Venue de sa lointaine Normandie, Denise arrive à Paris avec ses deux frères sans un sou en poche... D'abord aidée par l'oncle Baudu, un commerçant méfiant, elle va franchir la porte du Bonheur des Dames, un immense magasin de nouveautés qui fait se déplacer tout ce que Paris compte d'élégantes... Engagée comme vendeuse, Denise découvre autour d'elle les rivalités avec les autres vendeuses, devenant vite la victime d'un système aliénant où il faut sans cesse se battre pour vendre et où les amitiés sont rares. Mais la jeune femme va faire la connaissance d'Octave Mouret, le directeur du Bonheur des Dames, un homme de conquête qui ne songe qu'à l'expansion de son magasin, à défaut de trouver l'amour. À moins que la rencontre avec Denise ne vienne bouleverser ses croyances ?
Des décors somptueux et des couleurs pétillantes pour nous faire vivre l’effervescence autour de l’ouverture des premiers Grands Magasins parisiens et de ce qu’ils ont modifié en terme de consommation et de modification du paysage urbain.
Au risque de me faire incendier, non, je n’ai jamais lu Au bonheur des Dames de Zola… Mais le point positif est que lire cette BD, m’en a donné l’envie, dès que je le trouve, je me l’achèterai pour ainsi enfin lire l’oeuvre originale.
Au bonheur des Dames, c’est donc une romance qui va prendre énormément de temps. Nous rencontrons en premier Denise ainsi que ses frères qui montent à Paris. Dans la capitale, ils vont se rendre chez leur oncle en espérant au départ que Denise puisse y trouver une place de couturière. Cependant, la vie n’est pas facile pour son oncle et sa famille depuis qu’Octave Mouret a installé son magasin dans le coin. Celui-ci a soif de pouvoir, il est toujours en train de chercher une solution pour grandir et grandir encore, et par la même occasion, ruiner les personnes osant s’aventurer chez lui. Ruiner dans le sens où dès que vous y entrer, vous êtes attiré par tellement de choses que vous en ressortez avec la bourses bien légère.
Tout cela au détriment de tout les autres petits commerces, comme l’oncle de Denise qui voit sa boutique complètement désertée et la table de moins en moins garnie. La jeune fille ira donc tenter sa chance chez ce fameux Mouret, mais elle est bien loin de la campagne, les mentalités ne sont pas du tout pareilles, et elle va très vite devenir la cible de toutes les autres vendeuses qui ne feront que se moquer d’elle et l’empêcheront même de faire des ventes. Elle qui n’a pas de salaire fixe, ne peut décidément pas garnir sa table d’un festin, c’est à peine si un pain ne la ruine pas.
Denise a beau être la cible favorite des vendeuses, elle est bien loin de se douter qu’une autre cible se teinte peu à peu sur elle. Pas du tout le même genre de cible, ce serait plutôt celle qui attire sur elle la flèche de ce cher petit ange qu’est Cupidon.
Mouret est un être carrément abjecte, le genre de personne que je ne supporte pas. Pourtant, à force de le côtoyer, de le voir agir, il a su me faire changer d’avis à son sujet. Oh cela a pris du temps je vous l’assure, mais comme Denise, je me suis posée pas mal de questions sur lui. Notamment de savoir si ce cher homme ne voulait pas simplement une conquête de plus, s’il aurait continué de vouloir à tout prix la jeune femme si celle-ci avait céder à ses avances.
Une romance des temps anciens avec malgré tout un air d’intemporalité. La différence sociale aura toujours sa place, que nous soyons en 1800, 1900 ou dans les années 2000, à ce niveau tout n’évolue pas forcément. Une très belle BD, j’ai adoré les dessins et surtout les couleurs festives qui donnent du peps su début à la fin.
A découvrir, que vous ayez ou pas lu l’oeuvre originale de Zola.
Maupré retranscrit très bien le roman de Zola, équivoque louant les grands magasins, leur dynamisme et leurs produits accessibles à tous, autant qu’ils sont une machine à broyer (les concurrents, leurs salariés mais aussi leurs clients trop tentés). En 2020, la guerre Amazon/commerces de proximité n’est finalement pas si différente... Reste que, si les dessins fonctionnent bien, le roman est plus complet apporte une gamme d’émotions plus large
Sans avoir grande connaissance du livre original, j'ai beaucoup aimé cette adaptation. Les dialogues me semblaient tirés du livre assez directement, du moins ils pourraient l'être; c'est "punché" mais très littéraire, agréable à lire mais aussi plus verbeux que la moyenne des bédés. Les couleurs sont superbes, le dessin vend bien l'exhubérence des grands magasins, c'était une belle façon de découvrir un classique!
L’adaptation d’un roman en bande dessinée est toujours un exercice délicat. "Au Bonheur des Dames" d’Agnès Maupré s'en sort plutôt bien même si j'ai eu un peu de mal avec le dessin et les couleurs criardes.
4/5 - Je n’ai pas lu le Bonheur des Dames de Zola mais cette BD m’a donné envie de découvrir l’œuvre originale. Un scénario rythmé et un dessin vif (peut-être légèrement trop coloré à mon goût) qui m’ont fait passé un bon moment. Une critique acerbe du capitalisme, tellement pertinent et d’actualité ...
Très bon livre celon moi, je trouve que ce derniers fait une tres bonne introduction au travail de Zola. Je n'est pas lue le livre original mais je trouvre que l'adpation et tres interessante. Les dessins et l'harmonie colore du livre rende la lecture tres agreable. Je vous recomande fortement ce livre :)
Déçue : les dessins des personnages ne me plaisent pas ; les couleurs sont belles mais je trouve qu'il aurait fallu créer un contraste avec les autres petites boutiques qui péréclitent ; Mouret est caricatural et pas fidèle au roman ; les dialogues sont creux... Bref, passez votre chemin
Coup de cœur ! j'ai adoré, tant les dessins que l'histoire et ça m'a même donné envie de lire le roman ! les personnages sont géniaux et contre toute attente j'ai beaucoup aimé le personnage de m. Mouret et la romance avec Denise. franchement j'ai trop trop trop aimé
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Bien dessinée, je trouve qu’elle retranscrit vraiment bien l’essentiel du roman de Zola. J’avais lu le roman il y a longtemps, d’où l’intérêt de le (re)lire en BD, mais ça m’a confirmé que ce n’est vraiment pas mon roman préféré.
Très belle bande dessinée, pleine de couleurs, qui m’a rappelé ce classique que j’avais particulièrement apprécié au collège. Elle permet très facilement de découvrir (ou redécouvrir) ce roman de Zola.
Un dessin pas net, l’anatomie bof, des couleurs coloriage. Et finalement j’ai de meilleurs souvenirs avec le roman. En revanche, une vivacité dans les cases, le découpage des planches est bon.
Je n’ai encore rien lu de Zola! Bah oui, ça existe! Surtout si vous ne faites pas vos études en France. Mais mon amour pour la littérature française du XIX, me pousse à l'insérer dans la liste des auteurs à lire ( un jour ou un autre!!). Je peux donc difficilement m’exprimer sur la fidélité au texte original de cette adaptation en BD, en revanche, je trouve que les dessins, oeuvre (comme le texte ) de Agnès Maupré, dans leur precarietè de trait, leurs couleurs denses et pleines, rendent bien cette ambiance oppressante du 19 siècle qui trapele également du récit. L’histoire est la digne représentante de son époque et on dirait que Zola, n'était pas seulement le dénonciateur de la condition humaine des plus démunis, mais même, si ses propos originaux sont ici respectés, filo-feministe! Je pense que je le lirai très prochainement! Merci aux Editions Casterman d'éditer des œuvres classiques de la littérature en BD!