Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - VIE LITTÉRAIRE : Les Années folles - L'ÉCRIVAIN À SA TABLE DE TRAVAIL : Le mythe revisité - GROUPEMENT DE TEXTES THÉMATIQUE : La figure du rebelle au théâtre - GROUPEMENT DE TEXTES STYLISTIQUE : La réécriture du mythe : de Sophocle à nos jours - CHRONOLOGIE : Jean Cocteau et son temps - FICHE : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de collège.
Jean Maurice Eugène Clément Cocteau (5 July 1889 – 11 October 1963) was a French poet, novelist, dramatist, designer, boxing manager, playwright and filmmaker. Along with other Surrealists of his generation (Jean Anouilh and René Char for example) Cocteau grappled with the "algebra" of verbal codes old and new, mise en scène language and technologies of modernism to create a paradox: a classical avant-garde. His circle of associates, friends and lovers included Jean Marais, Henri Bernstein, Colette, Édith Piaf, whom he cast in one of his one act plays entitled Le Bel Indifferent in 1940, and Raymond Radiguet.
His work was played out in the theatrical world of the Grands Theatres, the Boulevards and beyond during the Parisian epoque he both lived through and helped define and create. His versatile, unconventional approach and enormous output brought him international acclaim.
"Amour qui saisis les uns et les autres. Amour qui fais pauvre le riche et riche le pauvre, amour qui mets en feu les joues de la jeune fille, amour qui traverses la mer et qui entres dans les étables, personne ne t'évite, ni parmi les immortels, ni parmi les hommes à la vie courte. Vénus est invincible quand elle lâche le désir. Moi-même, en cet instant, infidèle à mon prince, je pleure parce que je vois Antigone marcher vers son tombeau", disait Cocteau, en interprétant la voix du Chœur.
C'est une relecture inattendue : j'étais certaine de ne connaître d'Antigone que la réécriture d'Anouilh, et pourtant, à la première page, pouf ! ça m'est revenu : je l'avais lu il y a douze ans. Autant dire que le style de Cocteau m'a beaucoup plu, pour me marquer comme ça.
Le saviez-vous ? Selon le paratexte de mon édition, Cocteau a choisi son sujet un peu par hasard. L'un des principaux motifs de sa réécriture de Sophocle semblait être une volonté de réécrire du théâtre grec classique, pour en apprendre plus sur la facture d'une œuvre de théâtre. "C'est la faute de la fatalité". Le saviez-vous aussi ? Comme dans les Mariés de la tour Eiffel, un personnage est désincarné : c'est le chœur et son coryphée que le dramaturge prive de corps, pour n'en faire plus qu'une voix. Cette voix, c'est Cocteau ; Tirésias c'est Antonin Artaud, et Antigone était jouée par une comédienne grecque fort gracieuse, mais qui ne savait pas le français, en sorte que Cocteau lui-même dût lui apprendre le texte, syllabe à syllabe.
Antigone lui va si bien.
Relu en Pléiade "Théâtre complet" de Jean Cocteau.
المأساة شيء دقيق متسق سهل الجريان منذ الأزل فالموت والخيانة واليأس كلها معّدة هناك تنتظر على عكس الدراما الملأى بالخونة التي يحف الموت فيها هالة من الرهبةوالخوف كما لو كان حادثاً وكأن نجاة المرء منه مُمكنة.. وهؤلاء الأشخاص الطيبون الراضون الثانويون دائماً سُرعان ما ينتهون في المأساة سرعان ما تتلقفهم يد الموت فيها ربما لأن المأساة مرآة الأله تملّهم .. تمل ركودهم فتهبهم لعجلات الأحداث لتدهسهم .
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أنتيجون سوفوكليس بصياغة أخرى للفرنسيان جان كوكتو وجان انوي .
مأساة إغريقية بديعة تتحدث عن المعارضة ضد سلطة الحكم التي تتخذ من الآلهة ومن قرارتها سلطة دينية وشرعية للقبول التام ، في إحدى الجمل يقول الملك "إن المدينة هي الزوجة الشرعية للحاكم" :)) ...تنتهي بفشل الجميع أنتيجون والملك وابنه رجو ألا تكون نبوءة لما سيحدث 30/6 القادم .
Ce volume mince contient les livrets de deux pièces musicales des années vingt qui sont de l'école dadaïste ou surréaliste. Cocteau cite dans la préface des "Mariés", "Ubu Roy" d'Alfred Jarry et "Les mamelles de Tirésias" qui sont les chefs-d'œuvre de la tendance. Hélas ces deux livrets, séparés de leurs partitions, n'ont aucune valeur. Entre les deux, c'est "Antigone" qui déçoit le plus. En tant qu'admirateur de la pièce d'Anouilh qui nous offre une réflexion très pertinente sur les couts de la dissidence dans un régime tyrannique j'étais curieux de savoir comment Cocteau avait abordé l'histoire d'Antigone. Hélas, la pièce de Cocteau nous offre seulement des idées banales sur les disputes familiales. Je dois reconnaitre que la première d'"Antigone" en 1927 a du être très spéciale. Il y avait pour le public une partition d'Arthur Honegger, un décor de Pablo Picasso et des costumes de Coco Chanel. Ce petit ne nous livre rien.
trop sympa, ultra rapide car il rabote l’hypotexte de Sophocle. moderne, rapide, vif, virulent. antigone est encore plus forte, active. l’écriture est rapide, beaucoup de phrases courtes voire averbiales, le ton moderne, familier, ironique.
Antigone : j'aime bien cette version, je trouve que la contraction a quelque chose de comique l'efficacité est presque un peu insolente en fait
Les mariés de la Tour Eiffel : pour de l'absurde c'est vraiment sincèrement poétique et joli on dirait du Prévert mais en spectacle ça donne envie de le mettre en scène et le jouer
Cocteau's version of Antigone is pure efficiency. Les maries de la tour Eiffel is just amazingly crazy and I wish there was a recorded version of the original representations.
Anouilh a élevé le mythe a un degré bien bien supérieure à la version de Cocteau. Ici pas autant de grandeur, pas de réflexion sur la tragédie, pas de rupture de l'illusion théâtrale ...
Although written and performed before Orphee, this is a sequel of sorts, showing us the fates of Eurydice and Antigone. I can’t speak to the staging, but the text of the play sticks very close to the source material, albeit quite condensed, which I think adds to the tension and immediacy of the action. “The vengeance of the gods comes full speed,” the Chorus warns Creon. And so does Cocteau’s play. There is less irony or dark humor here than in his other plays based on ancient myth. This one is a straightforward tragedy, but still manages the modernist touch of making it new, including a Chorus that speaks from a hole in the scenery “as if reading a newspaper article.” If I were staging it, I would consider turning that into a newsreel/radio announcer. One can only imagine seeing this performed live with Chanel’s costumes, Picasso’s scenery, and Honegger’s music.
A stripped down version of the classical tragedy. Cocteau's idea was to compress the story into an event without time that passes to get to the essence of the story. It has some nice touches, lines that can be read as democratic or feminist arguments, but overall it is still close to the classical play by Sophocles, just with a faster pace. Neither great nor bad.
Chez Cocteau, Antigone devient presque une silhouette. Une voix pure, fine, tendue comme un fil entre les vivants et les morts. La langue est ciselée, presque évanescente, et il y a dans cette version une forme d’abstraction, de dépouillement qui trouble. On ne lit pas tant une tragédie que l’écho d’un mythe, filtré par le regard d’un poète.
L’Antigone de Cocteau n’est pas tout à fait humaine elle est idée, refus, murmure. Créon lui-même semble flotter dans une pièce où tout s’efface sauf le geste. Cela donne une beauté très particulière au texte, une lumière blanche, presque sacrée. Mais cette beauté a quelque chose d’un peu lointain, comme si l’émotion restait suspendue, au bord des mots.
Ce n’est pas une œuvre qui ébranle, mais une œuvre qui veille. Elle parle de mort, de fidélité et d’amour dans une langue à la fois sèche et onirique. Et c’est peut-être ce paradoxe-là cette intensité glacée qui en fait une pièce fascinante.
أنتيجون جان كوكتو غير انتيجون جان انويه غير أنتيجون سوفكليس ولكن تبقى الطفلة التى أحملها بين جوانبى تميل للحب والخير والجمال وان تنتهى القصه بانتصار الخير ع الشر وفوز المحب أنتيجون كوكتو مع الشريف خاطر وتوفيق الدقن تركز ع الصراع النفسى وحوار أنتيجون مع الملك الذى أمر بترك أخ فى العراء بينما يدفن الآخر تنتهى بأن يلوم الملك نفسه ع صم الأذن وخوفه م أن تسيطر السيده الممثل فى انتيجون
Honnêtement je ne sais pas quoi en penser ! Antigone était fantastique ! Comme toute les versions que j'ai lu/ vu ! J'aime voir la façon dont Créon et Antigone sont dépeints à chaque fois. On est bien loin d'une simple traduction !
Pour les mariés de la Tour Eiffel... Je n'ai pas les mots ! C'était tellement absurde que j'en suis bouche bée ! Mais il serait extrêmement intéressant de la voir sur scène !
Un bel aperçu de la mythologie grecque et du théâtre français. « Antigone » est un peu déroutant à lire, car de nombreux personnages apparaissent avec des relations relativement complexes entre eux. « Les mariés de la Tour Eiffel », en revanche, est un peu déroutant, car l'intrigue n'a pas de sens, mais elle est divertissante.