Jay Stenson a tout bâti de ses mains. Né dans la rue, au cœur des quartiers londoniens les plus pauvres, il a su s’élever dans la société à la seule force du poignet et finir à la tête d’un véritable empire industriel. Pourtant, il est une chose que son argent, jusqu’à présent, n’a pas su acheter : le bonheur de sa sœur, la très jeune Elisa. Prêt à tout pour l’intégrer (malgré elle s’il le faut) aux milieux huppés qu’il fréquente désormais et l’aider à se lancer dans la vie, il décide de faire appel à une jeune aristocrate. La mission de cette dernière : éduquer Elisa et en faire une lady. Une vraie. À son image. Mais la belle Amanda Keat, elle aussi, a de graves problèmes à résoudre. Quant à ses vues sur le monde, elles sont bien loin de celles de ce roturier de Stenson… dont le franc-parler, les manières abruptes et le manque total de tact l’agacent au plus haut point…
Jay : quand les classes sociales du début du XIXe siècle se rencontrent, se repoussent et s’attirent, au temps de la Première Révolution Industrielle… Ce roman est le deuxième tome de la série Passions londoniennes ; il peut être lu indépendamment des autres tomes, chaque histoire se suffisant à elle-même (parution des trois tomes : 2020).
Il y a peu je lisais le premier tome de ces Passions londoniennes qui étaient consacrées à un autre personnage masculin, Alexander. Ces passions londoniennes sont déclinées en trois tomes, chacun d'entre eux étant consacré à un personnage masculin différent. Alexander, Jay et James. Ce sont trois amis qui se côtoient régulièrement, passent du temps ensemble. Célibataires, ils profitent de leur jeunesse, mais l'amour peut les rattraper à tout moment.
Il n’est pas obligé d’avoir lu le premier tome avant de lire celui-ci. La compréhension se fera tout aussi bien si vous commencez par celui-ci, vous aurez juste quelques informations sur le personnage du premier, Alexander, qui vous spoileront un peu l'histoire de celui-ci. Mais je pense que ça ne peut, du coup, que vous donner envie de le lire. Je m’étais déjà régalée avec Alexander, il en a été de même pour celui-ci. Je connaissais déjà Jay pour l’avoir croisé dans le précédent opus. C’est un jeune homme libre, qui ne vient pas de la haute noblesse, comme ses deux compagnons. Il vient des bas quartiers de Londres, et s'est forgée sa personnalité et sa réputation à la force de ses bras et grâce à son intelligence. Il a travaillé dur, a appris à lire, écrire, s'est instruit tout seul, c’est un autodidacte complet. Et grâce à son sens des affaires, il a pu gravir les échelons de la société, s'offrir une maison dans les beaux quartiers et côtoyer des gens de la haute société, comme James et Alexander. Jay est un libertin, il a beaucoup de charme et ses manières, parfois encore un peu rustres, plaisent aux femmes de tout rang. Pas question de lui parler de mariage. Jay a une jeune sœur, Elisa, une très gentille jeune fille, très timide, et ne connaissant rien de la société mondaine. Jay aimerait la présenter justement et en faire une jeune femme de haut rang. Il va avoir besoin pour cela d'une personne qui lui inculque les coutumes et les bons usages pour pouvoir sortir en société. Pour cela, Jay va, sur les conseils de son ami, demander à une jeune femme faisant partie de l’aristocratie, de faire l’éducation de sa jeune sœur. Amanda accepte car elle a, elle aussi, de gros problèmes de famille et risque de perdre ses richesses. Mais tout ne va pas être simple pour elle, surtout avec un homme comme Jay, qui n'en a rien à faire des convenances et garde son naturel quelles que soient les circonstances. Un choc de culture entre ces deux personnages, qui va donner du fil à retordre à l'un comme à l'autre.
Je ne vais pas en dire plus, j'ai déjà l’impression d'en avoir trop révélé. Et pourtant je n’ai parlé que du début. On se doute aisément que des liens plus profonds vont se tisser entre ces deux personnages et même qu’une romance va voir le jour. On le sait, mais le principal pour moi, c’est de voir le chemin que va faire prendre l'autrice pour arriver à rapprocher ces deux êtres que tout oppose. J’aimais déjà beaucoup Jay dans le précédent roman. J'aimais sa personnalité, ses manières, sa façon d’envoyer promener les gens, sa franchise, il ne mâche pas ses mots et ose dire les choses. Bien sûr, ces façons de faire sont décriées dans la haute société, et il n'y a bien que James et Alexander qui soutiennent Jay. J’ai beaucoup aimé aussi Amanda, une jeune femme qui a reçu des coups elle aussi, qui se bat pour sa famille. Elle a tout d'une grande aristocrate, ne dit jamais un mot plus haut que l’autre, est très bien élevée, et va ainsi apprendre à la jeune sœur de Jay tout ce qu’il faut savoir pour ne commettre aucun impair lors de sorties ou de réceptions. On sent très vite en elle l’attirance qu’elle a pour Jay, il est une sorte de fruit défendu pour elle. Elle va tout faire pour freiner cela. C’est une jeune femme qui garde une grande sensibilité au fond d'elle. Les problèmes de famille qui la touchent vont lui faire prendre des dangers inconsidérés, mais l'amour pour les siens est plus fort que tout. Le troisième personnage que j'ai beaucoup aimé aussi est la jeune Elisa, pas facile pour elle d’être la sœur d'un homme exubérant comme Jay. Elle est beaucoup plus effacée, timide. Sa rencontre avec Amanda va la transformer. Elle est avide de connaissances, elle retient très bien tout ce que lui apprend Amanda, c’est une jeune fille très prometteuse et qui va se révéler petit à petit.
Je me suis très vite attachée à toutes ses personnes, à leurs différences, à leurs problèmes. J’ai très bien réussi à ressentir tous leurs sentiments. Et pourtant le choix narratif de l’autrice n’est pas celui que je préfère pour me mettre à la place des personnages, puisqu'elle emploie la troisième personne du singulier pour faire parler tout ce petit monde. Mais ce « il » ne m'a pas empêchée me mettre à la place ses différents héros, qu'ils soient féminins ou masculins, à être au plus près d'eux et à vivre leurs aventures. Aurélie Depraz décrit très bien leur sentiments, sans faire trop de lourdeurs. De même, une autre prouesse de cette autrice que j'avais déjà relevée dans le tome précédent, c’est la description des lieux, des beaux quartiers de Londres, comme des plus sombres, j’avais l’impression d'y être, de marcher dans les rues. Elle retranscrit bien l'ambiance, la façon de vivre des gens de cette époque. Elle décrit également très bien les personnes, leurs habits, leurs manières, je les voyais évoluer devant moi sans problème, j'imaginais très bien leurs robes, leurs coiffes. C’est un roman très visuel et j’aime beaucoup. J'ai également appris plein de choses sur les us et coutumes, sur les façons de se tenir, de parler. Je ne savais pas, par exemple, qu’il y avait tout un art pour tenir son éventail et que selon sa position, cela avait une signification particulière pour l’homme que l'on avait en face de soi. J’ai aussi pu me rendre compte des différentes façons de nommer les personnes selon leurs rangs et grades. J'ai trouvé cela très enrichissant. Bien sûr, nous vivons à une époque où tout cela est complètement désuet, mais c’est toujours très intéressant de prendre connaissance plus en détails de ces coutumes passées.
Aurélie Depraz a un pouvoir de la description et du détail qui fait qu’en plus d’être divertissant, ce roman est très instructif. Je salue ici tout le travail de recherches qu'elle a dû effectuer pour mener à bien cette histoire et pour avoir des faits aussi précis. Il est d’ailleurs possible de se rendre compte de la masse de travail qu’elle a effectué en se rendant sur son blog où elle donne plein de détails sur cette période à Londres, les cartes des différents quartiers et tout ce qu’il faut savoir de l'histoire de Londres à cette époque, avec les avancées technologiques, comme les premières machines à vapeur. C’est encore très enrichissant d’aller lire les bonus et les coulisses de ce roman. N’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’autrice, vous apprendrez plein de choses très intéressantes.
Le style, quant à lui, est toujours aussi bon. La fluidité de son texte permet une lecture facile, les aventures donnent une lecture addictive. Même en me doutant de la finalité des sentiments entre les deux héros, j'avais envie de savoir comment ils allaient y arriver, comment ils allaient arriver à se dépêtrer des problèmes que chacun d'eux ont. Bref, c’est une histoire prenante, on a envie que tout aille bien pour eux et on espère tout le long que tout s'arrange. Et on retrouve, pour mon plus grand plaisir, Alexander et James. On a des nouvelles de ces deux personnes, je suis contente pour Alexander. Le prochain tome de ces Passions londoniennes va être consacré à James, le dernier des trois encore célibataire, et qui ne veut pas du tout entendre parler d'histoire d'amour ou de liens avec une femme. J’ai hâte de savoir ce que Aurélie Depraz aura concocté pour lui. Et en même temps, j'ai hâte de retrouver cet univers. J'adore les romans où la grande Histoire est finement mêlée à la petite, et la romance historique est un genre pour lequel je craque très facilement.
Bon, je vais arrêter de papoter, cette chronique va encore être bien longue. Mais j’ai tellement aimé cette histoire que je m'emballe un peu. J’espère en tout cas vous avoir donné envie de lire ce livre. Si vous aimez les romances historiques, les autrices comme Diana Gabaldon, Mireille Calmel, Marion Zimmer Bradley ou encore Jane Austen, ce livre vous plaira, et plus généralement tous les romans qu'écrit Aurélie Depraz. C’est le cinquième que je lis d’elle sur neuf parus, et je ne compte pas m’arrêter là. J’aime beaucoup son univers et elle sait à chaque fois se renouveler, elle m'a emmenée aussi bien au temps des Vikings, ou en Écosse au temps des Sasunnachs, ou encore au Moyen-âge en Aquitaine. Bref, à chaque fois un nouveau monde à découvrir, c’est tre enrichissant. L'objet livre est en plus très beau, les couvertures sont toutes plus belles les unes que les autres, et je pense que je me les procurerais pour les avoir dans ma bibliothèque.
Si vous ne connaissez pas encore Aurélie Depraz, n’hésitez pas à le faire avec ce roman ou un autre. Elle vient d'ailleurs d'en sortir un nouveau, Les routes de l'Est, qui comme son nom l’indique, va nous emmener dans les pays de l’est en l'an 900. Et si vous connaissez déjà cette autrice, n’hésitez pas à lire ce livre et les autres. Pour ma part, je vais continuer à la lire avec grand plaisir.
Ce second opus des "Passions londoniennes" se concentre sur le personnage de Jay. Nous avions pu le découvrir lors du 1er tome de la trilogie. Homme à l'appétit insatiable, le lecteur apprend qu'il était né à Whitechapel et, grâce au travail, à la chance et a tant d'autres choses, a réussi à s'elever dans la société. Jay m'avait intriguée dans le 1er roman. Et jai beaucoup aimé le découvrir dans ce livre éponyme. Son personnage et sa force de caractère m'ont marquée. La puissance de son amour pour sa sœur m'a touchée. En bref, l'homme m'a émue. Ici, Jay demande à une jeune veuve, Amanda, de venir donner des cours à sa sœur afin de l'aider à pouvoir se présenter en société. Car, comme nous Le savons, cette dernière est impitoyable. Si on devine immédiatement leur histoire d'amour, jai bien aimé les voir se tourner autour. Au début,rien n'était gagné. Mais Jay et Amanda n'avaient pas dis leur dernier mot... Dans ce roman, Aurelie nous plonge au coeur de Londres, dans les beaux quartiers, à l'époque victorienne. Mais... pas que. A travers les yeux de Jay et d'Amanda, nous découvrons aussi les bas quartiers. La pauvreté criante. Les malfrats. Et cela change. On oublie trop souvent cette triste réalité et on a plus tendance à se concentrer sur les robes, les bals et autres événements de la Saison. J'ai aimé ce voyage dans le temps. J'ai, toutefois, par moment, été noyée sous le flot des informations historiques. Certains détails semblaient presque en trop (comme les noms des créateurs de meubles alors qu'une simple description aurait pu être plus pertinente). Mais cela n'est qu'un détail et ne m'a pas gênée outre mesure. Je ne peux donc que recommander le roman aux adeptes du genre !
Ps: team Alexander ou Jay ? Pour moi, la question ne se pose pas ! Et jai hâte de découvrir le 3e laron... 😉
Ce second tome de « Passions londoniennes » a été un pur régal dévoré en moins d'une journée. Que ce soit l'intrigue, les personnages aux caractères si différents donnant lieu à des situations des plus cocasses, les informations disséminées au fil des pages, les codes de l'aristocratie… Jusqu'à maintenant je regrettais que les romans d'Aurélie soient si courts par rapport aux romances historiques que j'ai l'habitude de lire. Avec cette série, Aurélie me séduit à chaque tome et je ne peux pas avoir qu'un seul coup de coeur. Chaque tome en est un à lui tout seul. Autant dire que je suis impatiente de découvrir (déjà) le dernier tome.
Londres, 26 octobre 1819.
Depuis que Jay Stenson est entré dans la haute société, Élisa se réfugie dans les livres de la bibliothèque et n'accompagne pas son frère dans les soirées mondaines. A 20 ans, Élisa vit comme une recluse, effrayée par l'ascension fulgurante de son frère dans les affaires lui ouvrant ainsi les portes d'un monde inconnu dont elle ne maîtrise pas les codes de même que Jay même si lui en joue auprès des aristocrates y voyant une revanche face à ses origines des bas-quartiers.
Élisa ne se sent pas à sa place dans ce monde de faux semblants et ne jure que par son frère qui l'a toujours protégée… Même de ses deux amis Alexander et James, riches de naissance et libertins notoires qui ne l'ont jamais rencontrée.
C'est grâce à Alexander et son réseau que Jay va trouver la solution pour que sa soeur soit heureuse en la personne de Lady Amanda Keat, une jeune veuve parfaite pour jouer le rôle de préceptrice et aider sa soeur dans son entrée dans le beau monde.
Pour retrouver son frère Georges qui n'a plus donné signe de vie depuis cinq mois, Amanda désargentée depuis la déchéance de son frère et la perte de leur héritage familial au jeu n'a plus rien à perdre.
En dix-huit mois, sa vie s'est brisée net, après la mort soudaine de son mari, celle de ses parents dans le naufrage du Queen Mary, les dettes de son frère ainsi que sa réputation, Amanda est ruinée.
En disgrâce, l'héritier de feu son mari lui a permis de rester lui octroyant quelques pièces où vivre mais sa prétendue gentillesse a un prix.
Acculée, Amanda est prise au piège et ne sait pas comment se sortir des avances de plus en plus pressantes du marquis d'Ettlesham ainsi que des créanciers qui cherchent son frère sans compter sa soeur qu'il faut doter.
La proposition de Jay est peut-être la solution à tous ses problèmes même s'il lui faut travailler pour un roturier.
Qui plus est, la présence de Jay la trouble même si son absence de manières et son franc parler l'irrite au plus haut point, elle ne peut que constater que derrière cette apparence rustre se cache un grand frère très protecteur. Un homme de valeurs et de justice, passionné par ses affaires et le modernisme.
Jay aurait bien besoin des leçons de savoir-vivre d'Amanda s'il veut que sa soeur soit bien considérée dans la bonne société, à ceci près qu'Amanda compte bien le mettre au pas quitte à se montrer un brin autoritaire.
C'est une femme pleine de surprise que Jay a fait entrer chez lui, une femme qu'il désire et le rend fou.
Tandis qu'Amanda donne ses leçons à Élisa, Jay ne cesse de la faire sortir de ses gongs occasionnant de belles joutes verbales ce qui l'amuse au plus haut point.
Mais quand Amanda se met en danger pour retrouver son frère, Jay va se rendre compte de l'importance de la jeune femme dans sa vie et va passer à l'action.
Les principes et la moralité d'Amanda vole en éclats quand une relation s'installe entre ces jeunes gens que tout oppose.
Leur amour résistera-il aux règles de la bienséance britannique ?
Encore un coup de coeur pour cet excellent tome qui nous entraîne des soirées mondaines aux quartiers les plus mal famés de Londres en compagnie de Jay et d'Amanda en lutte contre leurs différences de classes sociales et leurs conséquences.
Aurélie Depraz révèle encore une fois une histoire passionnante où l'amour triomphe toujours malgré les obstacles. Comme toujours et plus particulièrement dans ce tome, les descriptions et informations historiques sont nombreuses et m'ont appris énormément de choses.
Je me suis plongé avec plaisir dans la découverte de Londres dans sa plus pure authenticité où le moindre geste malencontreux peut s'avérer fatal que l'on soit riche ou pauvre. Les descriptions des quartiers les plus pauvres et dangereux de la capitale tout comme le fait que Jay et Amanda ne se seraient jamais rencontré si Jay n'avait pas grimpé les échelons pour survivre et sauver sa soeur d'un destin des plus funestes.
Mention spéciale pour les fidèles domestiques mis à l'honneur dans ce tome, quel régal que de voir Amanda dire à Élisa de prendre exemple sur le fidèle domestique de Jay pour tout conseil de bienséance. C'était un moment jouissif surtout quand on s'imagine la tête de Jay.
A l'inverse de certains aristocrates qui utilisent leur position sociale pour commettre les pires bassesses en toute impunité, on se rend compte de la différence qu'il y a entre le sort des riches et celui des pauvres, les procès expéditifs sans possibilité de s'expliquer avec une mort certaine et un retrait à la campagne pour d'autres. Des injustices qui sont encore plus flagrantes à une époque où le sort de la personne et son rang se décide au berceau.
Jay et Amanda promettent de faire des étincelles dans un couple des plus modernes apportant un bol d'air frais dans une société imperméable à tout changement.
J'ai appris énormément de choses que ce soit d'un point de vue géographique, historique ainsi que sur les règles (oh combien nombreuses) de l'étiquette que toute jeune femme désireuse de se faire une place dans la société doit connaître (mention spéciale sur l'usage d'un éventail), le « Debrett's Peerage » m'a fait forte impression (dommage que je ne parle pas anglais, ce genre d'ouvrage m'intrigue fortement) et que dire de la bibliothèque du British Museum.
Une très belle romance addictive où les contraires s'attirent comme les différences de classes sociales !
Aurélie Depraz n'a rien à envier aux grands auteurs de romances historiques et bouscule les codes de la bonne société en offrant à ses lecteurs son roman le plus dur mais le plus attirant à ce jour !
!! ATTENTION AUX SPOILERS !! Je vous avais parlé du tome 1 dans une chronique il y a peu de temps où nous suivons les pas d’Alexander. Faisant partie d’un trio, ainsi qu’une trilogie nous allons découvrir tour à tour chaque homme de ce trio infernal. Après la découverte d’Alexander et Jade, c’est au tour aujourd’hui de Jay.
Jay a un profil assez intéressant. Il n’est pas noble, n’a aucun titre, mais sa richesse lui a fait monter les échelons et il côtoie maintenant le beau monde. Il a eu une vie compliquée… Il a vécu dans l’un de pires quartiers de Londres, Whitechapel, où il a dû littéralement se battre pour gagner sa vie et s’en sortir avec sa sœur Elisa. Il a économisé chacun de ses pennies gagnés, et il les as investis de façon intelligente faisant plus que grimper son profit, les mettant maintenant hors du besoin. Mais si lui a pu s’adapter plus rapidement au grand monde, c’est loin d’être le cas pour sa jeune sœur, allant sur ses 20 ans, elle n’a jamais fait de Saison, elle est très timide et elle ne connaît pas assez les bonnes manières pour sortir… Jay décide alors d’engager une jeune femme pour l’éduquer comme il faut.
C’est alors que nous rencontrons Amanda Keat, marquise d’Ettlesham, fraîchement veuve, elle a perdu son mari Charles après moins d’un an de mariage… Elle se retrouve dans une situation délicate car elle n’hérite d’absolument rien, son mari n’ayant pris aucune disposition à son égard, elle doit pour le moment cohabiter avec le nouveau marquis d’Ettlesham, Richard, qui a le regard qui traîne beaucoup trop sur elle… Son frère George est parti sans laisser de traces depuis 5 mois. Il a perdu la fortune et le domaine familial en une soirée au jeu, laissant sa sœur dans cette situation compliquée.
Ce roman traite énormément des classes sociales. On se rend vite compte que sans titre, sans noblesse on est d’office mal vu, ils ne leur laissent aucune chance d’évoluer et de s’intégrer. Surtout que Jay n’a rien d’un noble… son physique le trahit au premier coup d’œil, tant il a un physique imposant par les combats, le dur labeur, on voit ses cicatrices, ses mains sont abîmées, il a le teint foncé,… puis niveau bonnes manières il ne fait aucun effort aussi. Il aime être franc et ne cesse de le répéter, il prend pas mal de liberté,… assez loin du profil type du gentleman tiré à quatre épingles et courtois. Mais loin de tout ca, je pense que sa carrure le rend solide, protecteur, impressionnant.
J’ai adoré ce roman, qui s’est hissé dans mes préférés d’Aurélie. Le couple mis en place ici est génial ! Quand on dit les contraires s’attirent, on le voit ici. Amanda a tout de la jeune femme gracile, délicate, bien élevée, diaphane… alors que Jay est tout le contraire, habitué au labeur, brut de décoffrage, rentre dedans,… J’ai aimé voir leurs caractères se contrebalancer lors de leurs discussions et tout au long du récit. Amanda s’affirme et prend plus d’initiatives pendant que Jay va un peu se radoucir et va améliorer ses manières (enfin quand il a envie). Malgré toute l’histoire avec son frère elle a envie de s’en sortir, d’améliorer leurs vies… alors la proposition de Jay tombe à point nommé, elle ne peut pas refuser une telle somme !
J’ai beaucoup aimé la relation Amanda/Elisa. Elisa a envie d’apprendre, elle apprend super vite, et j’ai trouvé que les informations distillées ici et là sont super intéressantes concernant les mœurs de l’époque et toutes les choses à assimiler sur le beau monde afin de s’y intégrer correctement. Si Amanda nous apprend un maximum sur la société de son époque, Jay va nous montrer une facette tout à fait différente. Il se tient informé sur toutes les nouvelles inventions, créations scientifiques,… il est fin connaisseur de ce côté là, nous plongeant volontiers dans ce contexte de Révolution Industrielle.
Une chose que j’ai beaucoup apprécié au niveau des détails c’est que les protagonistes se déplacent beaucoup à pied, nous permettant de découvrir les rues de Londres à cette époque, et des quartiers différents de d’habitude avec Whitechapel, les Docks, Charing Cross, le British Museum,… et j’en passe, mais vraiment on s’y croirait ! Si vous cherchez des infos supplémentaires, n’hésitez pas à passer sur le site d’Aurélie qui est chargé de détails !
Avec une belle découverte et un très bon moment avec ce nouveau roman, avec par ailleurs, une couverture magnifique ! J’ai maintenant très hâte d’en découvrir plus sur la vie de ce cher James, réfractaire au mariage qui se retrouve un peu coincé et rebuté devant le bonheur de ses amis… je me demande bien comment tout ceci va se passer !
J’étais très enthousiaste à l’idée de retrouver la plume d’Aurélie Depraz mais également les personnages du trio masculin : James, Alexander et Jay ! Si j’avais vraiment apprécié le premier tome, ce second tome est de la même trempe, même si quelques petites choses m’ont laissé perplexe !
Dans ce tome, c’est Jay, le plus mystérieux des trois compères qui est mis à l’honneur ! Car il est celui dont la réussite est exceptionnelle et qui ne souhaite pour rien au monde renier ses origines de moins-que-rien. Pourtant, il est confronté au fait que sa sœur va entamer sa première saison et qu’il doit lui trouver une préceptrice à même de lui enseigner le savoir-être d’une dame de la noblesse ! Et son choix, appuyer fortement par son instinct, se porte sur la jeune veuve Lady Amanda.
La force de la plume de l’auteure, encore et toujours, est l’immersion et le respect d’un contexte historique fort. Ses personnages n’auraient donc rien à voir ensemble mais elle arrive à les faire se rencontrer de façon cohérente pour l’époque ! Ses personnages principaux sont tous deux attachants, tous comme les personnages secondaires. J’ai beaucoup apprécié Elisa et encore et toujours James, avec ses apparitions toujours pleines de cynismes et très drôles ! Pourtant, j’ai un petit bémol à faire sur le comportement de Jay, lorsqu’il se déclare enfin à Amanda. Je l’ai trouvé un peu trop « brute » face à une Lady. Si j’aime ce genre de personnage, j’ai trouvé qu’Amanda faisait preuve d’une énorme ouverture d’esprit !
Par conséquent, la romance est très passionnelle une fois que nos deux héros se sont avoués leur attirance ! Jay va au cœur des choses, vite et de manière autoritaire. Peut-être un peu trop pour moi et le contexte mais cela ne m’a pas gênée outre mesure quant à la fin, il fait preuve d’un peu plus de romantisme et se lie un peu plus avec le caractère d’Amanda.
Par contre, ce que j’ai vraiment ADORE dans ce livre, c’est les informations et les cours que donne Amanda à Elisa. Le comportement d’une Lady de l’époque est précis jusqu’à quelles salutations écrire sur une carte, quelles couleurs porter ou encore comment se servir d’un éventail pour flirter ou communiquer avec un galant. J’ai trouvé ça fascinant et je sais que l’auteure fait toujours énormément de recherches pour développer ses histoires et être au plus près de l’époque ! Aurélie Depraz s’est classée dans mes auteures de romances historiques préférées ! Et quand on voit tout le travail derrière, qu’elle communique, c’est plus que compréhensible. Et j’avoue que cette saga, qui est dans une période que j’apprécie, me plait énormément !
Ah là là que je l’adore ce trio de londoniens ! J’ai replongé sans aucune hésitation dans le monde très policé et aristocrate d’Aurélie Depraz. J’avais beaucoup aimé Alexander dans le 1er tome et on y rencontrait déjà Jay, leur ami un peu particulier. Il m’intriguait fortement et j’ai eu un coup de foudre pour ce personnage !
Jay Stenson n’est pas un nanti comme les autres. Lui n’est pas né avec un titre, une fortune ou un nom qui lui ouvre les portes. Non, Jay est un roturier. Pire, il vient des bas-fonds de l’East End ! Et son nom, c’est à la force de ses poings et grâce à son intelligence et sa curiosité pour les technologies, qu’il l’impose. Il a réussi à infiltrer cette haute sphère uniquement grâce à ses efforts. Seulement tout chez Jay trahit ses origines. Et si ça le laisse de marbre ou qu’il s’en amuse, ça ferme en revanche bien des portes à sa jeune soeur… C’est là qu’intervient la jeune Lady Amanda Keat, chargée soudainement de l’éducation d’Elisa.
J’ai vraiment adoré Jay Stenson. C’est un homme entier, fier de ce qu’il a accompli et qui ne compte pas oublier d’où il vient. Mieux encore, cet homme défend des valeurs nobles et oeuvre pour ses anciens semblables, au grand dam de beaucoup. Et ce trio amical qu’il forme avec Alexander et James me fait toujours autant sourire ! Des manières brutes et sans aucun doute très rustres, un corps qui trahit son passé de docker et la misère qu’il a un jour connue, il est à l’opposé de la délicatesse et la pudeur qui sied à une Lady. Et Amanda est en une vraie de vraie ! J’ai beaucoup aimé cette femme et la subtilité avec laquelle elle remet Jay à sa place. Lady oui, mais pas un caractère si docile… Leur duo est un régal, à base d’affrontements aux dialogues sarcastiques, de sous-entendus piquants.
Aurélie Depraz nous fait faire un incroyable bond dans le temps. Une immersion dans le Londres du XIXe, pétri de principes pompeux et parfois ridicules à nos yeux contemporains. Mais quel régal d’apprendre avec Elisa l’art de l’éventail ou de décrypter le langage des fleurs ! J’ai trouvé ces passages fascinants.
J’ai tellement aimé ce roman que je pense pouvoir en parler longtemps. Et je ne vous clame plus mon amour pour les romances historiques bien documentées. Ici, j’ai trouvé un équilibre entre intrigue, romance et sensualité, un cocktail qui me fait vibrer. La plume enlevée et riche de l’autrice a achevé de me convaincre que ses romans sont de petits diamants à découvrir !
Après avoir découvert Alexander dans le premier tome, c’est au tour de Jay de nous présenter son histoire, et quelle histoire !
Dans une société anglaise, engoncée dans le carcan des règles et valeurs sociales régies par une minorité, où les classes sociales sont bien séparées, nous découvrons l’histoire d’un homme venu de rien et qui a su s’élever par son seul travail. Dans ce tome, on a vraiment une vision de la société en elle-même, et de son accès verrouillé. Si on n’est pas noble de naissance, on est forcément entaché… et encore plus si l’on vient des bas-fonds de la capitale. Toute évolution semble impossible, tant il y a d’obstacles qui se dressent sur votre chemin.
Jay est un homme solide. Il se fiche pas mal de ce que les gens peuvent penser de lui, de sa façon cavalière et directe de s’adresser aux autres et de lui en général. Il a réussi et il ne compte pas s’arrêter au simple motif que la noblesse britannique le lui interdit. C’est un homme de valeur, qui compte bien offrir à sa sœur la meilleure vie possible. Et afin de l’intégrer dans ce monde de requins, quel meilleur moyen que de faire appel à un de ses représentants.
Même si c’est la somme rondelle que lui fait miroiter Jay qui la décide, on sent une fragilité et en même temps une force chez Amanda. La vie n’a pas été évidente pour elle ces dernières années, et elle compte bien aider coûte que coûte son frère à sortir la tête de l’eau.
La rencontre entre ces deux-là est la rencontre de deux mondes différents mais qui arrivent à s’apprivoiser l’un l’autre. On suit l’évolution de leur histoire avec intérêt, tout en savourant les différentes descriptions de la vie de l’époque qui émaillent le roman.
Je tiens particulièrement à remercier l'auteure qui m'a permis de découvrir ses livres et à chaque lecture ce sont des coup de cœurs, tellement j'adore sa plume si addictive.
L'histoire se déroule en 1819 de suite après les événements du livre précédent.
On y retrouve ici Jay qui à tout construit de ses propres mains, né dans la rue dans les quartiers de Londres les plus pauvres il a su prendre de la hauteur dans cette société du XIX ème siècle et grâce à la force de ses mains, il dirige dorénavant un empire industriel.
Sauf qu'avec tout l'argent entre les mains il y a bien quelque chose qu'il n'a jamais pu faire, rendre heureuse sa sœur Elisa. Pour l'aider à s'intégrer dans le monde des riches et fréquenter les mêmes endroits que lui, il va faire appel à une aristocrate pour éduquer, apprendre les bonnes manières et en faire une lady. Sauf que la personne qui l'aide pour cela à elle aussi des problèmes à régler, il s'agit d'Amanda Keat. Quant à Jay avec son franc parler, ses manières brutes, son manque de tact l'agace en plus haut point.
Ce que j'ai aimé en lisant ce livre :
- la couverture comme toutes celles des livres de l'auteure qui est juste magnifique, elles donnent toutes envie de dévorer les un après les autres tous ses livres;
- les personnages toujours aussi attachants;
- la plume de l'auteure toujours aussi addictive;
- le suspens, les rebondissements qui font que chaque livres me tiennent en haleine du début à la fin.
Si vous aimez les classes sociales du XIX ème siècle qui se rencontrent, s'attirent, se repoussent se déroulant en pleine révolution industrielle c'est cette série qu'il faut lire, tellement hâte de lire la suite.
J’ai beaucoup aimé ce nouveau tome, qui se concentre sur Jay et les bas-fonds de la vie londonienne. Contrairement à Alexander, Aurelie nous fait découvrir le monde de la misère ainsi que les préjugés des aristocrates du XIXe siècle sur ceux qui ont réussi malgré leur naissance. J’ai beaucoup aimé les descriptions qui ont été faites, même si, je le regrette, elles étaient parfois trop longues et m’ont perdu. Mais celle-ci nous ont permis de nous plonger indéniablement dans le vif du sujet. Concernant l’histoire d’amour en elle-même, j’ai aimé ce petit jeu du chat et de la souris entre les deux personnages principaux. Néanmoins j’ai toujours un faible pour l’histoire d’amour précédente entre Alexander et Jade. J’ai quand même apprécié le déroulement de l’histoire, incluant les leçons qu’Amanda a donné à Elisa.
En somme, c’est un très bon tome qui nous plonge une deuxième fois dans la vie londonienne du XIXe siècle et qui nous fait chavirer pour des libertins au grand cœur.
Jay souhaite offrir la possibilité à sa sœur d'entrer dans le monde, et va ainsi demander son aide à Amanda, qui a elle-même ses propres soucis à gérer 😊
Retour dans le XIXème siècle à Londres, retrouver les personnages découvert dans le 1er tome 😃
Nous suivons ici Jay, qui, à force de travail et de motivation, a réussi a se sortir des bas-fonds de Londres, pour rejoindre ce monde très fermé qu'est la bourgeoisie anglaise 😏 si lui se fiche du qu'en dira-t-on, ce n'est pas le cas de sa sœur, ayant des difficultés à se faire à cette nouvelle richesse 😊
Entrera donc en scène Amanda, jeune veuve, au fait de toutes les règles de bienséance, et qui se chargera donc d'aider Elisa 😃 si son but premier est de sauver les apparences et de cacher un secret, elle devra finalement faire confiance à Jay...tout en protégeant son cœur des sentiments qui feront son apparition, envers cet homme aussi grossier que séduisant 😏
J'ai adoré les interactions de nos deux personnages, à la fois tendres, drôles, chacun cherchant surtout à avoir raison et embêter l'autre 🥰 et puis, quand ces deux-là acceptent finalement l'inévitable...aaaah on ne peut que les trouver mignons et en redemander encore et encore ❤️
Au-delà de toujours nous écrire des personnages qu'on ne peut qu'aimer, et une histoire qui est prenante, Aurélie est systématiquement très précise dans les détails, ajoutant des sujets d'époque parfois les moins abordés (ici donc, les différences de classes sociales, quand la richesse côtoie la misère 😕)
On aime aussi se promener dans Londres avec nos personnages, et voir à travers leurs yeux à quoi ressembler la ville à cette époque, moi qui suis amoureuse au possible de la capitale anglaise ❤️❤️
C'était un plaisir que de replonger dans cet univers, où je dirai même qu'on a 2 histoires en 1, et j'ai déjà hâte de tous les retrouver dans le prochain livre, qui verra cette fois James être à son tour pris dans les filets de l'amour 🥰
Comme les autres œuvres d'Aurélie Depraz, c'est un plaisir à lire : De l'amour, du rythme, de d'humour, des rebondissements, superbement documenté, chaque livre semble trop court, tellement il est agréable à lire. Quel plaisir !!! Vivement la suite...car celui-ci est bien devenu mon préféré !!!!