Deux personnalités attachantes, que pourtant tout oppose, animent sur un ton doux-amer une fable contemporaine dans laquelle les auteurs posent, non sans humour, la question de notre engagement politique et social. Par quel hasard Arthur se retrouve-t-il ce jour-là projeté dans l’improbable projet de Sandrine ? Rien de commun pourtant entre ce jeune homme hypocondriaque et cette street artist bruxelloise dont l’objectif est d’ouvrir les yeux des gens sur les « énormités » qui les entourent… Et si ce frêle garçon était contre toute attente le seul capable de l’aider à atteindre son but ?
Arthur, un hypocondriaque en proie à des crises existentielles rencontre une jeune artiste militante qui lui ouvre les yeux sur la prise en main de son destin. Une introspection mêlant mystère, onirisme et amour, relayé par le dessin de Thomas Campi et la narration surprenante de Vincent Zabus.
Déroutant, ambitieux, atypique, j’ai été captivée dès la première vignette par ce roman graphique corrosif.
La normalité sidérante d’Arthur, ce trentenaire belge enfermé dans ses propres tourments anxieux, qui évolue tant bien que mal dans une ville-monde bouillonnante sur le point de sombrer sous la « patte » d’une nouvelle menace…. À t-on affaire à une romance enfiévrée, un thriller politique ou un un récit fantastique ? Qui sait ? Le moins qu’on puisse dire c’est que ce récit n’a pas peur de s’affranchir des conventions… jusqu’a un certain point.
A la loupe, c’est le récit d’un homme paralysé par la peur du « réel » comme il le nomme, qui s’engage presque comiquement dans la défense des droits des opprimés en participant à la ruse marketing d’un groupe de militants insubordonnés.
Avec le recul, à la surface, ça reste un homme qui par le biais d’une romance de courte durée avec une Manic Pixie Dream Girl, sort enfin de sa bulle de confiné maladif pour s’autoriser à exister (tandis qu’elle, reste une entité charmeuse qui n’existe que dans sa pupille à lui, le fameux « male gaze », pour ensuite être effacée une fois qu’elle ne lui est plus utile).
Ça reste un récit jusqu’au-boutiste, averti, à la fois équilibré et taré qui retranscrit sans trop d’effusion le sentiment d’impuissance moderne qui se saisit de chacun d’entre nous, face à la montée du chaos, au point où seule la fantaisie arrive à nous rappeler à nous-mêmes.
« Ce que nous tenons pour impossible, un jour arrivera un imbécile qui ne le saura pas, et qui le fera » - Marcel Pagnol
De prime abord, j'ai été séduit par les graphismes, qui me disaient que j'allais passer un bon moment, ne sachant pas du tout quelle était l'histoire, même en quelques mots.
Et donc, je ne vais pas répéter ce résumé de ce livre. Par contre on a ici des personnages très attachants par leurs particularités. Le personnage principal est rempli d'anxiété et ça donne un climat qui peut sembler lourd au début. Mais finalement on part sur de l'engagement et réflexion sociale.
C'est pertinent, un peu décalé, on réfléchit, on admire, on se questionne. C'est parfois très doux, tendre .. voire même … non je n'en dirai pas plus.
Quelques bonnes idées et des dessins agréables. Je n'ai pas spécialement accroché à l'histoire qui m'a parue assez fade, même si le fait de chercher des idées pour réveiller la population reste intéressant.
tout va trop vite et en même temps il ne se passe pas grand chose et ça ne fait pas vraiment réfléchir... c'est joli quand même mais il y a un gros problème de rythme qui fait qu'on peine à rentrer dans le récit