Baptiste, écrivain, a connu des jours meilleurs. Son dernier roman a fait un flop, sa compagne l’a quitté pour un dentiste et, à bientôt quarante ans, il est redevenu proche de sa mère. Il passe ses journées en culotte de survêtement molletonné, à déprimer dans son studio qui sent le chou... Jusqu’à ce que Madame Halberstadt, sa voisine de palier, lui demande de garder son chien quelques jours. Baptiste accepte à contre-cœur et doit très vite se rendre à l’évidence : depuis que Croquette a franchi le seuil de son appartement, sa vie change du tout au tout.
Stéphane Carlier a quelques années de plus que Baptiste. Il a vécu à New York, Los Angeles, Palm Springs, New Delhi, Lisbonne, et semble s’être fixé à Chalon-sur-Saône. Il aime les romans français, les arbres, Billie Holiday, et adore faire des listes. Le Chien de Madame Halberstadt est son sixième roman.
Après une hypokhâgne et une maîtrise d'Histoire à Paris IV, il est pigiste dans diverses rédactions parisiennes (France-Soir, Gala, L'Express). En 1996, il entre au ministère des Affaires étrangères qui l'affecte aux Etats-Unis, où il passe dix ans (New York, Los Angeles, Palm Springs) puis en Inde, à New Delhi. A son retour, il passe deux ans à Lisbonne avant de s'installer en Bourgogne, où il réside aujourd'hui.
Afin que son patronyme n'influence pas les éditeurs, il signe son premier roman « Antoine Jasper » et l'envoie par la poste, depuis Los Angeles, où il vit à l'époque. Sylvie Genevoix, alors éditrice chez Albin Michel, est la première à le contacter.
Son troisième roman Les gens sont les gens, paru en 2013, est sélectionné pour le Prix Orange du Livre. Tenant compte des remarques de ses lecteurs à la sortie de ce roman, Stéphane Carlier a ajouté des passages à l'édition de poche afin que la fin paraisse moins abrupte. Les droits du livre sont optionnés pour le cinéma, tout comme ceux des Perles noires de Jackie O. et d'Amuse-bouche.
Il envoie Le Chien de Madame Halberstadt aux éditeurs par la poste, sous le nom de Baptiste Roy. Quatre d'entre eux se montrent intéressés, dont le Tripode, qui le publie en 2019 avec un certain succès (17 000 exemplaires écoulés).
Son huitième roman, Clara lit Proust (également envoyé par la poste) est publié par Gallimard, dans la collection blanche, en septembre 2022. Fin janvier 2023, plus de 30 000 exemplaires sont écoulés et huit traductions sont en cours (Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Brésil, Grèce, Roumanie, Bulgarie).
Fresh ! Un feel-good book de plus ? C'est pas faux. Mais probablement en toute conscience. Stéphane Carlier est un écrivain suffisamment malin pour obéir aux lois du genre... tout en leur cassant intelligemment les reins. 'Le Chien de Madame Halberstadt' est brillant sans se la raconter, distrayant sans mettre de côté une critique sociale acidulée. Une réussite à découvrir.
J'ai passé un court mais bon moment à lire ce petit roman.
L'histoire est racontée à la première personne (j'adore ça), de manière très fluide et prenante.
La fin, trop abrupte, laisse cependant sur notre faim :o) et je regrette que le fameux Croquette n'ait pas plus de place et d'importance dans le récit mais j'ai bien aimé.
3.5 C'est un petit livre léger qui se lit facilement. Un feel good marrant.
J'ai parfois eu un peu de mal avec le personnage principal et son obsession avec son ex.
"Elle a écarté une mèche qui tombait sur ses yeux, son regard m'a projeté contre le mur, à l'autre bout du magasin." "Il pense vraiment que je vais courir dans la boue et prendre le risque de me faire niaquer par l'autre molosse aux pattes arquées?"
J'ai été un petit peu déçue par ce roman. Je m'attendais effectivement à un roman rapide à lire, sans prise de tête, drôle. Et de ce coté la, il a rempli son contrat. Mais je ne sais pas, il manque quelque chose. Il n'a pas réellement de fin, de morale, d'avancée réelle du personnage principal auquel on s'attache quand même pourtant. Et on s'y attend à cette avancée. Au début du roman il est au fond du trou, à la fin on a l'impression qu'il commence à en sortir mais bon, le roman s'arrête à ce moment la. Puis le chien, je m'attendais personnellement à ce que Croquette est une place plus importante.
Ce court livre (135 pages) est original, drôle et j’ai vraiment passé un super moment à le lire. J’aurais juste aimé que l’histoire continue un peu plus. Je recommande.
La vie d'un écrivain à flop, sans intérêt, quitté par sa femme (du banal de tous les jours, quoi!) se métamorphose totalement quand il doit héberger le chien de sa voisine pendant quelques jours. Un pur moment de bonheur pour le lecteur et l'hébergeur du clebs horrible...
Je ne suis pas une grande lectrice de roman français. Celui-ci m'a été conseillé par une amie, donc je me suis dit, pourquoi pas ?
Après un début plutôt déconcertant avec une scène qui m'a laissé attristée et méfiante, j'ai été surprise par la suite. L'histoire n'est pas très longue, ni extraordinaire mais j'ai pris plaisir à lire ce roman. C'était une petite lecture feel-good, qui rappelle que le positif est avant tout un état d'esprit. J'ai beaucoup aimé 'la liste des belles choses', écrire au quotidien ces petites choses qui nous apportent un brin de bonheur.
Cependant, la fin me laisse un goût amer et vient tâcher l'avis que j'ai de ce livre. Pour moi, cette fin, qui n'en est pas réellement une, n'apporte rien au récit et surtout nous plonge à la limite du côté négatif. Certes, la vie en soi est faite de hauts et de bas, mais cette fin en est limite cruelle et non nécessaire. De plus, je n'ai pas forcément accroché avec le personnage de Baptiste - son obsession pour son ex, sa façon de parler des femmes et son comportement en général m'ont plus irriter qu'autre chose.
J'ai tout de même notée quelques citations que j'ai particulièrement aimées : "Tu te dis que les gens qui vivent dans des immeubles aussi beaux sont forcément heureux, mais pas du tout. Ils sont aussi malheureux que les autres. La seule différence, c'est qu'ils n'ont pas à se lever le matin." (page 58) "Les animaux, c'est un des moyens dont Dieu dispose pour nous prouver son existence. Il a mis ce chien sur ton chemin, parce qu'il a décidé de prendre soin de toi." (Page 59)
Je m'attendais à autre chose...un point peut-être ? In but ? La fin quand un des chiens se fait enlever par un aigle ne m'a pas choquée, mais je m'attendais à une raison pour laquelle c'est arrivé. Je ne comprends pas le but de ce roman. J'ai vu les commentaires qui disent que c'est un simple feel-good, mais ce n'est pas un feel-good pour moi du tout. Sans l'aigle ça aurait été un 3 étoiles, mais je n'ai vraiment pas compris pourquoi c'était nécessaire.
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Je me rends compte que j'aime bien le style de Stéphane Carlier. C'est le troisième roman que je lis, tous achetés en seconde main et je ne suis pas déçue. Le chien de Madame Halberstadt est une comédie courte et très agréable à lire. Beaucoup d'humour malgré la vie pathétique du personnage principal. Bref, un roman qui se lit comme on regarde un film. Chouette lecture
C’était mignon, un livre feel good avec un style simple mais sympathique et un brin d’humour… la fin tombe comme un cheveu sur la soupe, elle est cruelle pour absolument aucune raison, n’apporte rien au récit et laisse juste un goût amer dans la bouche. Une des pires fin qui m’ait été donné de lire et qui m’a franchement gâché tout le reste.
Un livre léger qui fait bien son travail de détente. L'histoire suit son fil facilement, c'est souvent drôle, critique de la société, un peu mais pas de trop. J'ai trouvé la fin un peu rapide.
Vite lu, parfois on rit, on sourit de ce personnage attachant...la fin du livre est surprenante et irrealiste ce qui laisse à inventer un peu sa propre fin de l histoire
Baptiste se morfond dans son appartement : sa compagne l’a quitté pour un dentiste, son troisième roman ne décolle pas (il surveille le classement tous les jours, voire toutes les heures sur Amazon), bref, c’est plutôt la déprime. Mais quand Madame Halberstadt, sa voisine, lui demande de garder Croquette, son carlin (lui qui n’a toujours aimé que les chats) sa vie va tout à coup devenir meilleure��Ce chien aurait-il des pouvoirs insoupçonnés ? C’est léger, drôle, parfois loufoque, et délicieusement mordant sur la littérature d’aujourd’hui, qui s’observe, tout comme la vie, dans le miroir des algorithmes et des réseaux sociaux.
J’ai passé un vrai bon moment et si j’avais déjà lu du Carlier, il n’avait pas le même prénom. Ce Stéphane a un bon goût de revenez-y 🙂
Une lecture légère et agréable. Je ne suis pas amatrice de feel good, genre littéraire intelligemment critiqué par l'auteur lui même, mais je me suis bien prise au jeu avec ce roman.
Stéphane Carlier casse les codes en les couchant sur le papier. Ce roman « feel-good » reprend tous les codes du genre avec dérision et originalité. ☾« Parler avec son ventre autant qu'avec sa tête. Tout lâcher et tout contrôler à la fois. Dire. Dire la vérité. Raconter au plus près, au plus vrai, la folie de ce monde, sa cruauté et sa drôlerie. Faire comme si tout cela avait un sens. »☽ et c’est en quelques sortes l'esprit même de ce roman. Il se lit d'une traite. C'est drôle, addictif, intelligent, sans prétentions. Un roman que je recommande si vous souhaitez passer un petit moment hors du temps.
Un livre sympathique avec lequel j'ai passé un moment agréable et c'est ce qu'il me fallait. Je m'attendais à ce que l'auteur nous livre les secrets de la psychologie canine ou les déboires d'un maître adoptif et ses relations drôlatiques avec un chien mais ce fut autre chose : un écrivain en mal de succès et d'amour à qui l'arrivée d'un chien fait miraculeusement le plus grand bien. Les bienfaits des animaux sur les humains c'est sans doute l'un des messages du roman. Le personnage du chien pourtant n'est qu'ébauché et reste à la marge car c'est le narrateur le personnage central, un écrivain qui nous parle de ses peines de coeur et de son rapport à l'écriture, un thème qui m'a intéressée.
A bit of an odd, short book about a down-and-out writer. That's a tired theme but he does alright with it. It's tender and ironic at the same time, with both old-fashioned male gaze and forward-looking open mindedness
An amusing story around a writer whose neighbor asks him to care for her pug while at the hospital for a routine procedure. The writer's life changes both as a writer and personally.