La très belle responsabilité d’être chef exige de se connaître et de travailler sur soi-même. Le Président de la République songe à réformer l’ENA sur le modèle de l’École de guerre. Une formation d’un an accueillant sur concours les officiers interarmées qui deviendront les militaires chefs de demain. L’art du commandement développé au sein de l’école ne doit rien à Sun Tzu mais beaucoup au maréchal Foch qui en dégagé trois principes : liberté d’action, concentration des efforts et économie des forces. Il vaut pour l’armée comme pour l’entreprise. Le commandement pour Loïc Finaz est une affaire collective. Dans la Marine, la forme la plus aboutie de la discipline est l’initiative au combat, pas toujours valorisée dans les entreprises, même les plus modernes. Il appartient au leader de développer l’esprit d’équipage et de faire des choix avant de les faire appliquer. À condition d’avoir au préalable développé les qualités nécessaires à sa mission.
Loïc Finaz est probablement une personne bien éduquée, qui a côtoyé des gens intelligents et qui a su tirer quelques leçons de ses expériences personnelles et professionnelles. Cela ne fait pas de lui un bon auteur pour autant. J'irai même jusqu'à dire que certains de ses propos maladroits pourraient le faire passer pour un boomer à l'esprit bien étroit, convaincu de la supériorité écrasante de la France, de la marine, de ses enseignements, de son propre intellect. Je ne l'ai jamais rencontré mais ses écrits me laissent imaginer une personne qui, entourée de personnes issues du même cercle militaire, adorera s'écouter parler.