Le grand huit, c’est Camille. Camille qui tombe amoureuse de Lou. Camille qui tombe amoureuse, malgré les centaines d’alarmes qui s’actionnent dans sa tête. Camille qui tombe amoureuse quitte à s’en brûler le cœur par les deux bouts.
« J’enfile mon linge de la veille. Le miroir est honnête. La gloire n’est pas au rendez-vous. C’est rare que les erreurs sentent l’assouplisseur. Je dépose mon café sur la commode. Il refroidira. Il se demandera à quel moment il s’est laissé tomber. On sera deux. »
Ève Landry a le même nom qu’une comédienne, mais aucun point UDA. C’est aussi la fille derrière le blogue Les Fausses Vérités depuis 2015 et l’organisatrice de plusieurs soirées de lecture montréalaises. Tous ses beaux efforts lui ont valu beaucoup de textos d’amour, quelques tapes dans le dos et au moins un french avec la langue. Grand huit est son premier roman.
J’ai beaucoup aimé ce premier roman d’Ève Landry. J’ai toujours apprécié son style d’écriture punché, coloré, franc, limite poétique, parfois, autant dans les articles qu’elle écrivait jadis pour Nerds.co que sur son propre site Les Fausses vérités, et j’ai pu retrouver ce même style dans son roman. Du pas toujours beau, mais du vrai, du brut, du nécessaire.
Une longue lecture qui se finit enfin. L’auteure écrit très bien, plusieurs passages mériteraient d’être surlignés. Mais la vie de Camille était vraiment pas une histoire qui m’intéressait...
J’ai adoré ce petit livre aussi triste que magnifique. Il porte sur la maladie mentale, l’homosexualité, c’est super actuel et familier autant dans l’écriture que dans les expériences vécues par l’héroïne. La dépression est un sujet quelque peu difficile à lire en cette période de dépression saisonnière, mais la plume de l’auteure est absolument charmante et elle apporte une certaine lumière aux périodes difficiles vécues par Cam.
J’ai dévoré les mots d’Ève. Ces belles phrases qu’on encadrerait sur nos murs. C’est ces phrases qui m’ont accrochées en premier et ensuite l’histoire m’a eu dans le détour.
L’histoire de Camille m’a beaucoup touché, car je me suis retrouvée à plusieurs moments dans les angoisses de la protagoniste. Cette boule au ventre qu’on a constamment même si nous avons tout pour nous combler. Comme quoi même si on trouve notre personne, on doit apprendre à être bien avec nous-mêmes avant tout.
Sa relation avec Jean-Christophe permet de voir la beauté d’une amitié sincère. J’ai tout aimé.
L’histoire n’est pas très originale. Camille vit à Montréal, travaille dans un café. Elle boit, elle fume. Elle rencontre une fille, Lou, alors qu’elle tente de se sortir de la dépression.
C’est la qualité de l’écriture qui rend ce roman original. Ève Landry nous offre du grand art. De la poésie très intelligente, faite de métaphores, de comparaison et d’images. J’ai rarement lu un texte avec une plume aussi bien maîtrisée. Je suis en totale admiration!
4,5 - Premièrement, j’ai vraiment adoré la plume personnelle, crue et percutante de l’auteure. Les sujets abordés m’ont également beaucoup interpellés (santé mentale, amour, rupture).
Grand Huit, c’est Camille, sa vie de party, ses cigarettes, ses joints, son emploi dans un café, son meilleur ami trampoline JC, son sentiment d’échec, ses angoisses, son envie de se noyer sous la douche, ses tendances dépressives et Lou, pour qui elle explose d’amour. C’est la vie qui n’est pas la ligne droite vers la réussite qu’on promet depuis toujours, mais une succession de détours qui nous font toujours revenir à la case départ. Ou presque.
Théoriquement, on dirait que c’est un roman. Incipit extraordinaire, élément déclencheur, péripéties, dénouement. Dans les faits, ça se confond avec de la poésie en prose. Toute sa beauté se trouve dans les détails, les tournures de phrases, les expressions communes détournées. Je l’ai lu 2 fois pour ne pas en manquer une miette et je suis encore éblouie au point de ne pas pouvoir en parler de façon cohérente.
Agréablement surprise par la plume poétique de cette auteure. Plusieurs phrases imagées qui resteront. Néanmoins, la dépression vécue par le personnage principale rend l'intrigue plus lourde et triste, avec raison
C’est épuisant être dans ta tête Ève Landry… honnêtement, bien contente d’avoir enfin mis la main sur le livre de la fille qui écrivait mon blog préféré au secondaire hahaha
Camille a énormément d'imagination mais elle se perd dans le quotidien. Elle ressent beaucoup et intensément.
Ce livre m'est rentré dans le coeur !
Je pourrais m'arrêter là et vous auriez probablement compris qu'il va faire parti de mes favoris cette année. Je n'ai sûrement pas besoin d'ajouter que s'il m'a autant rejointe et émue, c'est à cause de la manière dont l'auteure manie les mots, avec un naturel désarmant, mais c'est surtout parce que ça remué des souvenirs de brouillard et de lourdeur émotionnelle. Vous dire le nombre de pages que j'ai pliées pour retenir des extraits !
Ce roman est également un bel exemple que l'identité et l'orientation sexuelle d'une personne n'a pas automatiquement à être nommé, expliqué ni à être le sujet central d'une histoire.
Je me suis demandé pendant la lecture si la narratrice arriverait à toucher les gens qui pensent que le bonheur ce n'est qu'une question de perception et de volonté. Je n'ai pas la réponse, je me le demande, c'est tout.
L'écriture est poétique sans être un poème (je ne comprends pas les poèmes), c'est hyper bien écrit. Ça donne l'impression d'un journal intime de quelqu'un qui a de la misère à vivre, je m'y suis reconnue à certains passages.