L'auteure décrit le parcours intellectuel de F. d'Eaubonne, pionnière du féminisme et de la décroissance, cofondatrice du MLF et du FAHR, et créatrice dans les années 1970 du concept d'écoféminisme, toujours d'actualité. Elle s'attache à démontrer son rôle précurseur et l'importance qu'il y a toujours aujourd'hui à relier les luttes féministes et l'écologie planétaire.
Un ouvrage passionnant et très accessible qui démocratise la pensée de Françoise d'Eaubonne à travers explications et extraits choisis. Le lien entre domination patriarcale et désastre écologique est une évidence quand on y pense: ces textes nourrissent parfaitement la réflexion.
Un essai (d'une soixante-dizaine de pages, le reste est des extraits de textes) d'une grande pertinence et nécessité. Un très bon aperçu, surtout historique, mais aussi littéraire, des liens entre la créatrice du néologisme écoféminisme Françoise d'Eaubonne et les différents essais et textes qu'elle a écrit sur le sujet ainsi que les actions (parfois totalement illégale) écoféministe qu'elle a entreprise, parfois seule, parfois en groupe.
Cet essai résumé très bien la pensée écoféministe de Françoise d'Eaubonne, en quoi elle se distingue d'un néo-malthusianisme ou d'un essentialisme (accusation trop souvent lancée à tort à l'égard de l'écoféminisme).
Françoise d'Eaubonne étant mon écrivaine préférée au monde et ayant écrit un mémoire sur un des ses livres, je n'ai toutefois rien à ajouter après cette démonstration, preuve, s'il en fallait vraiment une, qu'elle est absolument réussie. Un ouvrage parfait pour découvrir la grande autrice et sa pensée écoféministe.
Un ouvrage ultra bien conçu et très accueillant pour comprendre les origines de l'écoféminisme en France à travers le parcours de Françoise D'Eaubonne. Les textes choisis en seconde partie d'ouvrages jouent un grand rôle et sont, ai-je besoin de le dire, bien choisis. J'ai bcp appris grâce à cet ouvrage accessible qui me donne envie de dévorer tous les autres titres du Passager Clandestin. Il laisse un goût de pas-assez suffisamment aguicheur sans être frustrant pour susciter les recherches personnelles et générer d'autres pistes de réflexion. En bref : un ouvrage de vulgarisation parfaitement pensé.
Bonne introduction au travail de Françoise d’Eaubonne qui a pour écrit de nombreux ouvrages sur le féminisme et l’écologie et serait à l’origine du néologisme « éco féminisme ». Première partie retraçant la vie et les engagements de l’autrice et la deuxième laisse place à des extraits de ses textes
" Si par exemple on appliquait le temps de travail dégagé par l'interdiction de l'Industrie nucléaire, de la fabrication du plastique, la suppression de la publicité etc. À un reboisement maximal et une résurrection des sols, non seulement on ne diminuerait en rien le 'bien-être' mais on tendrait vers une croissance (celle des ressources et de la qualité) qui n'aurait rien de classiquement 'économique' " [...] "Les valeurs du féminin si longtemps bafouées puisque attribuées au sexe inférieur, demeurent les dernières chances de survivance de l'homme lui-même. Mais il faudrait faire très vite; encore plus que de révolution nous avons besoin de mutation"
Outre l’intérêt particulier que je porte à l‘écoféminisme, ce livre a été une lecture pour l’écriture d’un mémoire sur le sujet. Livre que je conseille et qui permet de se rendre compte avec quelle justesse Françoise d‘Eaubonne a su prévoir, il y a maintenant plusieurs décennies, la catastrophe vers laquelle le capitalisme nous dirigeait (nous a dirigé...) et dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Caroline Goldblum, l’autrice de ce livre a particulièrement bien décrit la vie de Françoise d‘Eaubonne, et surtout son cheminement et sa progression dans son analyse féministe des problèmes environnementaux. L’autrice du livre et l’inventrice du terme « écoféminisme » nous ouvrent toutes les 2 la porte à de nombreuses pistes de réflexion... (Petit + ➝ le livre est rédige en écriture inclusive (et à tou•te•s les détracteurs•rices : c’est fluide à lire, non ce n’est pas horrible, non ce n’est pas une aberration 😉)