Il y a le retour prudent sur le chemin des origines, le long de la côte, où les maisons boudent. La poésie mène alors à l’enfance, se fait gourmande, des bleuets en confiture, un cœur de lièvre sous la dent. Ici, les bonheurs disponibles s’empilent sur tout ce dont on ne parle pas, des pères horizon, des mères à la gorge inquiète. Et arrivées au bout nous prendrons racine dit le trajet vers une réconciliation avec un territoire, ce lichen millénaire dans lequel s’en vont renaître femme et fille, main dans la main, dit ce nord hostile et fertile, fait de grands espaces et de petites choses. De doigts gelés et de pain chaud. Et surtout, de silence
J'adore la poésie et ce magnifique recueil aux saveurs boréales/nordiques me comble de bonheur. C'est un format à la Rupi Kaur, quelques lignes par pages, ça se dévore : je me forçais à ralentir pour en profiter plus longtemps. La prose de l'autrice est simple mais droit au but, coup de poing. La magnifique Côte-Nord y est présentée sans artifices, dans sa vraie nature, avec son beau et son moins beau : l'isolement, l'ennui. Venant de la région voisine de Charlevoix, je partageais plusieurs sentiments avec l'autrice. Si vous avez envie de vous initier à la poésie, québécoise de surcroît, c'est une superbe porte d'entrée!
Franchement de toute beauté. La prose dépeint avec habileté un Nord où l'ennui n'est pas l'ennemi, simplement un mode de vie. Même les lecteurs les plus urbains seront charmés.
« On met les preuves de notre naissance dans nos poches pour s'en faire des colliers les jours de nacres ils flottent dans l'air leur mouvement crée des sons jusqu'au village »
J’ai adoré le voyage que m‘a fait vivre ce livre. J’ai tout aimé, les mots, les références et les paysages. Il a certaines pages où je m’arrêtais simplement pour admirer la beauté des mots. Une lecture agréable et accessible pour ceux qui veulent commencer à lire de la poésie. 🌸
Je ne sais pas si il y a une technique particulière pour lire les livres de poésie. Je commence ce genre d'ouvrage et je le termine en quinze minutes. Est-ce que c'est commun?
Mon poème préféré est le tout premier, celui en « prologue », si on veut.
« nos peaux de lièvres en regret sur l'épaule nous marchons lentes sur le sentier des mémoires entravées un tapis de neige sourde comme nous
le ciel bleu fou nous rend malades de ne plus savoir comment lui appartenir
retourner au début rebrousser les entrailles pour qu'un jour bien droites telles des épinettes nous puissions dire
c'est ici que nous sommes nées»
Les autres par la suite m'ont semblé plutôt ordinaires. J'ai aimé la collection « Le goût de la confiture » puisqu'il parlait souvent de nourriture, de goûts. J'ai aimé comment chaque section habitait des émotions différentes mais je dirais qu'en général, mes attentes étaient plus élevées.
Moi qui adore la nature, le terroir, j'aurais aimé le sentir encore plus fort dans les poèmes.
Je donne une étoile parce que c’est vraiment pas mon genre de livre la poésie et je trouve que l’auteure fait beaucoup trop de comparaisons/métaphores donc c’est vrm difficile de comprendre ce qu’elle veut dire réellement. L’auteure vient de la cote nord donc déjà que son style d’écriture est difficile à lire, elle décrit des choses que je comprend pas vu que c’est pas ma réalité étant une personne qui vit en ville. Cependant je donne mon étoile parce que j’ai tout de même réussi à m’imaginer quelques paysages d’où elle vient et je me sens vrm dans le lieu d’où se passe le livre. Je crois que le livre aurait du potentiel si t’es quelqu’un qui aime la poésie très implicite et qui veut se casser la tête à comprendre ce qui n’est pas mon cas.
Recueil de poésie du bout de la route, de poésie de région éloignée, rassemblant des perles de vers et de pages dans un éloge de la nature, de la lenteur, de la contemplation et de la tranquillité. (Acheté à Natashquan en juillet 2020, là d’où est originaire Kristina Gauthier-Landry.)