Qui croyez-vous être ? Qui croit-on que vous êtes ?
1982. Une fille un peu perdue commence son secondaire dans une polyvalente de banlieue.
1987. Une adolescente désillusionnée boude son bal de finissants.
À tour de rôle, mère et fille prennent la parole dans ce roman qui jette un regard cru sur la vie de famille et la traversée de l’adolescence. En toile de fond, un tableau des années 1980. Tendresse et rage, regrets et espoirs sont au rendez-vous. Musique aussi.
Patché pleine de trous, la suite du livre M’étendre sur l’asphalte.
L’histoire se passe 5 ans plus tard. Julie termine alors son secondaire 5. Elle est perdue, révoltée et désillusionnée face à la vie. Elle tente de combler le vide qu’elle ressent en se tournant vers l’alcool et le sexe. En alternance, nous suivons les confidences de sa mère qui s’ouvre sur ses regrets, ses non-dits. Elle met des mots sur les réactions qu’elle a eu par le passé face à sa fille.
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu les deux livres à moins de deux semaines d’intervalles, mais j’avais l’impression par moment de relire la même affaire. L’autrice revient à plusieurs reprises sur des évènements qui se sont déroulés dans le premier livre. J’ai trouvé que c’était très redondant. J’aurais aimé plus de nouveauté. Je n’ai pas eu l’impression de lire une suite.
Je dois tout de même dire que j’ai aimé davantage ce livre-ci. L’écriture est plus cru, vulgaire. L’autrice explore et creuse davantage les émotions de ses personnages. J’ai pris en note plusieurs passages que je trouvais poétique et vrai. Ça été mon coup de coeur durant ma lecture, les mots de l’autrice.
À lire si vous avez aimé le livre M’étendre sur l’asphalte. Vous aimerez retrouver Julie et mieux comprendre les réactions de sa mère. Et pour ceux qui ne l’ont pas lu, vous ne serez pas dépaysés. L’histoire se lit très bien indépendamment.
« Vous savez, le médecin coupe le cordon ombilical à la naissance, mais ce fil invisible qui relie son coeur au mien, rien ni personne ne pourra le rompre. »
2.5/5 Un style bien campé, assez travaillé sans paraître artificiel. Portrait sensible d'une adolescente qui se cherche, avec de belles références musicales, une narration non-linéaire qui coule naturellement. Le récit débute d'une manière prenante, mais ça ne tarde pas à s'essouffler, et pour un roman aussi court, c'est un peu décevant. Les nombreuses allusions aux escapades sexuelles de la narratrice n'apportent pas grand-chose (on fait vite le tour, disons). Quant au point de vue de la mère, j'ai trouvé dommage que l'autrice n'approfondisse pas davantage le propos; là encore, c'est très répétitif, la mère ne fait que réitérer son sentiment d'échec et de culpabilité.
Dès ma première lecture de M’étendre sur l’asphalte, paru aux Éditions Leméac en 2018, je suis tombée sous le charme de Julie, cette jeune fille à la fois si hilarante et si bouleversante. Quel ne fut pas mon bonheur de la retrouver ici dans un autre roman, avec une maturité nouvelle, porteuse de profonds questionnements et auréolée d’une fougue accrue. On est transporté ici dans l’adolescence, d’une part, et la maternité, de l’autre. Deux voix bien distinctes qui racontent tour à tour des bribes de leur existence et qui forment, au final, une mosaïque émouvante où chaque pièce prend son importance et son sens. Dans ce roman parfois cru et sombre, on ne tombe jamais dans le mélodrame, mais bien dans le plus vif et tranchant de la vie humaine. Ici, le tout est exprimé avec tellement d’aisance et de poésie que même les passages les plus noirs baignent d’une lueur majestueuse. Julie Bosman capture magnifiquement les noeuds, les non-dits, les émotions et les doutes qui parsèment la relation mère-fille. J’ai ri, j’ai pleuré et je me suis reconnue. Définitivement un livre que je relirai encore.
Patchée pleins de trous, c’est des retrouvailles avec Julie, 17 ans, que l’on a connu lorsqu’elle avait 12 ans dans M’étendre sur l’asphalte (Leméac, 2018). À la différence que, dans ce roman-ci, Julie partage la narration avec sa mère et toutes deux reviennent sur les évènements des dernières années qui ont eu une influence sur l’adolescente. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Alors que j’avais bien aimé M’étendre sur l’asphalte, je dois admettre que Patchée m’a moins rejoint. J’ai aimé retrouver Julie et découvrir qui elle était devenue mais j’ai trouvé qu’il y avait des répétitions entre les deux romans et j’ai eu l’impression de relire quelques fois les mêmes choses mais un peu plus détaillées. Par contre, je tiens à souligner que l’écriture de l’autrice colle à merveille avec la « nouvelle » Julie. Elle est plus crue, plus sombre, elle n’a pas peur de choquer. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ Au final, les deux livres étaient bons malgré ma légère préférence pour le premier. Sachez que s’il vous intéresse, vous pouvez uniquement lire Patchée et que vous comprendrez sans problème!
Dans ce roman, on retrouve les personnages du livre M’étendre sur l’asphalte. L’histoire se poursuit avec l’entrée au secondaire du personnage principal, Julie. J’ai adoré retrouvé les personnages et en apprendre davantage sur eux. Mon seul bémol certaines parties du texte sont repris tel quel de son roman M’étendre sur l’asphalte.
La suite de M'étendre sur l'asphalte🤎 L'adolescence avec ses hauts et ses bas très bas. La recherche de qui on est, vers où l'on va. C'est poignant et touchant à la fois.