À presque quarante ans, Anaïs a réinventé sa vie à Nice, loin de la grisaille du 19e arrondissement parisien où elle est née. Lorsque Marie, son amie d’enfance, la contacte après une longue absence, des souvenirs enfouis rejaillissent.
Les années 90, lorsque le rap et le basket galvanisaient les cours de lycée et le racisme sévissait déjà. Cette amitié bancale, où Marie semblait décider de tout… Et le drame qui les a séparées.
Le temps d’un week-end improvisé, les deux femmes affronteront leurs fantômes pour tenter de se retrouver.
Grâce à des personnages d’une vérité poignante, Sarah Barukh, l’auteure de "Elle voulait juste marcher tout droit", nous plonge au cœur de l’adolescence et de ses stigmates, explorant dans ce roman troublant le poids du passé et la nécessité de s’en libérer pour pouvoir être soi-même.
Envole moi, c'est avant tout une histoire d'amitié entre deux adolescentes, Marie et Anaïs. Mais le temps et un drame les a séparé pendant très longtemps. Alors que Anaïs a construit sa vie à Nice, elle retourne à Paris, dans le quartier de son enfance, car la mère de Marie vient de décéder. Au gré des rencontres, de ses déambulations, c'est tous les souvenirs de son adolescence qui remontent à la surface, avec nostalgie. Au fur et à mesure de ces flash back, on découvre comment cette amitié, alors à toute épreuve, s'est créée, comment chacune a soutenu l'autre, comment elles ont traversé ensemble cette période délicate de l'adolescence, fondatrice de la future vie d'adulte. Car il y a eu des hauts et des bas, et un drame, qui a fait tout basculer. Personnellement, j'ai adoré ce roman, qui se lit quasiment d'une traite. On retombe avec plaisir dans les années collèges, lycées, avec tout est ressenti avec plus d'intensité, avec comme bande son les chansons des années 90. C'est beau, c'est magique, c'est touchant et triste parfois aussi. Et puis cette fin, bouleversante, en écho avec la chanson "Envole moi" de Jean Jacques Goldmann.
Dans Envole-moi, nous embarquons pour un voyage tumultueux avec deux meilleures amies qui se sont perdues de vue, mais qui se sont toujours promis d'être présente l'une pour l'autre, à la vie, à la mort. Mais que s'est-il passé cette fameuse année 93 ? Et quel secret cache Marie ? Elle qui sait arriver à ses fins et qui va emporter Anaïs dans une folle aventure. Comment croire en l'avenir si on se tourne toujours vers le passé ? Ce roman parle de souvenirs, de mixité sociale, du rap des années 90 et de l'adolescence, du désir de maternité, mais surtout de l'amitié. Celle qui flirte parfois avec la haine, celle qu'on ne peut pas oublier. Je l'ai lu d'une traite, j'avais besoin de le dévorer, d'aller jusqu'au bout du voyage.
Une histoire qui se laisse lire, trope de l'amitié entre une fille douée mais complexée et une amie incroyable et dépressive... Pour moi le récit manquait un peu de rigueur dans la construction.
2,5 ⭐️ Je ne vais pas vous cacher que je suis très déçu par ce roman, j’avais énormément d’attentes mais elles n’ont pas été comblées ☹️ des personnages peut attachants …
L’amitié a cela en commun avec l’amour qu’elle peut faire autant de bien que de mal.
Anaïs a quitté Paris pour s’installer à Nice et y a trouvé l’amour, une carrière et un certain équilibre. Le jour où Marie, sa ailleurs amie d’enfance, la recontacte après des années de silence, et lui demande de monter la voir à Paris, son premier réflexe est de l’ignorer.
Après tout, Anaïs est bien placée pour savoir à quel point Marie peut être adorable et sensible, mais aussi manipulatrice et égocentrique.
Malgré tout, Anaïs décide de monter la rejoindre, pour essayer de l’aider, une dernière fois. Pour tenter de la comprendre, une ultime fois.
Mais sitôt arrivée, c’est toute son enfance qui refait surface.
Les bons souvenirs, trop vite oubliés et les mauvais, trop longtemps gardés. Les parents qui n’avaient pas si souvent tort et les amis qui étaient loin d’avoir raison.
Et tout ce quotidien fait de cours, de musique, de rires, de larmes, de films et de rêves.
Les premières sorties, les premiers secrets, les premières promesses et les premières trahisons. Toutes ces premières fois qui ne reviennent jamais mais que la vie se plait à nous rappeler.
Que s’est-il réellement en 1993 ? Pourquoi Marie a-t-elle réellement fait venir Anaïs ?
Le temps d’un week-end nos Thelma et Louise de pacotille vont revivre tout ce qui rend la vie bien plus précieuse qu’un film : son intense fragilité.
Avec ce roman Sarah Barukh nous replonge dans cette époque vibrante et douloureuse qu’est l’adolescence.
Nous voulons bien sûr savoir ce qui est arrivé en 1993. Comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui dans la vie de Marie. Et saisir le lien entre les deux.
Mais on aimerait aussi rester un peu plus longtemps dans ce passé pas si lointain.
Plus qu’un roman, c’est une ode à l’amitié, si bien servie par la musique de J.J. Goldman.
Une belle leçon de tolérance également. Envers les autres, bien entendu, mais envers nous-mêmes également. Envers l’enfant que l’on a été et l’adulte que l’on est devenu.
Entre rires et larmes, Envole-Moi est à la fois un pur moment de nostalgie et un véritable bain de jouvence.
Un petit bijou à découvrir, pour l’histoire qu’il nous raconte et celle qu’il nous rappelle.
C’est un roman tendre, émouvant, nostalgique et surtout, une très belle histoire d’amitié qui nous embarque dans les années 90 et dans les tourments de l’adolescence, grâce à deux héroïnes très attachantes. L’écriture de l’auteure m’a, à nouveau, charmée car elle réussit à aller à l’essentiel tout en faisant naître au cœur de son récit de belles émotions.