lis une fois et que c'est suffisant.
J'ai trouvé ça drôle et grinçant. J'ai aimé les nombreuses références "Geek" de toutes sortes (allant de la musique sur cassette aux magasins "Distributions aux consommateurs").Et oui, tout le monde meurt. Par moments, c'était dur et on pouvait presque sentir la poussière s'accumuler dans la gorge. À d'autres, c'était beau et presque joyeux, tinté d'humour. J'ai aimé, mais ce n'est pas mon roman préféré de l'auteur.
On retrouve quelques perles de sagesse et de linguistique au travers du ton souvent humoristique, parfois cynique, de Matthieu Simard. Un roman simple mais divertissant. Un bon point pour toutes les références (et j'en ai clairement raté plusieurs)!
j’ai été vraiment captive de mon bouquin... nostalgique à cause des références eighties (nick kershaw 💛), troublée par celle de cormac mccarthy mais surtout heureuse de replonger dans une histoire de l’auteur.
Ce livre est incroyable, cet homme est un génie! Écriture brillante, choix de mots plus que judicieux, histoire délicieuse! Probablement un des meilleurs livres que j’ai lu depuis très longtemps! Ps. Ça fait réfléchir! J’ai A-DO-RÉ!
J'ai eu tellement, mais tellement de plaisir! Un genre de roman « alien », et je le dis de façon très positive. 🤩
Le ton est unique, cynique, ironique, sarcastique, tout ce qu'il y a de plus punché. Pour un roman d'apocalypse, je ne m'attendais pas à ce début comique, où la dérision est à l'honneur. C'est audacieux, c'est original. Le protagoniste perce le 4e mur de temps à autre et j'ai vraiment adoré cette proximité créé entre lui et moi.
L'accent qu'a pris l'histoire m'a beaucoup plu. On s'éloigne de l'angle classique que prennent les dystopies, où tout tourne autour de la survie physique : l'abri, la nourriture, le froid, la survie quoi. 🤷🏻♀️ On suit plutôt la fin du monde intérieure, celle remplie de solitude, du plus gros déni ever, de l'isolation, de la paranoïa.
De l'instant présent quand le passé est à oublier et que l'avenir est inconcevable.
Un livre qui va droit au but, une écriture intelligente et précise. Du pur Matthieu Simard: des références culturelles qui nous donnent l'impression qu'on se comprend bien, des relations touchantes et un personnage principal empreint de réflexivité (on adore!). Ça donne envie de partir et d'aller vers l'est pour nous aussi... mais finalement on se dit que la crise actuelle, c'est pas siiiiiii pire que ça. Il y a juste de la poussière sur mon plancher, pas partout.
En plein confinement de COVID-19, j'ai hésité à poursuivre par peur que cet récit d'apocalypse n'accentue le sentiment de mal-être planant; j'ai plutôt dévoré en deux jours.
J’ai l’impression que plus les années passeront, plus cette lecture sera confrontante et aura un fond de réalisme, bien que le livre ait été écrit en 2019. Malgré le ton apocalyptique, Matthieu Simard réussit à nous faire sourire, même rire. J’ai beaucoup aimé la présence des enfants, de Doux.
Une autofiction post-apocalyptique tragicomique mettant en parallèle rupture amoureuse et fin du monde! L'auteur raconte ses rebounds douteux dans un décor à l'image de son état mental : dévasté. Comment trouver l'amour quand tout le monde est abîmé? À quoi bon essayer de construire quelque chose avec quelqu'un quand tout est voué à disparaître anyway? La métaphore n'est pas très subtile, mais efficace.
L'humour noir du narrateur côtoie des thèmes plus dramatiques. Ça demeure une lecture assez légère, avec suffisamment de profondeur pour être intéressante et, surtout, un angle original. J'ai apprécié les jeux de mots et les nombreuses références à la culture populaire, notamment le clin d'œil au roman "La route" de Cormac McCarthy. C'est un petit roman plein d'humanité qui se laisse lire facilement!
(4/5, I REALLY liked it) Je n'avais pas du tout apprécié le seul autre livre de Matthieu (avec deux T) Simard (avec un M) que j'avais lu, ICI AILLEURS. Je l'avais considéré plutôt ennuyeux et assez pâle par rapport à d'autres livres lus à la même époque et portant sur le même sujet. Bref, je trouvais ce livre, pourtant encensé et couvert de prix et de distinctions, terriblement "overraté". Une déception.
UNE FILLE PAS TROP POUSSIÉREUSE m'arrive, également précédé d'éloges; Mes attentes sont prudentes.
Deux jours après une visite au Costco, deux jours après la fin de son couple — un couple peut-il survivre l’achat d’une seconde mijoteuse? —, c’est également la fin du monde tel qu’on le connait. Une catastrophe afflige la planète. Les gens meurent, étouffés par la suit tombée du ciel de ce Jeudi Cinq ou par ses effets subséquents. Notre héros (…) va mourir dans quelques années; ça on le sait dès le début du roman.
Ce héros, c’est justement le gars avec deux T. Cynique au possible, épargné de la tempête initiale par le confort de sa maison, dans laquelle il vivait maintenant esseulé, il passera les prochaines années à survivre, à se rendre au jour d’après. Les balises ne sont plus mêmes, dans un monde en mode « fin du Monde » : on baise, on tolère, on se réinvente, on survit. On tombe amoureux, le temps d’un regard, puis, c’est le deuil, l’amie, la partenaire n’est plus.
Il s’agit donc d’un manuel de survie post-apocalypse, dans lequel le narrateur traverse les moments entre l’espoir et l’abandon en usant d’humour, de légèreté et des références pré-apocalypse. Le drame demeure présent, lourd, envahissant.
La fin du narrateur (de l'auteur), on la connait, mais c'est le chemin menant à ce dénouement qui est particulièrement intéressant pour le lecteur d'assimiler. Le dernier tiers, dans lequel le cynisme et la dérision ont fait place à l’abdication et à la résignation, est très touchant; Ces pages donnent raison à l'engagement du lecteur et sont tout à fait conséquentes avec l'investissement qu'a fait le lecteur envers le récit, envers l'auteur.
"C'est à ce moment que je comprends. Je suis quelque chose comme son père. Toutes les femmes de mon histoire ne lui arriveront jamais à la cheville."
Mes espérances de satisfaction étant initialement modestes, je peux affirmer, à mon grand plaisir, que UNE FILLE PAS TROP POUSSIÉREUSE a été pour moi une lecture fort satisfaisante, autant pour la qualité de l'écriture que pour l'originalité linéaire du récit ainsi que pour son ton, léger au bon moment, tragique lorsque l'humour n'a plus sa place.
Beaucoup apprécié ce roman. Histoire surprenante d'une quête personnelle dans un contexte de fin du monde, racontée sur un ton intimiste. La structure reste légère malgré le sujet. Le rythme saccadé est appuyé également par des percées d'humour dans un contexte de désolation. Une lecture assez rapide mais qui restera plus longtemps en tête (surtout par temps pandémie - janv 2021- )
C'est du bon vieux Matthieu Simard! Après des romans plus sérieux, il revient au style de son début de carrière. Simard se met lui-même en scène dans une histoire oscillant avec soin entre l'humour absurde et l'authenticité touchante. Dans "Une fille pas trop poussiéreuse", on vit avec Matthieu la fin du monde. On sait jamais vraiment ce qui s'est passé, mais c'est l'apocalypse (y'a pu de WiFi, c'est ben pour dire). Il y a des cadavres partout, il pleut de la suie huileuse, il n'y a plus rien à manger ou à boire (il n'y a même plus de lampes au Multi Luminaire). On fait quoi dans ce temps-là? On réfléchit, on fait des rencontres inusitées, on fait l'amour, on tousse et on marche des jours et des jours en espérant tomber sur un meilleur endroit, sur un endroit où il fera bon pour vivre (ou pour mourir, c'est quand même la fin du monde). Bref, j'ai bien aimé me retrouver dans l'esprit un peu décalé de Matthieu Simard. Ça a beau être un roman peu sérieux en apparence, il y a tout de même de bonnes réflexions à faire sur ce qui est réellement essentiel dans la vie.
L’auteur a décrit son livre lui-même dans un passage :
— J'aime pas ça. — Quelle partie ? — Tout. Les chapitres, l'histoire, les jokes. C'est juste... pas vraiment bon... Il se passe rien. C'est ben trop statique. Personne va croire à ça, une fin du monde de même. — Oui, mais c'est ça qui s'est passé. — Je sais, mais c'est pas réaliste. Pis ton rêve, à la fin, c'est vraiment n'importe quoi. — C'est un rêve. — Peut-être, mais c'est n'importe quoi. On dirait que t'as plogué toutes les jokes plates pis les mauvais jeux de mots que t'avais pas réussi à ploguer jusque-là...
C’est pas mal ça. Un humour douteux et ennuyeux. Des personnages pas attachants (sauf Thomas). Un rythme rapide et décousu.
Ça se lit rapidement et c’est pas mal le seul point positif.
‘’ Avant - vous vous souvenez d’avant? -, quand on marchait sur le trottoir, quand [...], on évitait les regards des autres. Il y avait quelque chose d’indigeste dans les échanges de regards soutenus. C’était difficile. On regardait un autre, et dès qu’il tournait les yeux vers nous, on détournait les nôtres pour que le croisement ne dure qu’un millième de seconde, comme un hasard malvenu. On voulait regarder les autres sans qu’ils le sachent. Maintenant c’est l’inverse. ‘’ - Matthieu Simard, Une fille pas trop poussiéreuse
« Vous ne pouvez pas comprendre ce que nous avons vécu pendant une nuit au sommet des décombres, la petite chaleur les petits frissons plus grands que dans toutes les relations du passé, l’assurance de quelque chose d’immense qui naît dans l’obscurité. Vous ne pouvez pas comprendre vous n’avez jamais aimé puis perdu aussi vite, vous avez eu le temps d’être bien avant d’être mal. » (p. 102)
Ce livre....que dire? J’ai vraiment aimé, mais j’ai aucune idée pourquoi. Par instant nostalgique, très souvent drôle, occasionnellement assez critique. Plein de références trop vieilles pour comprendre, plein de références contemporaines qui nous font rire. C’était parfait.
Il y avait possiblement un message particulier que j’étais supposé comprendre en lisant ce livre, mais je n’ai jamais été très bonne pour comprendre les métaphores, ça ne m’empêche tout de même pas d’apprécier un livre.