3,4⭐️
Je me suis un peu plus reconnue dans ce deuxième livre, quoique.
L’écriture est toujours aussi intéressante, ce qui fait que j’ai lu le livre d’une traite, en 24h, même si je suis un peu, beaucoup déconcertée par ce que je lis.
Catherine, l’héroïne, est rendue maman, dans un couple avec un gars soit disant parfait.
La où je me suis reconnue, c’est dans sa relation avec ses enfants : les aimer plus que tout, les coiffer, leur faire des crêpes, les emmener au cours de natation, magasiner un chien, se lever la nuit, des petits soins qui cachent le grand amour. Puis avoir toujours peur de les scraper, là aussi, je me suis reconnue.
Mais pour le reste, je suis dubitative. Ça existe vraiment, des gens comme ça? 🤔
Catherine a la trentaine avancée et elle est vraiment très préoccupée par l’image. Elle juge les autres sur leur apparence, beaucoup. Elle est obsédée par son corps, se compare sans cesse (« elle est plus/moins belle que moi »). Elle mange toujours très peu, s’entraîne beaucoup, choisit soigneusement son linge. Elle utilise du botox et magasine les chirurgies esthétiques (mais c’est trop cher). Elle tient très fort à son pouvoir d’attraction, semble s’identifier à ce pouvoir. Et elle teste ce fameux pouvoir d’attraction, avec pas vraiment de considération pour sa situation de femme en couple avec enfants.
Elle couche avec son nouveau boss, avec le gars qui lui loue le Air bnb où elle va « se ressourcer », et surtout avec Mathieu, le papa du cours de natation.
Cet extrait glorieux donne une idée :
« (…) mon père m’avait toujours dit que c’était sûrement bien mieux que je sois née fille, vu que je serais le pire des trous de cul si j’étais un gars. Je pense que, pour cette seule et unique chose, mon père a raison. Je n’aurais sans doute aucune pitié pour bobonne et je n’aurais que du dégoût pour ses cuisses molles et ses fesses qui commencent et finissent nulle part. Je la tromperais assurément avec des filles plus jeunes qu’elle et je me sentirais pas coupable deux secondes. »
Grandiose.
Pis elle décide de tomber dans cette aventure-là avec Mathieu.
« J’ai juste un désir irrépressible de louer la première chambre d’hôtel du bord pis d’enlever le linge de sur le dos de Mathieu. À aucun moment je n’imagine ce que ça pourrait faire à mon mari s’il apprenait que je désespère qu’un autre homme que lui m’enlève mes bobettes. J’ai juste peur de me faire pogner parce que ça me tente pas de vivre tout le drama qui vient avec. Je pense pas à mes enfants non plus. De toute façon, ça rien avoir avec eux autres. »
Ça dure comme ça un bout. Puis, ça dérape, solide.
Son mari parfait devient hyper violent (épeurant) quand elle apprend que lui a une aventure et qu’elle ne réagit pas vraiment, et c’est la fin du couple.
Elle, elle surfe sur tout ça, la scène d’horreur de la rupture (où elle doit s’enfermer avec les enfants parce que le gars menace de la tuer…), les papiers de divorce, les textos violents de l’ex, annoncer le divorce aux enfants, Mathieu qui ne laisse pas sa femme,… On a l’impression d’être dans un genre de rêve éveillé. Elle minimise la rupture, la violence. C’est étonnant de la voir aller. Elle n’a pas l’air de réaliser.
On a un peu l’impression d’avoir affaire à une ado déguisée en mère.
« Au fond, on est juste des mean girls avec des cartes de crédit ».
C’est elle qui le dit…! 🤷🏼♀️