Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, l’Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.
en 1959 j'avais 16 ans, et je venais de tomber folle amoureuse du Diable sous les traits de Gérard Philipe, dans la Beauté du Diable que j'avais vu dans le gymnase du lycée, et je suppose que toutes les adolescentes présentes avaient dû en faire autant ! Je me suis mis a collectionner les Ciné-revues, Cinémondes de l'époque et mon rêve était Avignon, la cour du palais des papes et lui, sur scène... Et un jour mon frère est entré en courant "Gérard Philipe" est mort!" (tout le monde se moquait de mon engouement...) et j'ai pleuré, pleuré... Eh bien 60 ans après, en lisant le beau livre de Jérôme Garcin consacré aux derniers jours du Cid, j'ai pleuré, encore... C'est tout le kaléidoscope des grands noms du théâtre et du cinéma, de la culture, plutôt, de cette époque de cette époque qui défilent sous la plume de Jérôme Garcin, qui recrée ainsi l'environnement de cette année 1959 en écrin aux derniers jours de celui qui fut une star mondiale, car partout dans le monde, "pas une scène de Moscou à Tokyo, de New York à Pékin n'a omis de rendre hommage à cet acteur par une minute de silence avant le lever du rideau;" Jérôme Garcin nous fait vivre jours après jours (il y en a eu si peu !) les derniers projets, les dernières envies que cet homme avait, et le parallèle entre cette passion de vie et la fin si proche et si inévitable rend les dernières pages du livre bouleversantes.
Drôle de lecture de l'intimité des derniers jours d'un malade à qui l'on ment. Même si c'était il y a 60 ans, il y a une dimension d'indécence qui m'a gênée. De plus, la parole de l'auteur prend une tournure nostalgique qui transforme ses mots en litanie des années 50, avec une teinte de classicisme désuet.
A partir des écrits et témoignages des amis et de la famille, « Le dernier hiver du Cid » raconte les trois derniers mois de la vie de Gérard Philippe. Jérôme Garcin relate la façon dont l’acteur a quitté son trône de lumière pour combattre une maladie dont on lui a caché le nom. Le portrait dressé par Jérôme Garcin alterne la description du roi en lumière et de l’homme avec ses peurs et ses doutes. Le public connait le premier et n’avait jamais imaginé le second. De cet enfer qui détruit le corps de Gérard Philippe, Jérôme Garcin choisit aussi de raconter son esprit, alerte qui trouve le pouvoir de l’après dans les tragédies grecques. Ce livre est dédicacé à la femme de Jérôme Garcin, la petite Anne-Marie. Elle s’était aperçue malgré le silence de sa mère que quelque chose rendait vulnérable son géant de père… La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Magnifique hommage rendu à Gérard Philipe par Jérôme Garçon, qui épousera Anne-Marie, l'infante du Cid. On y retrouve les grands comédiens et comédiennes entourés de Jean Vilar dans les premières années du festival d'Avignon : Maria Casares, Jeanne Moreau... Récit des derniers jours du comédien terrassé par un cancer fulgurant.
Étonnement surprise ! J'ai cru au début que je n'arriverai pas à entrer dedans mais j'ai beaucoup aimé. Les phrases sont beaucoup plus complexes que dans les romans que je lis habituellement mais tellement belles ! Bonne découverte !
Il faut connaître les variétés françaises des années 50 et 60 pour vraiment t apprécier ce livre. Ce livre décrit la dernière semaine de Gérard Philippe. C Est une description, très belle mais quand même. Tres bien écrit. Ne m a pas marqué.
Merci pour se partage de la vie de Gérard Philippe le grand comédien du cid . Jérôme Garcin arrive à nous plonger dans la lente fin de la vie du comédien !!!!
Un peu trop de références littéraires qui rend certains passages indigestes. « Peut-être même que vieillir, c'est prendre le risque de se contenter de compromis et s'habituer au louvoiement. »
Livre étrange où on suit les derniers jours de la vie d'un jeune comédien qui ne sait pas qu'il va mourir très prochainement mais qui sent les forces vitales déserter son corps. On arrive donc au pire moment dans la vie de cet homme, durant les jours où il est empêché d'être ce qu'il a toujours été aux yeux des autres, un homme admiré pour son travail, son âme d'enfant et sa générosité. Et pour celui qui ne sait rien de la carrière de Gérard Philipe, ça devient juste un livre déprimant sur une maladie déprimante et on se sent très vulnérable aux coups du sort en refermant ce bouquin.
Conseillé dans de nombreuses librairies, j'ai entamé cette lecture sans attentes particulières ne connaissant pas la carrière Gérard Philipe, acteur emblématique du cinéma et du théâtre français. Finalement, cette lecture a été une vraie belle découverte. J'ai été émue par la personnalité de Gérard Philipe, par la naration de ses derniers instants, par l'amour que lui porte sa femme Anne, ses enfants et son entourage. La douceur, l'amour pour la littérature et l'espoir pour une vie future de Gérard Philipe m'ont véritablement bouleversé. Je recommande cette lecture rapide.