En janvier 1994, Gary Lawrence est parti pendant huit mois explorer l’Europe et l’Afrique du Nord, sac au dos, fuyant une morne carrière juridique. Il est revenu de ce périple avec des kilos de calepins noircis, quantité de rouleaux de bobines exposées et la ferme volonté de raconter ses histoires à qui voudrait bien les lire.
Depuis, il a foulé du pied plus de cent pays et territoires et pondu des centaines de textes, entre autres publiés dans L’actualité, Le Devoir et Géo Plein Air. Il regroupe dans cet ouvrage 50 de ses meilleurs écrits, qui forment autant de plongeons saisissants aux quatre coins de la Terre, de Tétouan à Berlin, en passant par le mont Kenya, Reykjavik ou encore le Mékong. Lieux paradisiaques ou pestilentiels, paisibles ou abasourdissants, périlleux ou hospitaliers, sont réunis ici pour livrer un tour du monde sans complaisance qui rend visible les variations et les similitudes, les fractures et les connexions entre les peuples.
Le texte est accompagné de photographies de Gary Lawrence.
Le préambule sur la mondialisation du tourisme, sur comment il dénature plusieurs aspects de cette activité est assez lourd. Il mentionne tout de même des solutions, lueurs d’espoir. Sinon, l’œuvre présente une série d’instantanés parfois navrants, souvent sympathiques, d’un bourlingueur qui semble avoir arpenté le globe dans tous les sens. Ça fait envie et c’est plutôt bien écrit, avec un penchant pour les jeux de mots et les figures de style.