Montréal, l’hiver, des boîtes : après s’être séparée du père de son enfant, une femme cherche un appartement.
Au fil de ses démarches, des images refont surface, sédiments d’années passées entre ici et là-bas. Désireuse de raconter sa vie à l’homme qu’elle aime, la narratrice revisite les chemins de son enfance, et ce qui subsiste en elle d’anecdotes familiales effilochées par le temps. Elles composeront une histoire de frontières, de liens qui ne veulent pas se dénouer, d’avions et de petits fruits.
Illustré de photographies documentaires, Boîtes d’allumettes capte une expérience d’immigration, marquée par l’empreinte d’un pays qui n’existe plus : la Tchécoslovaquie.
Ce récit est composé de petites anecdotes fragmentées et racontées de manière non-linéaire.
Personnellement je ne suis pas une adepte des ouvrages non linéaires et des histoires racontées par petits fragments. Cela fait en sorte que je n’arrive pas à embarquer dans les ouvrages non-fictifs, auto/biographie dans ce cas.
Dans un format différent j’aurais probablement pu comprendre l’histoire de la protagoniste, son enfance, son déracinement de la Tchécoslovaquie, sa relation amoureuse, sa séparation et la relation avec son fils. J’aurais aussi aimé m’immerger dans la réalité de sa grand-mère et de sa mère en Tchécoslovaquie.
C’est un livre qui se lit bien juste avant de s’endormir, quand tu te bats pour rester éveillé-e. Un roman par bribes, non-linéaire, rythmé par une recherche d’appartement à Montréal en temps de crise du logement. Une autofiction, courte mais qu’il vaut mieux savourer pour se laisser emporter, plonger dans tous ces petits univers.
Ce récit combine plusieurs fragments de la vie d’une femme, ici et en Europe de l’Est, là où elle est née. Elle nous conte son expérience en tant qu’immigrante, mais surtout, sa vie ici, les ruptures, la recherche d’un appartement dans une ville où tous se battent pour mettre la main sur un logis propre à un prix raisonnable (Montréal…) Au travers des pages, on retrouve des photos, des documents et même une recette! J’ai apprécié la douceur et la sensibilité du texte.
un récit sur l'exil, le communiste de l'europe de l'est un mélange de culture, de langue, de compréhension un récit-recueil d'abord sur la maternité et les violences insidieuses dont les femmes sont assujetties, au fil du temps la difficulté de se trouver un logement, que faire avec un enfant
bref, les thèmes abordés sont complètement dans mes cordes. le style d'écriture de chumova m'a pas totalement convaincu dans l'ensemble de son oeuvre. toutefois, j'ai surligné plusieurs passages qui m'ont grandement touchés
Petits récits fragmentés, de sa vie à Prague à son arrivée à Montréal, de ses relations, ses recherches. Au départ, je n’étais pas certaine d’embarquer. Le rythme, les fragmentations... je ponctuais ma lecture de pause. J’ai lu la dernière moitié d’une traite et j’ai apprécié la lecture. L’atmosphère créé le l’auteure et la nostalgie dont est empreint le roman sont venus me chercher. Un livre à relire plus attentivement encore.
Collection de souvenirs que livre une mère devenue monoparentale à son fils et parfois aussi à son amant. On replonge avec elle tantôt dans son passé de réfugiée de l’ex-URSS, tantôt dans sa vie montréalaise. Ça se lit bien et c’est sympathique, mais dans le même genre, j’ai trouvé l’écriture de Martin Talbot dans Trop-plein plus efficace.
J'ai aimé le rythme lent, les descriptions de la Tchécoslovaquie d'avant, avec des bribes de l'histoire du couple de la narratrice qui semble avoir échoué mais dont il reste un mince fil d'espoir. Je n'ai pas tout compris, et je pense que c'était le but !
Le récit progresse par fragments anectodiques non-linéaires parfois difficile à situer. Plus d'effort est demandé afin de situer géographiquement et chrologiquement le parcours, intéressant d’ailleurs du personnage. Auto/fiction. Lecture agréable.
Une femme d’origine tchèque qui raconte son immigration au Québec. Ca semblait bien au début mais finalement je m’en suis lassée. L’auteure n’a pas su m’accrocher. Peut-être est-ce dû au style trop anecdotique sans vrai fil conducteur. Je garde quand même quelques passages intéressants en tête.
Un récit fragmenté, que j'aime habituellement, mais ici, c'était peut être un peu maladroit. Ou encore, je n'ai pas accroché à son histoire, pourtant un sujet que j'aime bien.
À quelques reprises, les mots de l’autrice ont résonné douloureusement en moi. Bien heureuse d’avoir découvert ce livre. ♥️
« Tu me manques pas encore. Ça viendra, je sais, d’une façon éreintante et douloureuse. Soulagement, manque, nostalgie, dépression, reprise, c’est la séquence habituelle. Le manque surtout me détruit: il gruge les os, brûle la peau, me recrache dans les jours blafards. Nous nous sommes quittés une demi-douzaine de fois déjà, sans compter les innombrables semi-ruptures. Je commence à savoir comment ça fonctionne: que ça fait mal, que tu es meilleur que moi à ce jeu, et que je ne sais pas comment m’en déprendre. Mais pour l’instant, je suis soulagée: je vais souffler un peu, me mettre à l’écart des mots tirés à l’aveugle au milieu de la nuit. J’espère que cette rupture est la bonne, la vraie, la définitive, celle qui mettra fin à toutes les ruptures. »
« Chaque début d'année, ou quant un remplaçant prend les présences, je fais répéter mon nom de famille. J'insiste pour que l'adulte s'essaie au son inexistant en français ; certains se mettent un point d'honneur à vouloir le prononcer correctement. Ça fait rire les autres élèves. J'aime que ma différence paraisse, puisque par ailleurs elle n'est pas très évidente: j'ai la peau claire, les cheveux châtains et les yeux brun-vert de mon père. Mon accent ne se distingue pas de celui du reste de ma classe. »-p. 30
On a tous déjà lus des livres qui nous ont transportés, qui nous ont fait vivre une ou deux heures de douceur, de chaleur et de paix, que l'on regarde sur sa tablette en souriant... mais dont on ne se souvient que de peu de choses quelques jours après. Je n'ai absolument rien contre ces épisodes éphémères, certains de mes livres préférés ne me laissant qu'une impression tendre lorsque je caresse leur reliure, sans pourtant me souvenir de beaucoup de choses. C'était le cas avec ce roman.
Bien qu'il s'agisse d'autofiction, en refermant le livre, je n'avais pas l'impression de bien connaître la protagoniste. Pas en ce sens où elle m'était étrangère ou juste insignifiante, mais plutôt dans le sens où elle laissait une vapeur de mystère sur son passage. Nous avions accès à certaines pensées très profondes et personnelles, mais elle demeurait cet océan insaisissable, qui ne demande qu'à être découvert. J'ai l'impression qu'il s'agit d'un choix tout à fait conscient et délibéré de la part de l'autrice, sans que je ne puisse tout à fait m'expliquer pourquoi. Était-ce un moyen de porter l'attention du lecteur sur certains aspects de l'histoire qu'elle qualifierait d'essentiels? Ou était-ce plutôt dans l'objectif de justement donner cette envie d'en connaître plus, de soulever l'épais voile gris qui déguisait chaque phrase? Peu importe la raison, ce choix me séduit complètement.
L'aspect non linéaire de l'histoire me plonge à tout coup dans un espèce de tourbillon lyrique. Il m'importe peu de remettre tous les événements en ordre, et je pense que c'est encore plus important de savoir se laisser porter par le récit, de ne pas trop se poser de questions et de faire confiance à l'autrice. Je pense que c'est véritablement prépondérant, parce que si on ne le fait pas, je ne pense pas que l'on puisse apprécier ce roman à son plein potentiel. Mais pour rassurer toutes ces personnes qui ont besoin de linéarité dans une histoire (ce que je comprends vraiment), même si le début peut nous sembler un peu moins accessible parfois, il prend tout son sens à la fin. Une boucle se forme, ce qui nous permettrait de lire le roman deux fois de suite. Je suis persuadée qu'un tel exercice permettrait d'encore mieux comprendre chacun des éléments et probablement d'en retirer quelque chose de complètement différent.
Si ma note semble basse par rapport à mes commentaires, c'est pour une raison qui m'échappe. J'ai tellement de belles choses à dire sur ce roman. En discussion avec les membres de mon club de lecture, je n'avais pas de points négatifs à souligner, il n'y a pas à proprement parler d'éléments qui me dérangent. Mais je pense que toujours chercher à tout s'expliquer lorsqu'on lit, c'est contre-productif. Ce roman mérite donc assurément plusieurs relectures, même si je ne peux pas dire qu'il fait partie de mes All time favorites.