Trophées, nourriture, sujets d’expérimentation, ressources, souffre-douleurs, jouets, vêtements… Depuis le Néolithique au moins, les êtres humains considèrent les animaux comme des moyens.
Pourtant, les critères sur lesquels repose cette hégémonie de notre espèce n’ont pas la pertinence qui leur permettrait de justifier de tels traitements. C’est ce suprémacisme humain que l’antispécisme entend dénoncer.
Dans ce court essai, Valéry Giroux bat en brèche les caricatures, et montre que l’antispécisme, par analogie avec l’antiracisme, est avant tout une base de réflexion éthique et politique. En affirmant que l’humanité doit renoncer à certains des privilèges qu’elle s’est injustement octroyés aux dépens des animaux, elle défend l’idée qu’un monde délivré du spécisme serait non pas encore parfait, mais incontestablement plus juste.
Sachant que je ne fais pas partie du public cible de ce livre, j’ai essayé d’adopter le point de vue d’une personne étant tout à fait étrangère aux concepts du spécisme et de l’antispécisme. L’auteure commence par remettre en question même la notion d’espèce, puis elle parle des différentes formes de spécisme et finit par parler du courant philosophique antispéciste, de ses revendications et de ses dilemmes. J’aurais aimé que Valéry pousse ses réflexions plus en profondeur personnellement je trouve que chaque nouveau concept était trop synthétisé, mais peut-être qu’elle privilégiait justement un texte plus facilement intelligible pour des novices de l’antispécisme. Certes, ce n’était pas assez pour moi, trop introductif, mais je le recommanderait aux novices.