« Pourvu qu'elle ait essayé, au moins une fois, pour de vrai. »
Le monde d’Anastasia s’est effondré. À 29 ans, elle avait l’argent, la stabilité, le prestige. Hier encore, elle exerçait de hautes fonctions dans une grande entreprise. Une conquérante, Anastasia. Toujours en avance sur son monde. Même pour son cancer du sein. Pour la première fois de sa vie, la voilà limitée. Pourtant, la maladie n’est pas le sujet de son histoire. Plutôt un point de départ, un détonateur. Un accélérateur. Un catalyseur. Anastasia devient une déviante, celle par qui tout commence, capable d’attirer dans son sillage deux déviantes en germe, Iris et Lolita. Ensemble, elles vont prendre goût au saccage de leurs courtes existences et s’autoriser à déployer leurs rêves. À elles trois, elles incarnent une jeunesse qui refuse de se laisser abîmer, une vocation en marche et, surtout, la possibilité de nouvelles trajectoires.
D’une écriture vibrante et incarnée, Capucine Delattre nous entraîne dans l’étonnante odyssée de trois jeunes femmes et signe, à 19 ans, un premier roman à réveiller les vivants.
une écriture fébrile mais très fraîche, on ressent le vouloir bien faire, bien écrire, raconter. on ressent les émotions vives et brûlantes d'une histoire terriblement banale mais touchante. des histoires de femmes qui se cherchent et qui s'abîment, c'est toujours très beau.
J'ai vraiment accroché au style d'écriture de Capucine Delattre dans ce roman. On peut vraiment comprendre les personnages, leurs doutes, leurs façons de voir les choses, leur évolution. Ce livre met des mots sur ce qui nous arrive. C'est vraiment très agréable, car j'ai pu me raccrocher à énormément de passages/de pensées de la part des 3 personnages principaux.
La morale de l'histoire est très belle. Les trois femmes très touchantes et attachantes, grâce notamment au style d'écriture. En effet, si un autre auteur avait écrit ce roman, ces femmes auraient pu paraître détestables ou insupportables. Mais Capucine Delattre a réussi à nous les faire aimer.
Je ne devais pas du tout à quoi m'attendre, et je ne suis pas du tout déçue. Ça change de ce en quoi j'ai l'habitude de lire. J'ai énormément aimé suivre trois femmes liées.
Cependant, peut-être que nous passons trop de temps sur Anastasia comparé aux autres ou alors qu'il y avait trop de moment de narration ce qui a fait que le final est passé très rapidement. Après, cette façon d'écrire a permis au roman de prendre cette direction et au final, je ne sais pas si c'est une mauvaise chose. Je me questionne...
En bref, un très beau roman que j'ai dévoré et que j'ai envie de relire plus profondément.
d’une justesse incroyable. c’est parfois, c’est en même temps porteur d’espoir, de lumière, de douceur. c’est exactement ce dont j’avais besoin à ce moment précis.
Des personnages intéressants et sincères. Une excellente exposition des problématiques liés aux choix de vie, au confort des situations comme le couple, le travail, la santé. L’écriture est portée par un excellent sens de l’empathie et une analyse réfléchie des ressentis humains.
On sent dans ce livre une révolte, l’expression d’une certaine jeunesse, d’une certaine colère exprimée par un pessimisme déroutant, déstabilisant. Des descriptions sombres qui dévoilent un regard cru voire défaitiste sur les choses, qui m’ont amené souvent au cours de ma lecture ressentir un besoin de respirer, d’arrêter de lire, de m’écarter de ce pessimisme ambiant.
Un point intéressant est l’originalité de la position du narrateur qui est externe et interne à la fois ce qui permet un discours avec une forte teneur ironique et cynique, qui va d’ailleurs accentuer le côté dénonciateur et moqueur du récit.
Capucine Delattre, un nom à retenir faites moi confiance. Les Déviantes : et si elles avaient le droit de chosir leur vie, de rebrousser chemin, de choisir leur propre trajectoire sans tenir compte de tous ceux qui les entourent et les ont guidées dans le choix de leurs études, de leur carrière, de leurs amours.. et si elles prenaient le droit de vivre comme elles l'entendent quite à se casser la figure pour mieux rebondir. Qui peut les en empêcher? Anastasia est en pleine ascension professionnelle, elle est jeune, la petite trentaine, pimpante et croque la vie jusqu'à ce jour funeste où le diagnostic tombe : le crabe est là et il est mauvais.. A elle de dominer la maladie à elle de se battre et ne rien lâcher sinon.... Iris, sa meilleure amie , sa jumelle de coeur est elle aussi au sommet de la courbe , très belle situation, en couple avec Grégoire qui l'aime à la folie l'asphyxiant un peu plus chaque jour. Et Lolita la petite soeur d'Anastasia, le bac en poche mais qui regimbe à entrer en classe préparatoire elle a besoin d'air, vite de l'air ... Trois femmes, trois destins tissés de main de maitre par Capucine Delattre, Un récit qui sonne juste. Beaucoup de questions assaillent les malades , beaucoup sont soulevées sans pathos ni tremolos. J'ai beaucoup aimé ce roman . C'est un premier roman de qualité avec cependant pour moi un défaut de jeunesse: l'écriture est "trop travaillée" cela alourdit la narration et oblige le lecteur à relire certaines phrases. Mais quel potentiel , je serai curieuse de lire le prochain roman de Capucine Delattre. J'ai eu le plaisir de découvrir ce livre en format poche dans la collection Mon poche grâce à la générosité de Virginie Bourgeon des éditions De Borée, Un format poche de qualité.
Que dire ? Je ne sais pas trop. Déjà couverture mensongère elles ne font pas ça, mais quelque part ça reste vrai - elles sont déviantes et dégagent une violence qui est surtout comprise comme telle par une société qui veut ses rapports sociaux ordonnés et normatifs. Je ne me sens pas à l'aise dans ce livre, mais c'est vraiment bien mieux que de s'ennuyer en lisant un livre. Elles sont féroces et hargneuses certaines des mentalités dans ce bouquin, mais heureusement c'est pas que ça. C'est un bouquin déprimant car il parle de déprime et de crises fondamentales de l'être (premier point de vue, une cancéreuse), mais au fil des pages ça va mieux, les personnages parviennent à se débloquer, à enclencher leur propre guérison, du moins la guérison de leur esprit. Ça m'irrite souvent ce qui se passe, et ce qui se dit (le style y est en partie pour quelque chose, et vraiment je suis affreuse là), mais parfois force est de reconnaître que ça a le goût du vrai. Quatre petites étoiles parce que franchement même si je suis sur le fil du rasoir quand je lis et quand j'y pense cette oeuvre ne mérite pas juste trois petites étoiles. C'est bien au-delà du passable et du lisible. Y a un vrai propos touchant et fort de sa sincérité, même si ça a tendance à marteler un peu (je crois qu'à 16-17 ans le style aurait été très bien pour moi). La vision du couple (hétérosexuel) est aussi assez...disons que y en a revendre là-dedans. Grosse grosse critique sociale. Coup de gueule même.
J’ai aimé un bon nombre de choses dans ce roman, dont déjà le simple titre et la première ligne me donnait envie. J’ai apprécié l’écriture cynique, ces personnages féminins jeunes auxquels on peut s’identifier parce que pour une fois, c’est une jeune femme écrite par une jeune femme ; j’ai aussi apprécié la description profonde et réaliste du mal-être, de la dépression et des femmes dans la société actuelle. Mais mon dieu ce que c’était long. Je ne faisais qu’attendre qu’il se passe quelque chose, n’importe quoi d’intéressant…Mais rien. Ce roman est une longue suite de pensées intérieures de trois personnages, et de tout ce qui ne va pas chez eux, dans leur vie. Donc 250 pages de ça, vous imaginez bien que ça devient vite très répétitif, redondant, on a plus l’impression d’être emprisonné dans la tête remplie de pensées négatives du personnage qu’autre chose. Finalement, j’ai tout de même pris le temps de le finir car j’appréciais quand même l’écriture, et je voulais savoir où l’auteure voulait nous mener, mais je suis assez déçue. Je ne suis pas entièrement opposée à lire un prochain livre de cette auteure, mais il faudra vraiment que l’histoire me paraisse passionnante.
Trois destins de femmes, vus à travers le prisme de l'une d'entre elles.
Anastasia, au nom de princesse (splendide et déchue), battante, conquérante à qui rien ne résiste, à qui tout réussit, se voit un jour limitée, empêchée par la maladie.
De ce coup de frein brutal forcé et inattendu, elle saura, avec deux complices - on peut même parler de disciples ! - faire une formidable opportunité de réviser ses priorités et de redécouvrir l'essentiel.
Ce roman vif, acéré, vivant, d'une toute jeune auteure, nous offre une vision de l'existence, de nos existences, sans concessions.
Un ouvrage sur l'audace, lui-même téméraire et vertigineux !
L'audace de vivre sa vie telle qu'on l'entend, le courage de renoncer, de s'écouter et de refuser de la subir tout simplement.
Qui décide véritablement de nos choix en fin de compte ?
La force de tout détruire pour se reconstruire, sainement, totalement, sans crainte de l'inconnu, de la solitude, de la nouveauté...
Que de justesse, de perspicacité et de vérité ! Que de lucidité et de clairvoyance !
Car n'est-ce pas la menace mortelle qui rend la vie... plus vivante ?
Ce livre est une claque. Une claque poétique qui vous fera vibrer le temps d’une journée, puisqu'on le dévore en quelques heures. On suit le voyage passionnant et passionné des personnages, trois femmes dont les destins s’entremêlent et se déroulent sous la plume aérienne de Capucine Delattre. Parce que Les Déviantes est avant tout un roman de femmes, qui magnifie la sororité et donne de l’espoir. Chaque page est un moment d’émotion que j’ai eu l’impression de partager avec Anastasia, Iris et Lolita, invitée dans leur intimité. L’auteur a le don incroyable de donner vie à des personnages imparfaits mais profondément attachants, auxquels on s’identifie avec une facilité déconcertante. Un vrai coup de cœur, un roman que je recommande à tous et à toutes. Très hâte de lire les prochains !
Un avis mitigé sur cette lecture. Capucine Delattre dépeint avec justesse le mal être féminin dans la société actuelle. Un style d'écriture intéressant mais perfectible, avec des longueurs et une lourdeur d'exécution par moments. Je m'attendais à ce qu'il se passe plus de choses et à davantage d'émotions, moins d'explications. Un propos féministe délicat, réaliste, qui ose exister, c'est déjà beaucoup. Talent à suivre.
Un roman puissant, qui magnifie la Femme libre. Les héroïnes sont authentiques, profondément touchantes. La plume est pleine de poésie, de pudeur et de douceur. Un concentré d’émotions fortes, de chagrins et d’espoirs qui ébranlent l’existence. 💗
Un sujet intéressant, malheureusement toute la première partie du livre est poussive et longue à se mettre en place à mon goût. Il faut s'accrocher jusqu'à la fin, parce qu'après l'histoire décolle. Mais ça reste quand même assez inégal.
Abandon à la moitié du livre. Je n'ai pas accroché au style d'écriture, que j'ai trouvé très accumulatif, même si certaines réflexions et passages faisaient mouche, j'ai trouvé ce style souvent poussif. Dommage.
J'ai pas trop accroché au début mais la fin... J'ai beaucoup aimé la construction du récit, ce lien qui passait de personnages en personnages et qui les réunissait ensemble, c'était très frais, et ça fait du bien de lire des personnages féminins si bien écrits !
C'est très bien écrit, l'autrice a un style très agréable et poétique, mais je n'ai pas été transportée par l'histoire. J'attends son prochain romain pour le faire un avis plus en profondeur.
Maladie, normes sociales et normes familiales écrasent les trois femmes du premier roman de Capucine Delattre. Mais elles sont fortes et elles tentent de sortir de ce qu’on fait peser sur elle – ou au moins d’en dévier.
« Trois jeunesses qui ne se laisseront pas briser, trois vocations en marche, trois déviances assumées. » Anastasia, Iris et Lolita ne sont pas heureuses. Pour des raisons différentes, qui leur sont personnelles, mais aussi à cause de la société et de ses injonctions. Anastasia se bat contre un cancer du sein, seule, et ne réussit pas à être la malade qu’on voudrait qu’elle soit. Iris est fiancée, a un bon job et de l’argent de côté : elle a tout fait comme il fallait – mais elle ne dort plus la nuit. Et Lolita est brillante, ses parents la destinent donc à des études prestigieuses – elle sera ce qu’on a décidé pour elle qu’elle serait, que cela lui convienne ou non.
C’était beau, triste et profond. Une plume résolument mature et aiguisée pour une autrice si jeune. Une superbe description de la maladie, de la dépression, des doutes et puis au final de l’espoir.