Le 18 mars 2020. On dénombre 243 nouveaux patients positifs en Belgique.
Elle s’appelle Léa. Il s’appelle Antoine.
Un rendez-vous Tinder en urgence avant la fermeture du pays.
Leur histoire ne devait durer qu’une nuit.
Hier matin, ils ne se connaissaient pas.
Ils sont aujourd’hui confinés.
Et il n’y a déjà plus, entre eux, de distance de sécurité.
Conçu sur la base du jeu du cadavre exquis, « L’injuste destin du Pangolin » est le journal d’une époque, écrit jour après jour par cinq auteurs sous la forme d’un feuilleton quotidien pour l’émission de radio de La Première « Entrez Sans Frapper ».
Ceci est une fiction dans laquelle vous pourrez revivre, jour après jour, les évènements vécus par toute une population. Une histoire d’amour, aux temps du corona.
J’ai longuement hésité à en faire un coup de cœur : si la thématique n’avait pas été la covid (on en parle tout le temps...), cela aurait été facile ! Toutefois, ce thème représente le concept de l’histoire, écrite durant le confinement en jeu de cadavre exquis par différents auteurs belges. Si ça c'est pas original...?! Allez, coup de cœur, c’est mérité !
Ah le pangolin... Quel drôle d’animal ne trouvez-vous pas? Avec cette manière de se mettre en boule pour se protéger de l’ennemi et cette carapace dure, infranchissable qu’il porte, il reste l’un des plus mystérieux êtres de cette planète. Il avait déjà un dossier chargé lorsqu’on lui mis sur le dos la pandémie COVID il y a quelques années le pauvre. Ah la pandémie... Quelle drôle de période ne trouviez-vous pas? Avec ces masques, ces experts, ces chiffres, ces autorisations, ces applaudissements, ces papiers WC et ces morts... Ces morts...
Durant cette période pandémique, sur l’une de nos radios belges, different.e.s auteur.e.s ont imaginé une histoire, divisée en chroniques et racontée à la manière “cadavre exquis”, typique à ce moment si étonnant et angoissant de notre vécu.
De ces chroniques, on en a fait un livre : L’INJUSTE DESTIN DU PANGOLIN qui m’a rappelé, après l’avoir parcouru, ces instants hors du temps COVID, parfois anxiogènes ou totalement surréalistes que nous avons subis. Pourtant ce récit n’est pas stressant ou noir. Certes, il relate les troubles, les absurdités et les peurs que cette épidémie a instaurés. Mais on y décèle de l’humanité et de l’espoir à travers ces personnages en quête d’explications et de bonheur. Avec un humour et un recul “à la belge”, ce livre offre une vision plus globale de ce qu’il s’est produit tant dans l’organisation politique et médicale que dans les interactions humaines et sociales. L’INJUSTE DESTIN DU PANGOLIN est une lecture rapide (que 100 pages) mais qui incite à beaucoup de réflexions sur le comportement humain lors d’événements exceptionnels ou tout simplement dans la gestion de notre propre quotidien. Une petite surprise qui m’a fait souvenir que cela ne me manquait plus d’avoir de l’irritation autour du nez et de la bouche (foutu masque)
Chronique radiophonique écrite à 5 plumes se relayant à la façon d'un cadavre exquis, L'injuste destin du pangolin a connu un grand succès lors de sa diffusion en Belgique.
Je ne l'avais pas écoutée mais étant très fan de Myriam Leroy et ayant adoré La vraie vie d'Adeline Dieudonné, je me suis précipitée sur le livre quand il est sorti.
Ma crainte était que le récit soit très décousu vu sa rédaction par 5 personnes... et bien, pas du tout ! Si, par moments, on peut remarquer des petites différences de style d'un chapitre à l'autre, dans l'ensemble la fluidité l'emporte et on se laisse transporter dans la vie d'Antoine et Léa, ce couple qui s'est rencontré sur Tinder la veille du confinement et a décidé de tenter la grande aventure du confinement à deux... peu à peu, on découvre les autres habitants de leur immeuble bruxellois.
Le tout se déroule au fil de l'épidémie, les rares bonnes nouvelles et les innombrables mauvaises; les décisions politiques, le quotidien qui oscille entre complications puis résignation.
Je ne sais pas si ce livre survivra à l'épreuve du temps, je ne sais pas si, dans 5 ans, il sera encore pertinent ou agréable à lire, mais maintenant, alors qu'on commence seulement à sortir du plus gros de la crise, alors qu'on essaie de tirer de vagues leçons de tout cela, j'ai vraiment beaucoup aimé me retourner sur ce passé immédiat et apprécié le ton plein d'humanité de L'injuste destin du pangolin.
Bof, pas extraordinaire. Quelques passages intéressants mais dans l'ensemble ce n'était vraiment pas fait pour devenir un livre. J'avais entendu un de ces "chapitres" à la radio un matin en partant travailler, celui qu'ils ont intitulé "épisode 29", et je m'étais dit que c'était pas trop mal. Après avoir tout lu, c'est le seul qui marque. Mais le livre n'a pas de sens, est trop long, trop lourd, et manque de subtilité et de meilleures tournures de phrases. Ça aurait dû rester une chronique radio.