Lea danse, jetée à corps perdu dans la perfection du mouvement ; la maîtrise du moindre muscle est sa nécessité absolue. Lea aime, mais elle est un champ de mines, incapable de s'abandonner à Bruno, peintre de l'immobile. En pleine tempête, elle part vers l'océan retrouver sa mère dans la maison de l'enfance. Il faut bien en avoir le coeur net. C'est à Naples, pendant la guerre, qu'un "bel ami" français promet le mariage à une jeune fille de seize ans et vend son corps dans une maison close. C'est en France qu'il faudra taire la douleur, aimer l'enfant inespérée, vivre un semblant d'apaisement au bord du précipice. En tableaux qui alternent présent et passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates. Dans une langue retenue et vibrante, Jeanne Benameur chorégraphie les mystères de la transmission et la fervente assomption des mots qui délivrent. «Jeanne Benameur vit entre Paris et La Rochelle. Elle consacre l'essentiel de son temps à la littérature et à sa transmission. Elle a publié des romans aux éditions Denoël, dont Présent ? (2006), Les Reliques (2005), Les Mains libres (2004), Ça t'apprendra à vivre (2003) et Les Demeurées (2000). Elle écrit également pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Magnier.»
Style agaçant. Livre écrit en style télégraphique. Suite de petites phrases séquentielles alignées bout à bout. Le lecteur à l'impression de se faire piquer par une moustique et non pas de lire un roman. Beaucoup de réflexions vaporeuses et peu pertinentes. Aucun lien avec le récit. Personnage principal plat. Manque de relief. Voilà, j'ai essayé par ce pastiche de rendre compte de ce qui vous attend si vous décidez de lire ce livre. Après, je conçois que cela puisse plaire. Il faut en revanche aimer ce parti pris stylistique.
The confession of a mother to her daughter. The pompous writing of this short novel creates a profound distance between the reader and the characters. The story sounds just as wrong as the words chosen to describe it.
Premier livre que je lis de cette autrice. Les thèmes choisis sont beaux et bien écrits : les secrets de famille, les non-dits, la relation mère-fille qui peut être très complexe, la relation aux autres aussi.
L’autrice a une belle plume et le texte vit. J’ai eu un peu de mal à accrocher à l’intrigue mais c’est, tout de même, un bon livre.
Lea est un personnage à qui je me suis beaucoup identifiée et je comprends sa relation compliquée avec sa mère et Bruno.
Très belle écriture comme toujours chez Jeanne Benameur. La danse, les forces de la nature et des caractères structurent l'espace. Que faire des confidences qui changent le regard sur nos proches?
Excellent. Thèmes : jeune femme danseuse. Difficulté de s'engager. Secret de famille. Lien au corps. Lien à la mère. Prostitution. Lien avec Nancy Huston (notamment Reflet ds un œil d'homme) : scène où la jeune femme pose nue pour son amant peintre ; prostitution.
Un moment que je voyais circuler le nom de Jeanne Benameur. Entre "Pas assez pour faire une femme" et "Les insurrections singulières", j'ai finalement opté pour ce texte abordant la danse et les mots qui délivrent du passé. Jolie moment de lecture.
Une douleur inexpliquée, une peur héritée et le silence d'une mère traduit par l'incessant mouvement chorégraphique de Lea car "danser c'est écrire avec tout son corps" (p.139). Très beau texte.