Un pirate s’échoue sur les rivages de Carcosa, la Cité d’Ailleurs. Persuadé d’être mort, il est amené au Roi en jaune, hanté par le souvenir de ses amours. Ce dernier lui propose de revenir à la vie s’il parvient à le débarrasser de sa malédiction.
Après le succès de Moi, Peter Pan, sélection Grand Prix de l’Imaginaire 2018, Michael Roch nous plonge dans un drame féérique aux confins du cosmos, derrière Hastur, Aldébaran et les Hyades.
Michael Roch est écrivain et scénariste de science-fiction.
Il a vu ses premières nouvelles fantastiques et horrifiques publiées dans divers fanzines avant d’intégrer les éditions Walrus, avec Twelve, puis Mortal Derby X, deux romans de science-fiction. Son dernier roman, Moi, Peter Pan, est publié aux Editions Mü (2016). Depuis 2015, année qui date son retour aux Antilles, d'où il est originaire, il mène par ailleurs plusieurs ateliers d’écriture autour du thème de l’Afrofuturisme, en Guadeloupe et en Martinique - mouvement littéraire développement des contre-dystopies afrocentrées.
Il est aussi le créateur et réalisateur de la chaîne de prescription littéraire, La Brigade du Livre, sur Youtube, rassemblant une communauté de plus de 35 000 abonnés.
Après du Pulp à roulettes et du Peter épatant, j’attendais ma prochaine incursion dans le cerveau de Michael Roch avec beaucoup d’impatience. Son petit dernier a été doublement édité chez Mü, avant et après leur mue, et nous voici donc avec Le livre jaune. Qui n’est plus jaune.
Dans ce petit roman, nous suivons un mystérieux pirate qui échoue sur les rivages de Carcosa. Il sait pas trop ce qu’il fout là, mais un aveugle fort débrouillard malgré son handicap le guide dans le dédale de la cité d’ailleurs. Ils s’en vont rencontrer le Roi en jaune, à la recherche d’une explication, à la recherche du passé, à la recherche d’un sens.
Le livre jaune est compliqué, à lire, à digérer et à chroniquer. La quête de ce protagoniste est un voyage surréaliste qui s’amuse à la fois avec les mots, avec les symboles, et beaucoup avec le lecteur. Il tient de la fable mythologique, du conte philosophique, de l’énigme géante. La rencontre avec le Roi en jaune va nous amener à explorer l’identité du héros et son passé, à travers l’évocation d’un amour perdu et d’une vie bien remplie. Mais Michael Roch joue avec nous dans ce grand petit puzzle géant, énigme déstabilisante et référencée jusqu’au trognon.
Mes pérégrinations sur internet m’apprennent effectivement que Le livre jaune brasse de la grosse référence, à un certain Roi en jaune, à un certain Dante, à un certain Lovecraft, autant de grands noms qui me passent au-dessus de la calvitie parce que je ne les connais que de nom, justement. Ce que j’ai gardé du Livre Jaune c’est une écriture ludique mais hermétique, un texte qui demande de lâcher prise et se laisser porter par la vague, quitte à boire la tasse. Et je crois que c’est ce qui m’est arrivé.
Le roman présente pourtant beaucoup de similitudes avec Moi, Peter Pan que j’avais adoré, dans l’écriture et dans le fond. Mais là où ce dernier brillait par sa malice, son espièglerie et sa beauté lumineuse, le Livre jaune touche à la mélancolie et au drame dans une toute autre ambiance. Ces deux bouquins sont deux facettes opposées d’une même pièce, l’ombre et la lumière d’un Michael Roch nouveau qui s’est propulsé à un tout autre niveau dans son art depuis les pulperies du regretté Walrus.
Mais j’ai finalement beaucoup moins accroché au Livre jaune, même si je reconnais toujours le talent de l’auteur dans ces pages, le sujet, le ton et l’ambiance ne m’ont pas touchés. Je me suis perdu dans les énigmes, les jeux et les symboles, je n’ai pas résonné avec le bouquin et je le regrette. Je n’utilise pas souvent de cette expression parce qu’elle m’apparait souvent comme une esquive gentillette pour dire qu’on à trouvé un roman pourri, mais là non, donc je vais le dire. « Je suis passé à côté de ce livre ».
Une plongée à Carcosa en bien étrange compagnie. Les mots virevoltent et chantent leur mélopée extatique. Brillant, captivant ! Superbement écrit, brillamment raconté, c'est vraiment un livre captivant du début à la fin, tant par le style d'écriture que par les descriptions juste terrifiantes de cette Cité d'Ailleurs
Typiquement le genre de livre qui me réapprend l’humilité : c’est là que je sais que je suis bête.
Il m’a manqué les références, la concentration pour venir à bout de cette plume très travaillée, et la capacité de compréhension d’une intrigue aussi complexe et philosophique.
Je savais que lire Michael Roch était exigeant, je ne pensais pas à ce point. Moi qui me réjouissais de découvrir l’univers de l’auteur, je suis assez désappointée. Peut-être que nous n’étions juste pas faits pour nous rencontrer.
Énorme coup de pour la plume poétique et sensible de l’auteur, tempête d’émotions, de sensations et d’images. Il m’a fallu du temps pour rentrer dans ce livre, voyage initiatique physique et intérieur qui nous mène au cœur de la Cité d’Ailleurs à la rencontre du Roi en Jaune, mais je ne regrette pas la durée du périple !
Un récit qui vous plante au milieu de nulle-part, sans boussole. C'est une histoire condensée en très peu de page et où, donc, chaque page compte : Or j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre, et même si cela s'est largement amélioré par la suite, les débuts poussifs ont laissé des traces... Une expérience en demi-teinte mais un auteur que je relirai : La plume est très belle.
Il a été tellement dur à lire de part la plume si particulière de l’auteur, non sans être complexe, elle reste néanmoins très philosophique et chaque mots est employé avec beaucoup de réflexion afin de parfaitement s’imprégner dans l’histoire. J’ai eu beaucoup de mal à me plonger complètement dedans, d’où la durée trop longue sur ma table de nuit à l’observer sans y toucher, ne voulant pas subir une panne de lecture, mais en me forçant un peu la main, j’ai avancé petit à petit jusqu’à le finir et être assez émerveillé par la beauté du texte.
C’est pas un livre que je recommanderai, pour la bonne et simple raison qu’il ne va pas plaire au plus grand nombre, mais si ça ne tenait qu’à moi, je me lancerais bien le défis de lire d’autres de ses œuvres afin de mieux entrer dans son univers et comprendre d’où il tient une plume si exceptionnelle.
Un énorme coup de cœur pour ce petit livre. Le lecteur est emmené dans un autre univers à la fois sombre et touchant. On suit l histoire d un pirate échoué en mer tentant de comprendre le monde qui l entoure et de retrouver son amour. Dans ce livre chaque page est une énigme à part entière et c est ce qui en fait ça beauté. Nous pourrions émettre mille hypothèses et elles seraient toute différente on voit en ce livre ce que l on veut voir et ce que l on peut voir.
J’ai adoré c’est super bien écrit et ça me rappelle beaucoup Death stranding mais je saurais pas expliquer comment C’est très poétique aussi Ça m’a rappelé la chanson any love of any kind de woodkid