Sur les deux versants du Massif bleu, la nature se déchaîne. D’un côté, Marie Saintonge. Isolée au cœur de la forêt, dans une maison secouée par le blizzard, elle doit faire face à l’hostilité des lieux, aux voix sourdes de la peur et aux ombres inquiétantes qui viennent tour à tour frapper à sa porte. De l’autre côté, Ric Dubois. Confronté lui aussi à la fureur de la montagne lorsque les orages de juillet éclatent, il doit lutter pour sauver sa peau pendant que les morts suspectes se multiplient autour de lui. Spectres et forces telluriques s’unissent pour une danse macabre dans Tempêtes, le roman le plus noir, le plus fort d’Andrée A. Michaud.
Deux fois lauréate du Prix littéraire du Gouverneur général (Le Ravissement, 2001, et Bondrée, 2014), récipiendaire du prix Arthur Ellis et du prix Saint-Pacôme du roman policier pour Bondrée, ainsi que du prix Ringuet en 2006 pour Mirror Lake (adapté au cinéma en 2013), Andrée A. Michaud construit une œuvre éminemment personnelle qui ne cesse, depuis son premier roman, de susciter les éloges de la critique et des lecteurs avides de mystère. Son polar Lazy Bird, porté par des airs de jazz, est paru en 2010 au Seuil, en France, dans la collection Point noir.
3,5/5. Un roman troublant, très atmosphérique et intriguant du début à la fin. Malheureusement, la fin ne clos pas le mystère, et je ne parle même pas d’une fin ouverte, cela ressemble presque à un travail bâclé, on en arrive à e demander est-ce que l’auteure savait comment assembler les pièces du puzzle une fois rendu à la fin ou si elle a tout simplement décidé de laisser cela ainsi. J’aime les fins ouvertes, mais une fin ouverte doit clore le sujet, fermé la boucle et puis finalement laissé, ou rouvrir une fente, une brèche, ici on ne referme rien, tout reste en plan et on quitte en laissant tout en place. On a des doutes bien sûr, mais il reste tout de même beaucoup de questions sans réponses et de coïncidences douteuses. C’est dommage, car le roman était excellent, une ambiance incroyable et un mystère, une mise en abimes aux limites de la folie fort bien réalisée, et jusqu’à la fin j’y est cru. J’ai cru Andrée A. Michaud allait nous sortir un truc et frappé le grand coup, mais cela n’arrive jamais. 5/5 pour la majorité du roman, un faible 2/5 pour la fin, j’essaie de donner une note raisonnable, mais très difficile de bien partager le tout considérant l’inégalité de l’œuvre…
lu en grande partie hier, durant la panne d’électricité de la tempête de vent. le contexte parfait pour ce livre qui a pour personnage principal la montagne et ses grondements qui font peur. j’ai parfois trouvé de petites longueurs mais le plaisir que j’ai eu à avoir la frousse a pris le dessus.
j’ai commencé le bouquin en audio, avec la narration de l’auteur et de sa voix rauque parfaite. puis j’ai ensuite lu la deuxième et troisième partie durant le 24h de panne... je crois que la narration était encore plus forte que ma lecture.
C’est un roman bien particulier. Ça alterne entre l’horreur et le thriller. C’est très descriptif, très ambiance, très atmosphère. Il y a quelque chose de très répétitif, cyclique et qui donne la chienne. C’est sombre et vraiment venteux.
Il y avait beaucoup d’actions, mais j’avais l’impression qu’il ne se passait pas grand chose. Il y a beaucoup de personnes et grâce à la répétition on arrive à bien les placer, mais on ne s’attache pas vraiment. L’ambiance est particulière et on ne sait pas s’ils sont fous ou si la montagne/la rivière les rend fous. J’aurais aimé être plus impliquée avec les personnages ou a les juger. J’aurais aimé une finale plus satisfaisante pour toutes ses pages d’incompréhension.
J'ai beaucoup aimé la première partie. J'ai cru qu'il s'agissait d'une histoire de maladie mentale hors de contrôle et j'ai été déçue de comprendre que c'était un lieu "surnaturel". J'ai aussi trouvé que beaucoup de points étaient flous. Soit je n'ai pas compris grand chose à l'histoire, soit l'autrice n'était pas très claire. Certaines phrases avaient plus de 10 lignes de long et je m'y perdais parfois. L'atmosphère était tantôt glauque et réussie, tantôt répétitive et peu originale. Certaines répétitions de scènes étaient bien pensées et la première partie avait une ambiance étouffante et très réussi à mon sens. Les deux autres parties n'ont pas reproduit ce sentiment d'urgence et d'être pris au piège qui m'avait captivé au départ.
Livre lu pour le club de lecture. Andrée A. Michaud réussit à intégrer des métaphores et une certaine poésie à l'écriture, ce qui permet de créer une ambiance où la peur et le doute sont omniprésents et sa description de la montagne et des forces de la nature nous laisse facilement imaginer comment on pourrait avoir peur d’être dans un tel endroit avec les bruits et les ombres. Cela dit, je trouve que ces métaphores poétiques sont trop présentes et finissent par rendre le texte lourd et ennuyeux. Par ailleurs, ce livre m’a confirmé à quel point et pourquoi je n’aime pas particulièrement les histoires fantastiques ou de phénomènes surnaturels. Marie est manifestement psychotique et je trouve pénible la lecture de ses psychoses. Est-ce qu'elle l'était avant d'arriver à la montagne? L'est-elle devenue à cause de la peur et l'isolement ? On ne sait pas vraiment, même à la fin. J'ai eu l'impression que la boucle du mystère serait bouclée quand Ric Dubois est arrivé à la maison d'Adrien mais non. L'impression laissée par les pages suivantes fut que finalement la maison et la montagne sont hantées par des spectres et je trouve ça d'une stupidité des plus poches. J'avais aussi l'impression à la fin de la partie 1 que Marie s'était suicidée en se jetant du haut de la falaise, mais par la suite, quand Ric parlait de l'agente d'immeubles je me suis dit : Ah finalement elle s'en est sortie !, pour finir par comprendre à la fin qu'elle avait bien sauté. J'ai l'impression d'avoir eu un genre de cours accéléré romancé sur le fait que certaines personnes laissent la peur prendre possession de leur psyché jusqu'à commettre des gestes extrêmes ou regrettables alors que d'autres réussissent à revenir en contact avec la réalité à temps et à se retirer pour survivre. Ce fut une lecture pénible et déroutante.
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Un voyage dans les méandres de la folie et du crime, une descente en enfer. Un texte dérangeant où s'efface à chaque paragraphe la limite entre réalité et hallucinations. Un texte marquant
notes en vrac première partie: lire comme si la folie était une maladie contagieuse. regarder la peur droit dans les yeux. devoir déposer le livre pour reprendre ses esprits. j’étais vraiment à ça |—| de faire une crise d’angoisse. l’une de mes phobies persistantes est la perte de contact avec la réalité; que mes actions ne soient plus contrôlées par ma volonté mais par quelque chose d’insaisissable. et ça vient jouer là-dedans.
deuxième partie: top modèles x the shining x camping sauvage. ou quelque chose comme ça. ironique que cette partie soit centrée autour de l’histoire d’un ghostwriter parce-qu’on dirait que c’est un ghostwriter qui a écrit ladite seconde moitié du livre. de belles phrases pleines de dentelle comme: Je suis ressorti sans me presser et j’ai planté mon regard le plus féroce dans les Ray Ban de Hank en lui recommandant un cours de yoga. vraiment?
je ne sais pas si c’est juste moi mais j’ai à peu près lu toute la deuxième partie comme si c’était un blockbuster américain doublé dans un mauvais français. pourquoi utiliser des termes comme pisseux et chiottes et des noms comme ric, hank et maddy? qui parle comme ça? je sais pas, c’est peut-être une convention du genre, je n’ai jamais lu de polar.
nous avons droit à de belles envolées lyriques, portées par une langue d’une justesse impeccable. une langue qui vous happe en entier. ici on découvre une maison sombre perdue au milieu de la forêt. l’ambiance est mystérieuse, pesante, embrumée. je suis là avec le personnage, je marche à ses côtés d’un pas hésitant, j’entrevois dans l’expectative la maison entre les branches. la phrase suivante, michaud utilise l'expression pauvre nouille. ok. comment ne pas décrocher après ça?
la voix d’andrée a. michaud est meilleure dans l’urgence, au coeur de l’hiver. autant la première partie est haletante, la deuxième est à certains moments d’une débilité profonde. oh well.
J'ai eu la chance de rencontrer Andrée A. Michaud aujourd'hui dans le cadre d'une causerie avec l'éditrice! Elle a été généreuse avec nous, les libraires qui sommes venu.e.s à sa rencontre!
C'est un roman sombre, mystérieux où les énigmes ne se résolvent jamais complètement. Les personnages de Marie Saintonge et Ric Dubois nous entraînent dans leur obsession du Massif bleu et des morts violentes qui s'y déroulent de part et d'autre de la montagne! Le style de l'autrice est impeccablement ficelé, on a l'impression d'assister à une symphonie grinçante (expression de mon cru qui a bien plu à Andrée A., je crois, hihi!).
C'était le premier roman que je lisais d'Andrée A. Michaud, mais certainement pas le dernier!
C'est peut-être le fait que j'avais adoré Bondrée, mais je n'ai pas du tout réussi à accrocher avec ce dernier roman d'Andrée A. Michaud. La première partie m'a simplement rendue confuse et malgré que la deuxième partie soit beaucoup plus dans mes cordes, j'ai eu beaucoup de difficulté à apprécier l'ambiance proposée par le roman. En règle générale, les thèmes de la folie et l'hystérie me plaisent, mais ce roman est selon moi ponctué de trop de longueurs pour qu'on puisse s'y plonger convenablement.
Je pense qu'Andrée A. Michaud est just mal marketée et je dois me faire une raison. Ces livres ne sont pas mauvais, mais continuellement présentés comme du policier ou de l'horreur alors qu'il n'en est rien.
D'abord avec Rivière Tremblante, maintenant avec Tempêtes, je me fais piéger et cherche tout du long du récit des mystères et des résolutions qui ne viendront pas. Ni l'un ni l'autre ne sont des romans policiers. Au contraire, loin du frisson, ce sont des romans sombres, certes, mais surtout contemplatifs. Leur lenteur n'est en rien la promesse de scènes palpitantes à venir, elle est l'essence de l'écriture. Des personnages torturés, une nature mutique et impénétrable, des tragédies peuplent ces ouvrages sans pour autant cacher une intrigue autre et chercher à satisfaire notre curiosité. Tempêtes est énigmatique et saura sûrement plaire si vous souhaitez une atmosphère pesante. Parce que j'avais mal interprété le genre de ce roman, j'ai pour ma part un peu eu l'impression de me faire balader et la troisième partie m'a particulièrement déçu'e. Je suis navré'e de lui mettre une si mauvaise note et en d'autres circonstances je pense que j'aurais pu mieux l'apprécier. Les décors y sont très précis et laissent une impression forte. J'ai beaucoup aimé l'utilisation d'une nature trop omniprésente pour créer une ambiance étouffante. Ce soupçon d'angoisse n'a malheureusement pas su étancher ma soif de réponses.
Pas réussit à le terminer, malgré que je me suis rendu assez loin. Je trouvais l’écriture lourde et répétitive, je ne recommande pas cette lecture. L’histoire était aussi mal construite, est ce que le personnage principale a toujours eu des psychoses? Est-ce que c’était récent ? Aucune idée…
Bien que c’était très troublant, je me suis ennuyé alors j��ai cesser de lire à environ 65% du livre.
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2.5⭐️J’ai lu Bondrée et Baignades avant celui-ci. J’avais de grandes attentes puisque la qualité des deux autres intrigues ainsi que celle du développement psychologique des personnages m’avaient jetée à terre. Je n’ai malheureusement pas retrouvé ces éléments dans Tempêtes. Peut-être ai-je trop lu de romans de cette autrice en peu de temps. Je me suis également mélangée dans l’histoire et les personnages. Bref, mes attentes n’ont pas été comblées.
A execução foi muito boa, o livro me cativou durante toda a leitura, apesar das dificuldades na leitura por estar em francês. Fiquei até interessada em ler outra obra da autora. O final é que foi desastroso, muitas pontas soltas sem explicação, talvez a intenção fosse essa mesma, mas não me satisfez.
Mon premier roman de Michaud. Je suis déçue: j'ai eu l'impression qu'il y avait répétition sur répétition. Mais l'ambiance est vraiment réussie. On nage en plein cauchemar et la fin est... je ne sais toujours pas quoi en penser.
Malheureusement pas mon type de livre. Je n'ai jamais réellement embarqué dans l'épouvante fantastique. Même le roi du genre (Stephen King) ne réussit pas à me titiller la fibre craintive. Je n'ai pas terminé.
Ouf. J’abandonne cette lecture. Tout comme la plupart des gens l’ont noté, la première partie du roman est intrigante et intéressante. Ça se casse la gueule dans la deuxième partie - dur à suivre, et à comprendre ce qui se passe, on se demande où ça s’en va… j’ai complètement perdu mon intérêt.
La deuxième partie est excellente, j’ai eu de la difficulté à embarquer dans la première moitié du livre, plus lente. Descriptions extraordinaires fidèles au style de l’auteure.
Un autre livre d'Andrée A. Michaud qu'on veut déguster au lieu de lire d'une shot!
À la fin de Tempêtes, j'ai l'impression d'avoir lu deux romans.. deux histoires si différentes qui ont en commun la tempête et la folie et qui finissent par se croiser.
La façon avec laquelle l'auteure décrit les décors donne l'impression qu'ils sont vivants. J'ai capotée!
À bout de souffle. La plume tellement évocatrice de Michaud, entrainant constamment le lecteur à la frontière du réel et du surnaturel, m’a complètement emporté dans le genre de tourbillon qu’une crise de panique provoque. Vraiment. J’ai souvent eu envie que lea protagonistes puissent se rattacher au réel; quitter cet endroit. Noir, noir, noir. Autant pour l’histoire de Marie que de Ric, autant d’un côté ou de l’autre de la montagne, l’oppression du Massif bleu fait son oeuvre et les démons du passé, le doute, la hantise de notre solitude, happent de plein fouet. Bouleversé. Essouflé. Moins intriguant que Bondrée, plus atmosphérique, plus terrifiant, plus étouffant. Inspiration. Expiration.
Un roman à la fois très bien écrit, mais aussi difficile de suivre l'histoire. Tempêtes est un de ces comtes remplis de petites détailles qui pourraient mener à une révélation approfondie - voir la récurrence des tintements de cuillères à toutes les 5 secondes, ou le re-apparition d'un certain Franck Fréchette - mais qui ne semblent aboutir nulle part.
Quoi qu'il en soit, ce livre nous présente dans les personnages de Marie Saintonge et Ric Dubois deux perspectives sur les liens étroits qui joignent la nature, la solitude, la liberté, la peur, et finalement, la folie. J'ai trouvé la première demie du livre (racontée dès la perspective de Marie Saintonge, qui vient d'hériter un chalet sur un flanc du Cold Mountain) plus difficile à suivre, puisque le lecteur a beaucoup de misère à tisser le fil des faits concrets parmi la dérive de plus en plus profonde du personnage central... mais c'est peut-être le point de l'histoire, que la vérité en tant qu'elle n'a pas autant d'importance que comment nous percevons le monde.
J'ai beaucoup plus aimé la deuxième moitié, qui ressemble plus à un 'thriller' noir classique, avec des morts mystérieux qui s'accumulent autour de Ric, un homme très cynique qui espère s'échapper au camping d'été sur le Cold Mountain pour retrouver de l'inspiration. Mais là encore, il y a des détailles pourtant pertinentes qui m'ont échappé - en primeur, pour quoi devrions-nous avoir autant de souci pour Maddy, un personnage à peine développé qui assume un rôle de plus en plus important au fil du roman? Mais cette histoire nous pose quand-même des reflexions intéressantes sur l'état sauvage, aussi bien dans la nature que dans nous-même.
Toujours cette belle écriture. Je ne suis pas arrivée à entrer dans l'angoisse des personnages. Trop de questions sans réponses. Alors que j'adore le surnaturel normalement, je ne me suis pas laissée transporter dans le monde de Red River. Quand même passé un bon temps de lecture.
Je l'avoue, je le mets de côté pour l'instant. La 2e partie me plait d'avantage que la 1e, mais c'est beaucoup trop dense pour ce que je suis capable de lire en ce moment. J'y reviendrai quand ma tête se sera débarrassée de son brouillard. :)
Le style d'Andrée A. Michaud est impressionnant, hypnotisant, effrayant! On vogue, tout comme les personnages, entre la réalité et la folie. Un thriller remarquable, pour autant qu'on accepte de ne pas tout comprendre...
Ça ne m’arrive pas souvent mais j’arrête ma lecture. Je la reprendrai peut-être un jour. Je n’arrive pas à y prendre goût. Je me sens perdue et confuse... mais c’est peut-être ça le but? J’ai trop de belles lectures devant moi pour m’acharner sur un roman qui ne me parle pas pour l’instant.
Qui dit que polar et belle écriture ne se rejoignent pas? Des les premières pages, on est plongés dans une atmosphère épeurante, stressante.....Très bon livre, pas évident à suivre toujours, très noir....mais très très bien écrit! Très différent que le dernier que je viens de lire, style riche.