Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n'a pas d'odeur, sauf celle de l'ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Car dans ce monde contre lequel l'imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s'est produit. L'histoire* délicate et touchante d'Éric Faye, publiée aux Éditions Stock et chez J'ai lu, dialogue avec les peintures feutrées et sensibles d'Agnès Hostache pour un roman graphique tout en subtilité.
Quelle belle histoire dans son mélange d'extraordinaire et de simplicité. Les dessins sont si doux et hors du temps. Vraiment un bon moment, une lecture mélancolique.
Surprenant, ça c'est sûr. Mais il est à noter tout d'abord, que cette histoire est basée sur un réel fait divers de 2008.
Une intrue vit donc chez cet homme. Soit. L'affaire est vite terminée avec la police qui la déloge. Mais voilà, tout cela laisse des marques dans l'esprit de cet homme qui s'est fait violer son espace intime.
Ce livre est mené par des scènes, comme une sorte de pièce de théâtre. Dans une première grosse moitié, c'est l'histoire vue du monsieur, et la fin est l'explication faite par cette femme.
C'est une histoire intéressante, qui fait réfléchir aux émotions rencontrées par l'une et l'autre personne. Globalement, j'ai apprécié cette BD. Pas un grand fan du graphisme, mais on est pris dans l'ambiance et finalement ça colle assez bien. Qui est la victime parmi ces deux êtres remplis de solitude ? Pourquoi la société pousse l'humain dans ses retranchements de telle manière ?
On referme ce livre avec un sentiment assez particulier ..
C’est un très beau roman graphique. Les illustrations m’ont tout de suite plu. Sur l’histoire, j’ai trouvé que c’était très lent, ce qui bien sûr convient au récit, mais du coup j’ai moyennement apprécié ma lecture. L’histoire est pourtant particulière et incroyable mais je ne sais pas, il m’a manqué d’un petit quelque chose.
At first, I wasn’t really driven into the story, and the art style wasn’t the best for me: the lack of colors made me quite anxious in a way. But then near the end, something catched up my interest and I grew fond of the simplicity of this graphic novel ☺️
Tout en délicatesse. Pas certain au début, mais la deuxième partie de l'histoire prend beaucoup de vigueur, et nous fait réaliser la justesse de la première partie. L'art est particulièrement adapté au propos. Deux solitudes comme on dirait par chez nous.
À Nagasaki un homme vivant seul se rend compte au fil des semaines que lorsqu’il rentre du travail des denrées alimentaires manquent dans son frigo, il veut mener l’enquête. Le graphisme graphisme est joli, l’histoire en elle même sympa
J’ai mis beaucoup de temps avant de rentrer dans l’histoire et j’avoue être déçue par la fin très ouverte. J’aurai préféré une rencontre et un dialogue entre les deux personnages.
Juin 2021. Quelles réflexions intéressantes cela a suscitées en moi. À quel point on vit notre vie sur le pilote automatique, entre autres. J’accorde 4, puisqu’il m’a semblé qu’il manquait quelque chose dans cette fin. Je vais lire le roman pour comparer.