À quarante et un ans, Murielle collectionne les échecs, comme si une vilaine fée prenait un malin plaisir à la persécuter. Après autant de fausses couches que de manuscrits refusés, elle s'est résignée à ne donner vie qu'à des articles sur les vermifuges dans la rubrique animalière d'un journal télé. Jusqu'au jour où un éditeur l'appelle. Son dernier roman, Ceci est mon corps, l'a fasciné, il veut absolument le publier. Murielle n'en revient pas, son roman-confession sur sa propre stérilité va lui apporter la reconnaissance dont elle a toujours rêvé ! Mais ce succès littéraire pourrait aussi avoir des conséquences inattendues sur sa vie et son entourage...
Ce livre est un trésor de bonté, de générosité qui va de l'auteure à la lectrice que je suis. L'écriture est radicale, parfois drôle, profonde et veille, ligne par ligne, à nous bercer, à recueillir aussi quelque chose en nous-mêmes. Une bien belle découverte.
Il y a des livres qui nous touchent sans qu'on s'y attende. J'avoue que la couverture induit en erreur. On s'attend à de la légèreté et l'on y découvre la profondeur des émotions, des sentiments. Cette couverture ne présage en rien de l'histoire. C'est la seule chose que je n'ai pas aimée.
Même si certaines situations sont attendues, je me suis attachée à ces personnages si émouvants qui fuient tous d'une manière ou d'une autre la réalité de leur morne vie. En commençant par l'héroïne qui se rêve auteur, et s'adonne à sa passion de l'écriture, sa sœur qui partage sa vie sur son blog, ou son beau-frère, exalté par la course à pied.
Ce couple qui se soutient malgré l'adversité, sept fausses couches, sept fausses joies.
Et puis, son livre est sélectionné par Gallimard pour être publié, et à défaut d'accoucher d'un enfant, elle accouche d'un roman, et connaît toutes les incertitudes et les questionnements que peut se poser une future maman.
L'auteur décrit à merveille les réactions de son entourage à la publication de son roman, et la lecture de l'ouvrage. Murielle a honte qu'il le lise, la pudeur de l'auteur qui se dévoile : se mettre à nue n'est jamais chose aisée. Certains ne font pas la différence entre l'écrivain et le personnage, la réalité et la fiction.
La fin est celle que j'attendais (c'est rare !). Certains la trouveront peut-être trop rose à leur goût, mais il semblait logique que la révélation de la mère de Murielle, qui explique son comportement vis-à-vis de sa fille depuis sa naissance, conduise l'histoire dans ce sens. Donner à ce personnage une chance de créer une relation mère-fille saine, épanouie et heureuse.
J'ai bien aimé le fait que ce livre parle d'un livre et de sa publication Cela m'a rappelé "Misery" On parle d'un livre à l'intérieur d'un livre Même si "La reine des quiches" n'a rien à voir avec Misery, lol Le thème abordé est difficile : l'infertilité Ce n'était pas toujours facile à lire, car on y voit la souffrance du personnage principal, et de son compagnon Somme toute, c'est un bon livre, une lecture courte, que je recommanderais