Sixtine est une jeune femme pieuse, issue d'une famille catholique très pratiquante, écrasée par le poids de la religion: messe, chapelets, prières, confession, imploration du pardon de Dieu, obéissance, soumission de soi rythment son quotidien.
Elle rencontre Pierre -Louis, un catholique extrémiste et actif au sein des Frères de La Croix, collectif fasciste et autocentré. Elle se marie avec lui, pour le plus grand plaisir de sa famille, elle abandonne ses études, se dévoue à son mari et se consacre à fonder une famille. Malgré elle. Malgré cette vie de couple qui ne ressemble en rien à ce qu'elle imaginait.
Jusqu'à ce qu'un évènement terrible mais nécessaire bouleverse son destin et lui donne l'opportunité de changer de vie.
Dans ce roman, la religion dans ses pratiques extrêmes est pointée du doigt, comme une aliénation de la femme. C'est une critique du patriarcat et de l'intolérance, de l'étouffement individuel au nom d'un idéal contestable, une remise en question de soi permanente.
Dans sa fuite, Sixtine s'extrait de ce monde oppressant pour retrouver une forme de religion plus apaisante, plus confiante. Elle renaît à elle-même, découvre la vraie vie, avec un regard naïf mais de plus en plus acéré.
Une histoire d'émancipation, de révolte et de renaissance. On est à la fois furieux, révoltés, écoeurés et emplis d'espoir en lisant ce livre.